FILM sortie en salle le 20 mai 2026- Les Goûteuses d’Hitler

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Les Goûteuses d’Hitler (Le assaggiatrici) est un film historique italo-helvético-belge réalisé par Silvio Soldini et sorti en 2025.
Il s’agit d’une adaptation du roman La Goûteuse d’Hitler (Le assaggiatrici) de Rosella Postorino publié en 2018, inspiré à son tour de l’histoire vraie de Margot Woelk, qui, à la fin de sa vie, a avoué avoir été, dans sa jeunesse, une goûteuse d’Hitler.
Automne 1943. Un matin, la jeune Rosa Sauer, dont le mari est au front et qui a fui Berlin bombardée pour rejoindre la maison de ses beaux-parents dans le village prussien oriental de Gross-Partsch[note 1], est emmenée au quartier général nazi de Wolfsschanze. Elle va y être contrainte, avec d’autres femmes, de goûter les repas destinés au Führer Adolf Hitler : deux fois par jour (au déjeuner et au dîner), elle est obligée de frôler la mort pour s’assurer que la nourriture n’est pas empoisonnée. Dans ce climat de coercition, partagées entre la peur de mourir et la faim qui les dévore, les « goûteuses » nouent des alliances, des amitiés et des pactes secrets, sans cesser d’espérer[

Avec la sortie du film Les goûteuses d’Hitler le 20 mai 2026, le cinéma exhume un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Inspiré du témoignage tardif de Margot Wölk, il raconte le destin de jeunes Allemandes forcées de tester la nourriture du dictateur nazi, au péril de leur vie. Une plongée saisissante dans l’intimité paranoïaque du pouvoir hitlérien.
Dans son film Les goûteuses d’Hitler, en salles le 20 mai 2026, le réalisateur Silvio Soldini remet en lumière une histoire longtemps restée enfouie dans les marges de la Seconde Guerre mondiale. Celle de femmes anonymes, contraintes de risquer leur vie à chaque repas pour protéger (malgré elles) celle d’Adolf Hitler. Un récit glaçant, inspiré d’un témoignage réel, qui éclaire d’un jour nouveau les rouages intimes du régime nazi.
Une histoire vraie révélée en 2013
« Mon film est une adaptation du roman à succès La Goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino (paru aux éditions Albin Michel en 2019, ndlr), explique Silvio Soldini lors de la présentation du film à la presse le 4 mai 2026. En 2013, cette romancière a découvert l’histoire de Margot Wölk, alors âgée de 95 ans, qui révélait au journal allemand Der Spiegel avoir été l’une des « goûteuses » d’Hitler. Pendant plus de soixante ans, elle n’avait rien dit. A la lecture de ce récit, Rosella Postorino s’est dit ‘il faut absolument que je fasse de cette histoire un livre !’. Malheureusement, elle n’a jamais pu rencontrer Margot Wölk, décédée entre-temps. Elle s’est tout de même inspirée de ces faits avérés. »
En effet, le récit de Margot Wölk surprend les historiens par sa précision et sa singularité. Entre 1942 et 1944, elle est réquisitionnée dans un village proche de la Wolfsschanze (la « Tanière du Loup »), quartier général d’Hitler situé en Prusse-Orientale (aujourd’hui en Pologne). Là, une dizaine de jeunes femmes, dont on s’assure qu’elles sont en bonne santé au moyen d’examens médicaux, sont contraintes de tester la nourriture destinée au dictateur, afin de prévenir tout risque d’empoisonnement.

La crainte d’un empoisonnement n’a rien d’anecdotique dans l’entourage d’Hitler. Les sources historiques concordent pour décrire un chef d’État obsédé par sa sécurité, notamment alimentaire. Le Führer suivait un régime strict (en grande partie végétarien) et que la préparation de ses repas faisait l’objet de contrôles rigoureux. Dans ce contexte, le recours à des goûteuses humaines s’inscrit dans une logique de protection extrême. Chaque plat était testé environ une heure avant d’être servi, délai jugé suffisant pour détecter un éventuel poison.
Le témoignage de Margot Wölk frappe par sa dimension sensorielle et psychologique. Deux fois par jour, sous la surveillance de soldats SS, les femmes devaient consommer des plats identiques à ceux destinés à Hitler : légumes, pâtes, riz. Le tout sans viande, conformément à son régime.
L’attente qui suivait chaque repas était la plus éprouvante. « Nous pleurions en mangeant, car nous savions que nous pouvions mourir », a-t-elle confié au Der Spiegel. Cette phrase, devenue emblématique, résume la tension extrême dans laquelle vivaient ces femmes. Une tension palpable à l’écran. « C’est un film de guerre, cependant il n’a pas les codes habituels des films qui racontent les hommes qui font la guerre. Il a ceux des femmes qui la subissent », annonce le réalisateur. Dans ce film, on suit les relations entre les goûteuses évoluer, leurs discussions sur leur mari parti au front, les enfants qu’elles élèvent seules. Cette proximité forcée génère la naissance d’amitiés, tout comme de tensions entre elles. A l’écran, l’humain prime sur les armes.
Dans la presse, Margot Wölk a affirmé avoir été la seule survivante du groupe. Selon son témoignage, les autres goûteuses auraient été exécutées par l’Armée rouge à l’approche de la fin de la guerre. Un point qui reste difficile à corroborer en l’absence d’archives complètes, les derniers mois du conflit en Prusse-Orientale étant marqués par un chaos extrême. Elle-même précise avoir quitté les lieux avant l’arrivée des troupes soviétiques, échappant ainsi à ce sort. Après la guerre, elle mène une vie discrète à Berlin, sans jamais évoquer cet épisode jusqu’à un âge très avancé.
Avec Les goûteuses d’Hitler, le cinéma s’inscrit dans une démarche devenue fréquente : explorer les zones périphériques de la « grande Histoire ». Non pas les décisions stratégiques ou les batailles, mais les expériences individuelles, souvent féminines, qui permettent de comprendre autrement une période. « Nous devons transmettre aux jeunes générations les combats des femmes de l’Histoire, a précisé lors de la présentation presse Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Car le totalitarisme débute toujours par limiter la liberté des femmes. Quand la barbarie s’installe, elle commence toujours par disposer du corps des femmes. » Et même de leur système digestif.
Source
https://www.sciencesetavenir.fr/

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