Au tribunal de Perpignan: «Trèbes, c’est rien. Attendez que je sorte de prison»

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L’homme de 30 ans jugé en comparution immédiate pour « destruction de biens par moyens dangereux » et « apologie d’actes terroristes », a campé son personnage d’emblée devant le tribunal correctionnel de Perpignan.
Il refuse de répondre devant la justice française (qui n’a pas attendu son consentement pour étoffer son casier judiciaire de 12 condamnations) parce qu’il considère de toute façon que « toutes les femmes juges sont des p…».
Un tout petit peu moins bavard, mais tout aussi hargneux qu’il pouvait apparaître quelques jours plus tôt lorsqu’il avait été interpellé par les gendarmes du Psig (peloton de surveillance et d’intervention) de Rivesaltes à la suite de trois incendies successifs de véhicules particuliers à Canet-en-Roussillon.
Passablement alcoolisé, il avait alors été conduit à la brigade où il avait proféré des menaces pour le moins inquiétantes. « L’attentat de Trèbes c’est rien, avait-il lancé. Attendez que je sorte de prison. Je vais saigner un de vous. Dieu est grand et il vaut tout. » Des propos qu’il aurait réitérés après dégrisement.
Voilà trois mois que l’intéressé était arrivé de l’Isère dans les P.-O. pour rejoindre des membres de sa famille qui n’ont pu être identifiés.
Une haine non feinte
« Pour les incendies, j’ai demandé la relaxe. Ce n’est pas lui. Pour le reste, il l’a reconnu. Il était ivre et il a mal réagi, plaide son avocate Me Pamela Ivanes. Il faut faire attention de ne pas juger un potentiel terroriste mais profil psychologique fragile ».
Outre une enfance ballottée de foyer en foyer, le mis en cause affirme aujourd’hui souffrir de troubles bipolaires qui n’auraient jamais été soignés. Or, le psychiatre qui l’a expertisé écarte cette pathologie et, au contraire, insiste sur un
« la haine » de l’intéressé qui « n’est pas feinte » et « doit être prise en compte ».
Au vu de ces éléments, le procureur a requis une peine de 3 ans de prison ferme avec mandat de dépôt et interdiction de séjour dans le département des P.-O.
Or, le tribunal n’a finalement pas statué sur ce dossier, estimant ne pas disposer d’assez d’éléments, et a décidé de renvoyer l’affaire à l’instruction afin de procéder à des investigations et des expertises complémentaires.
Dans l’attente, le prévenu a été maintenu en détention.
Laure Moysset
Source :
http://www.lindependant.fr/2018/04/13/au-tribunal-de-perpignan-trebes-cest-rien-attendez-que-je-sorte-de-prison,3915779.php

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4 Commentaires

  1. Alice

    14 avril 2018 at 19 h 15 min

    Il faut faire attention de ne pas juger un potentiel terroriste mais profil psychologique fragile

  2. Jacques

    14 avril 2018 at 20 h 00 min

    Ton dieu est grand quand tu bois de l alcool,aussi?
    Lol,fais bien chier les français avec tes pseudo-interdits alimentaires que tu respectes à géométrie variable, tu leur donnes une super image de ta religion,l inadapté inadaptable.
    De plus ton dieu est tellement grand qu’il te donne une sacrée vie de merde avec pour activité principale le cramage de voitures d’innocents(ceux qui en général payent tes avocats,tes allocs de survie,tes incarcérations 5 étoiles, etc).
    Honneur zéro,intelligence zéro,capacité zéro,utilité zéro:on en fait quoi après ses 2 mois de sursis du gogol??
    Dans le cas présent,sûrement pas un écrivain…

    • Alice

      15 avril 2018 at 15 h 30 min

      à sa place je me poserais de sérieuses questions

  3. Bertrand Escaffre

    15 avril 2018 at 22 h 03 min

    Déradicaliser un jihadiste c’est conserver un saucisson sans le pendre

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