Attaque de Romans-sur-Isère : quand le mot “islamiste” arrache la bouche de nos élites

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Par Quentin Hoster
Samedi 4 avril, la commune de Romans-sur-Isère (Drôme) a été le théâtre d’un attentat islamiste ayant fait deux victimes mortelles, perpétré par un demandeur d’asile soudanais. Malgré l’évidence du mobile religieux et ses multiples preuves, certaines voix trop pudiques avaient encore du mal à le reconnaitre.
Qualifier une attaque au couteau aux cris de Allah akbar d’« islamiste » arracherait-il la bouche de certaines élites politiques et médiatiques décidées à ne point l’ouvrir ? Au lendemain de l’attentat ayant marqué la commune drômoise, la matinale parisienne de France Inter faisait preuve d’un mutisme inébranlable, relève Gilles-William Goldnadel : « Dix minutes d’informations complètes. Situation en France comme à l’étranger. Pas une seconde consacrée à l’attentat islamiste de la veille. »
Le pendant écrit de la maison d’informations de service public, France Info, sans évoquer la nature de l’acte commis la veille, semblait même trouver une excuse à l’assassin : « Le suspect était perturbé par les règles de confinement », mais encore « très inquiet pour sa santé », précise l’article, sans craindre l’indécence, ni les remontrances de nombreux lecteurs sur les réseaux sociaux.

Pour Le Parisien, « le mystère persiste » quant aux motivations de l’assaillant, citant même un policier qui explique creuser « pour savoir si nous avons affaire à un islamiste radical, mais ce n’est pas simple ». Les yeux écarquillés par tant de pudeur nous permettent pourtant de mieux regarder les preuves, indéniables, de l’attaque. Des écrits qualifiant la France de « pays de mécréants », un Coran et un tapis de prière ont notamment été saisis au domicile du meurtrier, Abdallah Ahmed-Osman, immigré soudanais demandeur d’asile en France depuis 2016 et domicilié depuis peu dans la commune de Romans-sur-Isère, meurtrie par l’acte d’un de ses administrés. La « psychiatrisation » du suspect, ayant habituellement cour pour les terroristes islamistes, promptement qualifiés de « déséquilibrés », étant d’office écartée et ses accointances religieuses étant avérées, le caractère islamiste ne fait donc doute. Face à tant de crainte devant un procès jugé expéditif, osons un procès d’intention : serait-ce la crainte de stigmatiser la population immigrée dont est issu Abdallah Ahmed-Osman, qui justifie de telles précautions langagières ?

Pourtant révulsés à l’unisson par ce crime, certains responsables politiques affichent également des pudeurs de gazelle, quand l’embarrassant sujet vient à être commenté, ne serait-ce qu’évoqué. Ainsi Jean-Luc Mélenchon, interrogé ce dimanche 5 avril, qui expédiait, avec promptitude, l’affaire qui lui était mise sous le nez, avant qu’il ne détourne l’attention sur… le rassemblement évangéliste de Mulhouse, soupçonné d’être à l’origine du foyer de contamination au Covid-19 dans le Grand-Est : « C’est un crime horrible, voilà. Quoi dire d’autre ? » On se pince.
Peu scrupuleuse, l’extrême gauche a encore épouvanté de nombreux internautes, lorsqu’un membre du syndicat étudiant « Solidaire·s », sur Facebook, a osé, avant de se rétracter, une comparaison douteuse avec les forces de l’ordre, malmenées sur le front de la « guerre » décrétée par Emmanuel Macron comme par certains responsables politiques : « Sur les 40 dernières années, la police a en France fait plus de victimes que Daesh. » Simplifiant sa pensée « jupitérienne » à l’extrême, pas même le Président de la République, n’a su qualifier « l’acte odieux », condamné par voie de tweet.
Éclairant est également le cas de cette jeune britannique de 7 ans, poignardée mortellement à la gorge, le 22 mars dernier, sans que l’information ne parvienne à percer la chape de plomb du confinement, ni du politiquement correct, au Royaume-Uni, ni qu’elle ne parvienne, non plus, à franchir la Manche.
Ce samedi, à Romans-sur-Isère, Julien Vinson, 44 ans, a été tué devant son fils de 12 ans, au hasard de la convergence de son chemin avec celui de Abdallah Ahmed-Osman. Thierry Nivon, 55 ans, s’est lui aussi vu ôter la vie par le couteau du boucher chez lequel il s’était rendu, dérobé par le réfugié soudanais. Cinq autres passants ayant eu le malheur de croiser son chemin ont également été blessés, leurs jours ne seraient pas en danger. Autant de victimes du terrorisme islamiste, oublié par les mois d’accalmie nous ayant séparé de la dernière attaque, par les semaines d’étourdissement politique et médiatique conséquentes à une situation inédite. « L’hydre islamiste », désignée ainsi par le Président Macron est pourtant bien encore là, et tout comme une guerre — sanitaire — a besoin de munitions pour être menée, elle a aussi besoin d’un ennemi bien nommé.
SOURCE :

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/faits-divers/attaque-de-romans-sur-isere-quand-le-mot-islamiste-arrache-la-bouche-de-nos-elites-117880

happywheels

2 Commentaires

  1. capucine

    6 avril 2020 at 19 h 23 min

    Vous les appelé  » nos élites ?  »
    Moi j’appelle ça des nullités incapables de gérer la contagion du virus sans matériels de protections pour le corps médical et rien pour la population. ..c’ est inadmissible. ..

  2. Paul06

    6 avril 2020 at 19 h 29 min

    Mme Belloubet le dit, pas d’amalgame. Et le cannabis peut tout expliquer.

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