Il est temps de révéler le vrai visage d’Erdogan.
par Nadav Shraga
Le « bon ami » du président américain est en réalité un grand ami du Hamas, qui orchestre des attaques contre nous. Il est temps qu’Israël, lui aussi, désigne formellement comme ennemi celui qui nous désigne comme tel
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, que le président américain Donald Trump qualifie de « très bon ami », continue d’accueillir et d’offrir refuge aux terroristes du Hamas, responsables de massacres et qui planifient sans cesse des attentats contre nous depuis Istanbul et Ankara. Hier, nous avons appris que des dizaines d’attaques de ce type, qui auraient pu avoir des conséquences catastrophiques et faire de nombreuses victimes, ont heureusement été déjouées récemment par Israël.
Sur ce point, Erdogan fait un pied de nez non seulement à Israël, mais aussi à Trump. Ce qui n’a rien d’étonnant. Après tout, Trump ne tarit pas d’éloges à l’égard du président turc, tout comme il prodigue souvent d’étranges marques d’admiration et d’amitié à d’autres ennemis jurés de l’État d’Israël.
Mojtaba Khamenei, par exemple, pour lequel Trump, chose incroyable, a exprimé sa tristesse après qu’il a été blessé et qu’il a qualifié d’« homme courageux » ; l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, que Trump décrit comme un « homme fantastique et courageux », alors même que lui et son régime ont apporté pendant des années un soutien financier, politique et idéologique à l’organisation terroriste palestinienne Hamas, et que, tout comme Erdogan, ils ont hébergé ses bureaux et son quartier général ; et aussi le président syrien Ahmed al-Charia, le djihadiste connu sous le nom d’al-Jolani, qui continue de massacrer son propre peuple, mais que Trump considère comme un « véritable leader et un combattant… un dur à cuire avec un passé très glorieux… un vrai leader… assez incroyable ». Aussi difficile que cela puisse paraître, Trump lui confie la tâche de gérer le Hezbollah plutôt qu’Israël.

Présager la fin
Le « bon ami » de Trump, Erdogan, a, durant les années de guerre, réussi à appeler ouvertement à la destruction d’Israël (mars 2025), à qualifier Israël d’« État terroriste » et de « menace pour l’humanité entière », à nous comparer aux nazis et à souhaiter publiquement notre anéantissement. Le mégalomane turc a même clairement indiqué que la fin d’Israël était proche et que « les bombes atomiques qu’il possède ne le sauveront pas ».
Contrairement à ce qui se passait auparavant, le président turc ne prend plus la peine de nier les liens entre son régime et les planificateurs d’attentats du Hamas opérant depuis son territoire. Cela n’a rien d’étonnant, quand on sait qu’il s’agit d’un homme qui était en contact, avant et après le massacre du 7 octobre, avec les instigateurs de cette attentat ; un homme qui a exprimé son respect pour le défunt cheikh Youssef al-Qaradawi, autorité religieuse sunnite ayant émis un avis religieux autorisant les attentats-suicides contre des Israéliens ; et un homme qui entretenait des liens étroits avec Qazi Hussein Ahmad, chef des Frères musulmans au Pakistan, lequel rejetait la légitimité même d’Israël. Erdogan a également rencontré deux des figures les plus subversives parmi les citoyens arabes d’Israël, opposés à l’existence même de l’État juif : les cheikhs Raed Salah et Kamal Khatib, dirigeants de la branche nord, organisation interdite, du Mouvement islamique d’Israël.
Depuis le 7 octobre, Erdogan nous traite comme des ennemis, et la question qui se pose est évidente : pourquoi ne le traitons-nous pas comme tel ? Pourquoi celui qui a hébergé, et héberge encore, des terroristes notoires sur son territoire, dont certains ont été expulsés dans le cadre de l’accord de Shalit, et qui dirigent des attaques terroristes contre nous depuis ces villes, n’est-il toujours pas officiellement désigné comme ennemi en Israël ? Pourquoi celui qui a fait d’Istanbul et d’Ankara un refuge pour le Hamas et ses bureaux, et une source d’approvisionnement vitale pour l’économie de cette organisation terroriste palestinienne d’origine néonazie, n’est-il toujours pas considéré comme notre ennemi déclaré ?

Pourquoi ne pas le considérer lui aussi comme faisant partie du réseau des « nazis modernes » et de leurs complices, responsables des massacres, viols, décapitations, sévices, enlèvements et assassinats perpétrés le 7 octobre ? Pourquoi ne pas exposer également ses liens avec cette organisation meurtrière lors du prochain procès des terroristes de Nukhba ?
Erdogan, dont le pays voit brûler dans les rues les drapeaux israélien et américain, ainsi que les portraits de Netanyahu et de Trump, tout comme en Iran, qualifie les terroristes du Hamas de moudjahidines, de combattants saints, et admire les « martyrs » de cette organisation terroriste nazie palestinienne. Dans ses discours, il souligne l’engagement à « défendre l’islam » et décrit la nécessité d’une « alliance des États islamiques » pour agir contre Israël comme un « devoir religieux ». Récemment encore, il a prié pour qu’« al-Qahhar », l’un des noms d’Allah, signifiant « le destructeur » ou « le vainqueur », dévaste et détruise Israël sioniste, « celui qui a été créé par Satan ».
L’Amérique de Trump connaît bien cette réalité. Pourtant, dans le cas d’Erdogan également, elle peine à accepter que la haine enracinée depuis des générations dans le fanatisme religieux ne puisse être étouffée par des flots d’argent, tout comme l’ADN des Gardiens de la révolution iraniens ne peut être modifié de la même manière. Contrairement à Trump, nous devons agir et parler différemment, et faire en sorte que le monde entier sache qui est le vrai visage d’Erdogan.
source
https://www.israelhayom.com/
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