DEUX CRACHATS CASHER : FINKIELKRAUT,HORVILLEUR

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Par Marco Koskas, Tel Aviv

Le gouvernement de Macron a beau mener une politique hostile à Israël, le 7 octobre est devenu une date anniversaire du martyr en France aussi. Déjà l’année dernière et celle d’avant, les médias français avaient proposé des « débats » sur le massacre, où furent conviés le ban et l’arrière-ban de l’intelligentsia juive de Paris…

Etouffe-chrétien
… sauf les mauvais juifs, bien entendu. Nous eûmes ainsi droit au bouillon de Finkielkraut, au farci d’Horwiller, et à la tambouille d’autres mitrons moins médiatiques, mais tous hyper critiques de Netanyahou. Comme si, tout bien pesé, ce n’était pas le Hamas l’auteur du massacre, mais le Premier Ministre israélien. Ainsi s’élabore le fonds de sauce bien pâteux de cet étouffe-chrétien.

Sur les chaines du service public la critique du PM israélien est un passage obligé, un préalable incontournable à tout commentaire sur la situation. On n’entend jamais le moindre soutien à Bibi, bien qu’il y en ait de nombreux à Paris, et si on veut échapper à cette obligation de principe, il faut demander l’asile politique à CNews. Là, ils ont la clim ; là, l’air est moins vicié que sur France 2+3+4+5.

Parler creux
Cette année, pour la troisième fois consécutive nous avons eu droit à ce genre de soirée, avec l’ineffable Delphine Horvilleur en pleine campagne de promo de son « Sermon sur les décombres». On a pu admirer son sens pénétrant du marketing autocritique ; s’émerveiller de son parler creux et ses paupières plissées pour preuve de son introspection profonde ; ses gestes amples de paysanne au temps de semailles ; ses mensonges gros comme une arracheuse de dents sur le succès fou de sa veste retournée, limite pop star à l’en croire, quand elle arpente les rues de Tel-Aviv.

Sur une chaine concurrente, échappé d’une fan zone du PSG qatari, il y avait Claude Askolovitch qui a su pousser plus loin encore le marketing de l’autocritique, en intitulant son bouquin : « Mes mains rouges de sang », histoire de s’approprier cette symbolique d’assassin importée directement de Ramallah. Pour sûr que c’est un bon titre, qui plaira à tous les civils innocents du 9-3. Partager ce fardeau avec eux, cette pathologie, ce goût du sang, ne pouvait que plaire à des médias qui cherchent avant tout des points communs entre bourreaux et victimes.

Faute irréparable
On notera que derrière ces deux crachats casher sur les victimes du 7 octobre, il y a Olivier Nora, déjà rééditeur de «Mein Kempf « quand il palpait 100 000 plaques le mois à la tête de Fayard. Et ce n’est pas pour enfoncer le même clou qu’il est cité dans ces lignes. Il faut bien comprendre que sans Nora et son horreur du sionisme, il n’y aurait ni Horwiller ni Askolovitch comme représentant de la pensée juive en France. Lui, le mac de l’imprimatur, veut des auteurs juifs mortifiés par le mal qu’ils font aux Palestiniens, même et surtout quand ils en sont les victimes.

Horwiller et Askolovitch sont lancés sur les antennes comme seule possibilité de se dire juif aujourd’hui en France. Point de salut en dehors du méa culpa ; visibilité zéro à qui écrirait autre chose, ou le contraire ou la vérité. Alors que la Chrétienté a abandonné le mensonge du peuple déicide depuis plus de 80 ans, ces deux pénitents professionnels sont propulsés comme des missiles pour remettre au goût du jour la faute irréparable des Juifs… au nom du judaïsme.

L’écrivain franco-israélien Marco Koskas a émigré en Israël à la fin de l’année 2011 et s’est installé à Tel-Aviv, une ville devenue une source d’inspiration centrale pour une grande partie de son œuvre littéraire récente.

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