Des juifs quittent la France pour mieux vivre leur foi

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Estimant que la situation se dégrade dans l’Hexagone, ils veulent pouvoir assumer leur identité en toute quiétude.
« Mazal tov ! » (bonne chance !) Alain Hagège, 61 ans, vient de trouver l’appartement de ses rêves dans le quartier huppé d’Arnona à Jérusalem, où sont installés beaucoup de juifs originaires de France. C’est là qu’il entend « poursuivre » sa vie, à la retraite, après un parcours atypique qui l’a conduit de Tunis à Paris, puis à Miami, où il a exercé ses talents dans la photogravure, l’informatique et l’immobilier. « Ici, dit-il, je suis en phase avec mon identité religieuse, car le quotidien est rythmé par le calendrier juif, et j’éprouve un profond sentiment de bonheur d’être parmi les miens. » Alain a retrouvé de vieux amis ainsi que « son » rabbin, immigré il y a deux décennies. Il pose tous les matins ses phylactères, mange « casher » et observe le shabbat. « La synagogue est à deux pas, et il n’y a pas de policiers en faction pour la protéger », précise-t-il.
La crise économique aidant, 5 000 juifs sont attendus cette année en Israël où le gouvernement leur a réservé un programme spécial d’aide, contre 3 280 en 2013 et 1 907 en 2012. « Au fil des ans, il y a toujours eu un flux et un reflux des vagues d’“alyah” (immigration), car il y a des désillusions et l’intégration en Israël n’est pas toujours facile », précise un responsable de l’Agence juive, l’organisme chargé de l’immigration des juifs de la diaspora.
« IL ÉTAIT IMPOSSIBLE D’OBSERVER SA FOI EN FRANCE »
À une trentaine de kilomètres au nord de Jérusalem, des bâtiments aux toits de tuiles rouges et des caravanes en préfabriqué s’étirent au milieu du paysage aride de la Cisjordanie. C’est la colonie de Kochav Yaakov (600 familles). Trois cents jeunes y étudient dix heures par jour la Torah à la yéchiva (institut talmudique) « Hehal Eliahou » du rabbin Shaoul David Botschko. « Pendant plusieurs années, nos élèves se consacrent à leur formation spirituelle, et à des périodes dans les rangs de Tsahal (l’armée) », explique celui-ci. Près de 20 % des élèves sont originaires de l’étranger, notamment de France.
Benjamin Serero, 19 ans, kippa noire, est venu il y a un an, baccalauréat en poche. « Déterminé » à rester en Israël, où ses deux frères aînés l’ont précédé, il explique que « quitter la France a été un véritable arrachement », mais raconte qu’à Paris un car de police était en permanence stationné devant son école juive, et que, dans le métro, il enlevait sa kippa et cachait ses « tzitzit » (franges d’un châle de prières) « par hantise des regards haineux ou de croiser une bande ». Natanael Zanzuri, 19 ans, a, pour sa part, intégré le prestigieux Centre pluridisciplinaire de Herzliya au nord de Tel-Aviv, où il poursuit des études d’économie et de gestion. « J’étais inscrit à la Sorbonne, explique-t-il, mais certains de mes cours et examens se déroulaient régulièrement durant le shabbat, et j’en ai conclu qu’il était impossible pour un juif d’observer pleinement sa foi en France, alors qu’ici en Israël j’assume sans stress et avec bonheur ma judéité. »
Joël David (à Jérusalem)
lire l’article de LA CROIX en cliquant sur le lien ci-après

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Des-juifs-quittent-la-France-pour-mieux-vivre-leur-foi-2014-06-20-1167597

happywheels

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  1. rebecca dit :

    Je comprends le grand bonheur des juifs qui retournent sur la terre d’Israël. C’est comme : Bienvenu à la maison, cette maison de toujours, dans laquelle D’ieu réside.Car D’ieu a élu Israêl pour être sa maison depuis toujours. Ses promesses s’accomplissent devant nos yeux. Son peuple résidera sur sa terre et D’ieu y règnera pour toujours.

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