Nommer le mal

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de Georges Michel (Colonel à la retraite)

Certains sont frappés par la grâce, d’autres par le réel. C’est, semble-t-il, ce qui est arrivé à nombre de nos socialistes depuis plusieurs mois. Une conversion sur le tard mais une conversion tout de même, diront les optimistes. Une conversion sur le trop tard, feront remarquer ceux qui ne se payent pas de mots.
Ainsi, l’on commençait à nommer les choses par leur nom en prenant garde, tout de même, de ne « stigmatiser » personne. Le Président parlait, et parle encore et toujours – nous y reviendrons – de terrorisme, le Premier ministre se faisait plus précis en parlant d’« islamisme radical » et Mme Taubira boudait, vissée sur son fauteuil doré, gage pour la gauchitude que l’on ne sera pas si méchant que l’on veut bien le dire.
Certains diront que cette venue (et non-retour) dans le réel est évidemment liée à la réalité de la menace islamiste. De méchantes langues diront aussi que l’approche des élections est un excellent stimulant, dans un pays qui n’a jamais été autant à droite et qui, viscéralement, semble se refuser à ce qu’on veut lui imposer. Qu’importe, au fond. La carotte et le bâton sont des outils qui ont toujours fonctionné et qui fonctionneront encore longtemps.

Cette venue dans le réel passe aussi par la tenue de propos que l’on pourrait qualifier – selon la vieille expression bien de chez nous – de « frappés au coin du bon sens ». Prenez le bon monsieur Vidalies – un homme qui n’a pas une tête d’apprenti dictateur, pourtant -, eh bien, il préfère « qu’on discrimine effectivement pour être efficaces plutôt que de rester spectateurs ». Le bon sens près de chez vous, en somme, eh bien patatras ! Et Libé de titrer immédiatement sur le dérapage du secrétaire d’État aux Transports, comme s’il avait fait une embardée à bord d’un 30 tonnes sur le périphérique. Et L’Obs de parler, non pas de dérapage, mais de trébuchage.


Et le porte-parole de l’insignifiant PCF, Olivier Dartigolles, de tweeter : « Quand un ministre justifie la discrimination pour lutter contre le terrorisme, il ne parle plus au nom de la République… » Évidemment, le benoît monsieur Vidalies s’est fendu en retour d’un communiqué bien comme il faut. Ce n’est pas à 64 ans qu’il va commencer une carrière de héros face à ces combattants intrépides de la bien-pensance…
Même le Président semble, lui aussi, s’aventurer dans le réel, comme d’autres se risquaient autrefois dans le bizarre. Hier, en décorant les héros du Thalys, il a parlé de bien et de mal (j’ignore s’il a mis des majuscules). « Face au mal qui est là, qui s’appelle le terrorisme, il y a le bien, celui de l’humanité. » Mazette ! Jack Lang, en son temps, avait été plus allégorique. Hollande, à sa façon et comme diraient les jeunes, « il envoie du lourd » !
Cependant, le Président ne va pas jusqu’au bout de sa nomination. Le terrorisme, ce n’est pas le mal. Le terrorisme, c’est le mode d’action qu’utilise le mal pour se manifester dans notre pays, notre société, notre civilisation. Le mal, c’est l’islamisme radical. Et cela, François Hollande ne l’a pas dit.
Georges Michel
source:
http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/nommer-le-mal,201794

happywheels

1 Comment

  1. Esther dit :

    En refusant de nommer les assassin ils deviennent leur complice ils sont le mal c’est pire en Israel ou bibi a accuser les Juifs pour un incendie dont personne connait les coupables ? Les fausse accusation sont fait par ceux qui veulen eloigner des soupcons…A t il envoye le shinbet pour faire croire que des Juifs l’ont fait, c’est certain

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