La réalité sur le terrain
DAVID KHALFA
Co-directeur de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient
Par Meir Ben Hayoun
David Khalfa, j’ai vécu à Tékoa à partir de 1990.
Sur la carte de votre post, c’est à l’Est de Bethlehem, une région magnifique à la liseraie du Désert de Judée d’où on a une vue imprenable sur la Mer Morte. Mes enfants y sont nés. Depuis, j’ai assisté à plus de 50 enterrements d’amis et d’enfants d’amis (dont beaucoup de l’Alyah de France) victimes de la bestialité du terrorisme arabe. J’ai failli moi aussi y passer lorsque la Seconde Intifada a éclaté entre Rosh Hashana et Yom Kippour de l’année 2000.
Tekoa, c’est là d’où était le Prophète Amos et là où la fiole d’huile pure provenait pour l’allumage du candélabre lorsque nos ancêtres ont taillé en pièces et débouté de Jérusalem les Séleucides, évènement que vous célébrons à la fête de Hanoucca. Un peu plus au Sud, c’est Hébron la cité des Patriarches et là où le roi David dont vous portez le nom (soyez en au moins hébraiquement digne), a régné sept années avant de proclamer Jérusalem capitale du Royaume d’Israel, il y a 3000 ans de cela. Etaient-ils des « colons »? Je n’ai pas du tout l’intention de vous imposer cette approche juive de l’histoire-géographie de notre peuple et de notre terre que par un conformisme procédant d’un antisémitisme subtil et camouflé vous destinez par défaut au colonialisme djihadiste arabo-musulman dit « palestinien ». Or, si vous vous prévalez par votre fonction de « directeur de l’observatoire sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient de la Fondation Jean Jaurès » (j’espère pour vous que vous êtes rémunéré proportionnellement à la longueur de ce titre), au lieu de relayer de façon pavlovienne ce que d’autres déblatèrent sur notre réalité, pourquoi ne pas prendre le temps et venir observer et constater sur place?
Je vous propose de vous prendre en voiture et faire un tour d’horizon sur les lieux. Vous avez mon numéro de téléphone et on peut en convenir. Si vous avez le cran de voyager avec moi sur les routes de Judée-Samarie, a propos « violence », là où on peut se faire caillasser, se faire jeter des bombes incendiaires, se faire percuter par une voiture bélier ou se faire tirer dessus comme cela arrive de façon récurrente à tant d’entre nous, je vous emmène dans ces fermes et nouveaux points de peuplement juifs pour vous permettre de constater et d’échanger sans intermédiaire avec ces jeunes pionniers juifs.
La question est si vous avez le courage et l’honnêteté intellectuelle de confronter vos certitudes livresques pseudo universitaires avec la réalité sur le terrain?
