UNE ORDURE DE MOINS ! Kozo Okamoto, auteur du massacre de l’aéroport de Lod en 1972, est mort au Liban
Membre de l’Armée rouge japonaise, organisation d’extrême gauche alliée au FPLP, il avait participé à l’une des attaques les plus meurtrières de l’histoire d’Israël
Kozo Okamoto, dernier survivant du commando responsable du massacre de l’aéroport de Lod (aujourd’hui l’aéroport Ben Gourion) en 1972, est décédé, a annoncé ce jeudi le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Selon l’organisation terroriste, il est mort dans le quartier de Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah où il vivait depuis plusieurs décennies.
Membre de l’Armée rouge japonaise, organisation d’extrême gauche alliée au FPLP, Okamoto avait participé à l’une des attaques les plus meurtrières de l’histoire d’Israël.
Le 30 mai 1972, lui et deux autres membres du commando étaient arrivés à l’aéroport de Lod à bord d’un vol d’Air France. Après avoir récupéré leurs bagages, les trois hommes avaient sorti des fusils d’assaut et des grenades avant d’ouvrir le feu sur les voyageurs. L’attaque avait fait 24 morts et 71 blessés.
Ses deux complices avaient été tués lors de l’assaut, tandis qu’Okamoto, blessé, avait été capturé par les forces israéliennes. Jugé en Israël, il avait été condamné à trois peines de prison à perpétuité, auxquelles s’ajoutaient dix années d’emprisonnement.
Son nom avait refait surface en 1976 lors de la prise d’otages d’Entebbe. Les terroristes qui avaient détourné un avion d’Air France vers l’Ouganda avaient réclamé sa libération parmi leurs principales exigences. Israël avait refusé et lancé l’opération militaire qui a permis de libérer les otages.
Malgré sa condamnation, Kozo Okamoto n’a passé que 13 d’années en détention. En 1985, il a été libéré dans le cadre de l’accord Jibril, un échange de prisonniers conclu entre Israël et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général, qui prévoyait la libération de plus d’un millier de détenus en échange de trois soldats israéliens capturés.
Installé au Liban après sa libération, il y a obtenu l’asile politique et a vécu à Beyrouth sous la protection du FPLP. Malgré les demandes répétées du Japon en faveur de son extradition, les autorités libanaises ont toujours refusé de le remettre à Tokyo.
Le terroriste a été récemment au coeur d’une polémique en France, après que Rima Hassan l’a cité dans un tweet, l’érigeant en modèle de la « résistance palestinienne ». Des propos qui valent à l’eurodéputée LFI des poursuites judiciaires pour apologie du terrorisme.
Source IsraJ
