Financement du terrorisme : la mère d’un djihadiste devant la justice

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Le procès en appel de Nathalie Haddadi, condamnée à deux ans de prison ferme en 2017 pour avoir envoyé de l’argent à son fils parti en Malaisie, s’ouvre ce mercredi à Paris.
Par Valentine Arama

Elle voulait simplement « aider » son enfant, « pour manger », « se soigner »… Un délit pour la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui, en septembre 2017, déclare Nathalie Haddadi coupable de « financement du terrorisme ». Cette mère de famille est condamnée à deux ans de prison ferme – sans mandat de dépôt – pour avoir envoyé de l’argent à son fils, Belabbas Bounaga, un délinquant franco-algérien radicalisé en prison, parti de France pour rejoindre l’Etat islamique (EI) en Syrie. En tout, elle lui aurait fait parvenir 2 827 euros.
Également condamnée pour avoir aidé son fils à quitter le territoire national alors qu’il était visé par une interdiction de sortie, Nathalie Haddadi avait immédiatement fait appel de sa condamnation. Elle comparaît de nouveau devant le tribunal à partir de ce mercredi.
Algérie, Malaisie… puis Syrie ?
On reproche notamment à cette femme de 47 ans d’avoir acheté le billet d’avion qui aurait permis à Belabbas Bounaga de rejoindre l’Algérie, où il aurait résidé quelque temps avant de se rendre en Malaisie. « J’avais acheté le billet d’avion deux semaines avant son interdiction de sortie. C’est facilement vérifiable. D’ailleurs, pour partir en Algérie, il faut un visa qui prend au moins deux semaines », s’était-elle défendue en première instance. Sur l’argent envoyé à son fils, l’accusation avait affirmé qu’elle était nécessairement au courant des projets de son fils, parti pour combattre dans les rangs du groupe terroriste. De Malaisie, il avait fini par rejoindre l’organisation djihadiste État islamique en Syrie. En août 2016, sa mère a reçu un appel lui annonçant sa mort, à 21 ans.
En 2017, devant le tribunal, Nathalie Haddadi avait soutenu avoir envoyé son fils chez son père en Algérie pour le remettre dans le « droit chemin », puis l’avoir aidé financièrement lorsqu’il était en vacances en Malaisie. Elle explique que son fils s’était fait agresser : « Il m’a envoyé des photos, à sa sortie de l’hôpital, où l’on voit bien les points de suture. Il avait besoin d’argent pour payer l’hôpital. Les photos sont toujours dans mes messages Facebook », tentait-elle alors. Également condamné pour financement du terrorisme, le meilleur ami du djihadiste sera lui aussi rejugé à partir de ce mercredi.
Un acte de terrorisme à part entière
Depuis 2016, la justice française traque le financement du terrorisme, passable de dix ans d’emprisonnement et de 225 000 euros d’amende selon l’article 421-2-2 du Code pénal. La loi estime que le fait de financer une entreprise terroriste « en fournissant, en réunissant ou en gérant des fonds » constitue un acte de terrorisme à part entière.

Source :

https://www.lepoint.fr/justice/financement-du-terrorisme-la-mere-d-un-djihadiste-devant-la-justice-04-12-2019-2351337_2386.php

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5 Commentaires

  1. Franccomtois

    4 décembre 2019 at 15 h 02 min

    En taule et puis basta!Merde nous avons Christine Tassin qui vient d´être condamner á de la prison ferme,surement plus dangereuse que Nathalie Haddadi bonne mere de famille qui a pris soin de son gentil petit parti faire du tourisme en Syrie et surtout cette charmante personne n´a pas oublié de dédommager grassement la généreuse famille d´acceuil du fiston.

    • Poissonchat

      4 décembre 2019 at 19 h 01 min

      Ça me rappelle l’histoire d un couple(oublié leur nom)qui faisait le tour des plateaux tv pour nous expliquer qu’ils ne « savaient pas » ce que faisait leur fils en Syrie,blablabla…
      Ce genre de parents sont au mieux des imbéciles et au pire des complices,ils méritent une condamnation severe et devraient etre contraints de dedomager les familles de civils tués la bas par leurs enfants(dans mon exemple,le cloporte-pet a son ame-s est fait exploser dans un attentat suicide meurtrier)

  2. Rosa SAHSAN

    5 décembre 2019 at 9 h 01 min

    C’est vrai que pour remettre une racaille sur le droit chemin, l’Algérie est ce qui se fait de mieux.
    ROSA

  3. Rosa SAHSAN

    5 décembre 2019 at 9 h 04 min

    Quand je pense que Christine Tasin a été condamné à de la prison ferme pour avoir dénoncé l’islam et l’islamisme, je pense que là nous avons atteint le point de non retour.
    C’est la justice de Macron. Pas touche aux amis.
    ROSA

  4. josué bencanaan

    5 décembre 2019 at 11 h 23 min

    c’est la caisse d’allocation familiales qui meriterait d’etre jugé, le premier financeur du terrorisme en France

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