Le ministre Itamar Ben Gvir : « Israël doit conquérir Gaza et envoyer les Gazaouis en France »
Itamar Ben Gvir ne mâche pas ses mots. Dans un entretien accordé au Jerusalem Post, le ministre israélien de la Sécurité nationale affirme qu’Israël doit reprendre le contrôle total de Gaza et encourager le départ de sa population vers l’Europe, en soutenant ouvertement le plan du président américain Donald Trump visant à relocaliser les habitants du territoire. « Si vous me demandez ce qu’il faut faire à Gaza, nous devons conquérir l’intégralité du territoire. Tout. C’est notre terre, la terre du peuple juif. Et nous devons encourager l’émigration », déclare Ben Gvir au Post.
Le ministre fait ici référence à une initiative lancée en février 2025, lorsque Donald Trump avait proposé de relocaliser environ deux millions de Gazaouis dans le cadre d’un plan d’émigration. Cette proposition est depuis restée au point mort, sans jamais être officiellement enterrée.
Le sujet n’a rien d’abstrait pour Ben Gvir. Alors que la France traverse actuellement un mouvement de contestation, le ministre a récemment diffusé des vidéos générées par intelligence artificielle montrant des Gazaouis transportés jusqu’à Paris — par lui-même. Une mise en scène qui illustre, à sa manière, la proposition qu’il défend dans cet entretien.
« C’est un très bon plan proposé par Donald Trump : encourager l’émigration. Beaucoup d’entre eux pourraient aller dans de meilleurs endroits », affirme Ben Gvir, estimant que la population de Gaza bénéficierait de meilleures conditions de vie en Europe. « Il existe des endroits plus attractifs, des endroits qui recherchent de la main-d’œuvre, des endroits où ils pourraient vivre plus confortablement », poursuit-il. Puis il précise sa pensée : « Pourquoi ne pas les envoyer en France, par exemple ? Leur donner de bonnes conditions dans d’autres pays, peut-être la Grande-Bretagne, Londres, ou des endroits de ce genre. »
Ces déclarations interviennent alors que le parti d’extrême droite de Ben Gvir, Otzma Yehudit, reste un pilier de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Les sondages récents créditent Otzma Yehudit d’environ huit sièges à la prochaine Knesset. Ben Gvir a par ailleurs annoncé qu’il exigerait le portefeuille de la Défense dans le prochain gouvernement.
Interrogé sur la réaction des Gazaouis qui refuseraient de quitter leur territoire, estimant qu’il s’agit de leur terre et refusant de partir même dans de bonnes conditions, Ben Gvir répond en invoquant le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023. « Quelqu’un dont c’est le foyer ne déclenche pas une guerre et ne massacre pas des enfants. Quelqu’un dont c’est le foyer ne viole pas des femmes. Quelqu’un dont c’est le foyer ne brûle pas des bébés. Une fois qu’ils ont fait ces choses, ils ont perdu la légitimité de tenir cet argument », affirme le ministre.
Il poursuit, visiblement agacé par les tentatives de minimiser l’ampleur des exactions du 7 octobre : « On ne peut pas tenir cet argument et dire que ce n’était qu’une, deux ou trois personnes, ou que ce n’était qu’un petit nombre. Il y en avait beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup [de Palestiniens] impliqués. » Il ajoute : « Et il y avait aussi des gens que l’on décrit comme des civils non impliqués, qui ont torturé nos otages, hommes et femmes. » « Cela doit cesser. Cela ne peut pas continuer. Je crois que quelqu’un qui dit et fait ces choses, quelqu’un qui inflige ce genre de mal, ne peut pas prétendre que c’est son foyer. Les gens ne se comportent pas ainsi dans leur propre foyer », conclut Ben Gvir sur ce point.
