Journalistes-terroristes à Gaza : Libération donne raison à Israël
Une enquête du journal atteste que plusieurs dizaines de personnes présentées jusqu’ici comme journalistes apparaissent également comme membres des organisations terroristes
Une enquête publiée le 25 août par CheckNews, la cellule de vérification de Libération, atteste du fait que de très nombreux supposés journalistes à Gaza tués dans des frappes israéliennes étaient affiliés à des organisations terroristes – confirmant les affirmations d’Isral tout au long de la guerre. En recoupant les listes établies par les organisations internationales avec les milliers de nécrologies de terroristes publiées ces derniers mois par le Hamas et le Jihad islamique palestinien, Libération confirme que plusieurs dizaines de personnes présentées jusqu’ici comme journalistes apparaissent également comme membres des branches armées de ces organisations.
L’un des cas les plus emblématiques est celui de Mohammad Jarghoun. Tué le 7 octobre 2023 près de Rafah, il avait été présenté par la Fédération internationale des journalistes comme un reporter de Smart Media couvrant les combats. Son nom avait ensuite été repris par plusieurs organismes de défense de la presse. Il figure encore dans l’Observatoire des journalistes tués de l’UNESCO, où son dossier est toutefois indiqué comme « en cours/non résolu ».
Mais une nécrologie publiée ultérieurement par les Brigades al-Qassam l’a identifié comme membre de leur brigade de Rafah. Cette nouvelle information a conduit Reporters sans frontières à retirer son nom de certaines de ses listes en juin.
Le phénomène ne se limite pas à Jarghoun. Mostafa Bakeer, tué en novembre 2023 et recensé comme cameraman d’Al-Aqsa TV, figure lui aussi dans plusieurs listes de journalistes morts à Gaza. Son cas fait partie de ceux qui ont suscité un réexamen du statut de certaines victimes.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a lui-même annoncé le 25 juin 2026 une révision complète de sa base de données après la publication par le Hamas et le Jihad islamique de nécrologies identifiant comme terroristes des personnes jusque-là comptabilisées comme journalistes. À cette date, une vingtaine de noms au total avaient déjà été retirés.
Source
https://israj.media-j.com/article/67893/journalistes-terroristes-a-gaza-liberation-donne-raison-a-israel
