Décision inique. Les juges administratifs attendent-ils un 7 octobre en France ?
Initialement interdite par la préfecture de police de Paris ce mercredi 7 octobre, la manifestation du collectif Urgence Palestine a finalement été autorisé.
La justice administrative a suspendu, ce mercredi 7 octobre, l’interdiction d’une manifestation à l’appel du collectif Urgence Palestine « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu » prévue à Paris le soir même, jour des commémorations du 7-Octobre, estimant qu’elle ne caractérisait pas un « trouble à l’ordre public ».
De leur côté, « les juges des référés ont toutefois relevé que le fait que la date choisie pour organiser cette manifestation puisse choquer ne caractérise pas, à elle seule, un trouble à l’ordre public et ne porte pas en soi atteinte à la dignité humaine », relate le tribunal administratif, considérant que les slogans entendus lors de la mobilisation de l’an dernier n’excédaient « toutefois pas les limites de la liberté d’expression ».
« Les juges ont enfin noté que cette manifestation devrait réunir une soixantaine de personnes encadrés par un service d’ordre de 12 personnes. Dans ces conditions, ils ont considéré qu’il n’était pas suffisamment établi que le contexte politique et social prévalant à Paris au moment de la manifestation nécessiterait une mobilisation exceptionnelle de moyens de police justifiant l’édiction d’une mesure d’interdiction », poursuit la même source.
Un désaveu pour Laurent Nuñez et le préfet de police, qui avaient voulu empêcher le rassemblement.
