Dans l’émission C ce soir sur France 2 Monsieur Claude Askolovitch, a oser appeler le 7 octobre une « divine surprise » au bénéfice de Ben-Gvir et de Netanyahou ?

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Mais qui êtes vous pour raconter une telle ignominie? Vous connaissez l’histoire. Vous savez d’où vient la formule. Charles Maurras l’a écrite pour saluer l’effondrement de 1940, la mort de la République, l’arrivée d’un régime dont les Juifs ne seraient plus « maîtres, ni chefs, ni profiteurs ».
Et voilà que vous la recollez sur le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. 1 200 morts. Des familles brûlées vives, des femmes violées, des enfants arrachés à leurs famille et des festivaliers traqués dans les champs. Et ça devient, dans votre bouche, une aubaine politique pour « l’extrême droite israélienne ».
Le Hamas n’a pas massacré pour offrir un argumentaire à vos chroniques. Il a massacré pour son projet à lui : tuer des Juifs, les prendre en otage, filmer l’horreur, la célébrer. Les assassins avaient leurs armes, leurs ordres, leurs convictions. Leur responsabilité n’est pas une variable d’ajustement de votre examen de conscience. Fils d’une rescapée de la Shoah, auteur qui se targue d’avoir dénoncé l’antisémitisme jusque dans la gauche, et vous répondez à une journaliste israélienne qui s’indigne par un « ça va bien se passer ». Quelle légèreté devant les morts.
Votre livre s’appelle Mes mains, pleines de sang : examinez votre conscience tant que vous voulez. Ne transformez pas les victimes en figurants d’un procès où leur massacre finit par servir d’argument contre elles.
Ce n’est pas de la lucidité, c’est l’ignominie bien-pensante : la culpabilité juive brandie comme certificat de vertu, le carnage relu à l’envers, les tueurs effacés pour mieux charger ceux qui restent. Aucun esprit normalement constitué ne peut tenir ce propos sans avoir d’abord cessé de regarder les corps. Honte à vous.

happywheels

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