Il y a 21 ans, l’expulsion des Juifs du Gush Katif ordonné par Ariel Sharon s’achevait, les Palestiniens mettaient le feu aux synagogues
Il y a 21 ans jour pour jour, selon le calendrier hébraïque, le dernier soldat de Tsahal quittait la Bande de Gaza après l’expulsion de tous les habitants juifs du Gush Katif.
Il y a 21 ans, le 8 elloul selon le calendrier hébraïque, s’achevait l’expulsion des Juifs du Gush Katif. L’opération entamée près d’un mois plus tôt a conduit au départ forcé de plus de 8000 Israéliens qui vivaient dans 21 localités.
Le 15 août 2005, à la sortie du jeûne de Ticha beav, les premiers habitants ont commencé à être expulsés de chez eux, dans une ambiance mêlant colère, incompréhension et douleur intense, une douleur partagée par nombre de soldats envoyés pour accomplir cette mission.
Le processus s’est déroulé selon un schéma en deux étapes bien rodé. Dans un premier temps, chaque famille se voyait offrir la possibilité de quitter volontairement son domicile ; des soldats l’aidaient alors concrètement à emballer ses affaires. Si la famille refusait de partir, une seconde étape s’enclenchait : des soldats et des policiers procédaient à une évacuation par la force, allant, dans certains cas extrêmes, jusqu’à porter une personne à quatre pour la transporter jusqu’aux autobus. Les femmes et les enfants étaient, pour leur part, systématiquement pris en charge par des soldates et des policières.
À minuit, à la sortie du jeûne du 9 Av 5765, tous les points d’entrée vers la Bande de Gaza ont été fermés aux civils. Le lendemain matin, le 15 août, débutait l’opération Yad LeAhim: les équipes de Tsahal et de la police ont commencé à remettre des ordres d’évacuation aux habitants des localités du Gush Katif.
L’évacuation forcée à proprement parler a débuté le 17 août et s’est poursuivie jusqu’au 22 août, date à laquelle la dernière localité de la Bande de Gaza, Netzarim, a été évacuée.
Une fois les habitants évacués, l’autobus de chaque localité était dirigé vers des structures spécialement réservées à l’avance, le plus souvent des hôtels, à Beer-Sheva, Ashdod, Ashkelon ou Jérusalem. Le plan initial prévoyait que les habitants ne passent là que les toutes premières nuits, avant d’être transférés vers leurs nouveaux logements définitifs. Dans les faits, le logement de nombreux évacués n’était pas prêt à temps et, dans bien des cas, n’avait même pas été concerté au préalable avec les habitants, de sorte qu’un grand nombre d’entre eux sont restés hébergés à l’hôtel pendant des mois. Certains avaient d’ailleurs refusé d’emblée cette solution, préférant s’installer dans des campements provisoires afin de préserver la cohésion de leur communauté en attendant une solution de logement pérenne.
Les synagogues et autres lieux de culte ont été évacués par des membres du rabbinat militaire, chargés de veiller à ce qu’aucun objet sacré n’y soit laissé. Dans la plupart des localités, ce sont le Rav et les habitants ayant accepté de partir volontairement qui sortaient eux-mêmes les rouleaux de la Torah des synagogues.
Conformément à la décision finale du gouvernement, la plupart des synagogues ont finalement été laissées en l’état. Mais elles ont ensuite été incendiées et vandalisées par des Palestiniens après le départ des dernières forces de Tsahal.
Un accord a, par ailleurs, été trouvé entre les autorités de l’État et les familles concernées au sujet du transfert des cimetières du Gush Katif.
Le 28 août, l’opération de transfert de 48 tombes du cimetière du Gush Katif vers d’autres cimetières du pays a débuté, notamment vers le nouveau cimetière de Nitzan et celui du Mont des Oliviers, à Jérusalem. Les familles endeuillées ont alors organisé de nouvelles funérailles pour leurs proches, et observé une journée de deuil.
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