Le ministre d’extrême droite s’est par ailleurs opposé, de manière répétée, aux accords de cessez-le-feu et de libération d’otages tout au long de la guerre entre Israël et le Hamas, plaidant au contraire pour la poursuite de l’action militaire plutôt que pour un accord. Interrogé sur d’éventuels regrets concernant cette position, Ben Gvir ne répond pas directement : il affirme plutôt que le cabinet aurait dû l’écouter davantage avant le 7 octobre, et estime que Netanyahou porte une part de responsabilité dans les événements de cette journée. « Avant le 7 octobre, lorsque je me rendais aux réunions du cabinet, je répétais : ‘Bombardons Gaza. Procédons à des assassinats ciblés’ », affirme-t-il. « Imaginez s’ils m’avaient écouté sur ce point… c’est une grande honte », ajoute-t-il.
Les positions de Ben Gvir, souvent qualifiées d’extrêmes, lui ont valu des critiques pour une rhétorique que ses opposants jugent responsable de la dégradation de l’image internationale d’Israël. Il a également été critiqué pour la hausse de la criminalité, en particulier dans le secteur arabe, durant le mandat du gouvernement actuel. Sur ce dernier point, Ben Gvir attribue cette hausse principalement aux restrictions qui lui ont été imposées par la procureure générale Gali Baharav-Miara.
Selon Ben Gvir, il avait souhaité, dès le départ, introduire des logiciels d’espionnage dans les foyers des communautés arabes afin de permettre à la police d’écouter les conversations. Interrogé sur les critiques selon lesquelles une telle mesure porterait atteinte au droit à la vie privée, Ben Gvir affirme que ce type de mesure est justifié dans certains cas. « Il existe des cas où il est permis de porter atteinte à la vie privée, lorsqu’il s’agit de meurtriers. En fin de compte, les meurtriers tuent aussi des enfants, y compris de très jeunes enfants, donc c’est une très bonne chose », déclare-t-il.
Le ministre revient également sur son bilan à la tête de la Sécurité nationale. Il indique n’avoir pas réussi à obtenir le budget nécessaire pour certaines avancées technologiques, tout en notant que les taux de criminalité ont baissé après l’approbation de certains budgets. Il défend le travail de la police, saluant les agents pour leur engagement. « Nous avons d’excellents policiers et policières qui combattent en première ligne. Ils entrent dans ces communautés, exercent la force et établissent la gouvernance, et j’en suis très fier », affirme-t-il, tout en reconnaissant : « Manquent-ils de capacités de renseignement ? Oui, c’est vrai. » Ben Gvir appelle à ce titre le Shin Bet (l’Agence de sécurité israélienne) à s’impliquer davantage dans le travail policier, estimant que l’agence dispose de la technologie nécessaire pour renforcer les capacités de la police.
Interrogé enfin sur son inquiétude face aux dommages subis par l’image internationale d’Israël — des dommages que ses détracteurs jugent déjà réels et susceptibles de s’aggraver — Ben Gvir répond que l’image d’Israël à l’étranger compte pour lui, mais qu’il ne « mettra pas en danger la vie des soldats » pour cette raison. « Je ne mettrai pas en danger la vie des combattants, des soldats ou des civils ici simplement parce que je veux qu’Israël ait bonne image aux yeux du monde », conclut-il.
Cet entretien constitue la seconde partie d’un entretien complet avec le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. La première partie avait été publiée vendredi sur le site du Jerusalem Post.
Sur le même sujet, Infos-Israël.news avait rapporté comment Ben Gvir avait relancé le débat sur la peine de mort après l’apparition d’un insigne polémique à la Knesset, ainsi que son accrochage avec le président Herzog, qu’il avait accusé d’hypocrisie.
SOURCE Infos-Israël.news

Macron pourrait décréter la Seine-St-Denis terre palestinienne et y accueillir toutes les racailles de Gaza ! Il les aime tant, la gôche plurielle aussi.On verrait les nord af, les sub sahariens et les palestos se battre entre eux pour prendre le pouvoir.
Bon OK je rêve !