Besançon: jugé pour le meurtre de sa propriétaire, le couple néo nazi passé au crible des experts

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ADN, informatique, téléphonie… La deuxième journée du procès du couple jugé pour le meurtre de sa propriétaire a plongé dans l’intimité de deux jeunes évoluant entre Facebook, jeux virtuels, pornographie et sites néo-nazis.
Parmi les scellés : le harpon duquel est partie la flèche qui a atteint la victime à la mâchoire, le marteau qui aurait servi à lui fracasser le crâne et la poussette utilisée pour descendre son corps à la cave.
Sur l’écran de la cour d’assises, voilà projetée la photo d’une pizza sur laquelle des rondelles de saucisson dessinent une croix gammée. La photo a été extraite d’un téléphone. Le message qui l’accompagne est le suivant : « David qui s’éclate avec du saucisson. » Il a été envoyé par Morgane Trotin à sa mère. Exemple parmi d’autres (drapeau et aigle nazis sur les murs de l’appartement…) qui témoignent de l’ambiance dans laquelle évoluaient les deux jeunes jugés depuis lundi pour le meurtre de leur propriétaire septuagénaire, le 17 mars 2015, à Besançon.
Un couple « très conflictuel » qui vivait en vase clos dans un cloaque de néonazisme, pornographie extrême, réseaux sociaux et jeux vidéos à outrance. Comme le matin des faits où l’expert en informatique a relevé que « le téléphone, essentiellement utilisé par Morgane Trotin, a été très actif et a dialogué en continu entre 8 h 11 et 10 h 41, tandis que l’ordinateur, principalement utilisé par David Drago, a été utilisé à partir de 9 h 04 avant une interruption brutale, en pleine partie, à 10 h. Pour être à nouveau utilisé pour jouer à 12 h 07. »
L’expertise met à mal la version de David Drago selon laquelle il se trouvait chez sa grand-mère lorsque Morgane Trotin lui a téléphoné en panique pour lui dire de rappliquer à l’appartement parce qu’elle venait de « faire une connerie ». Sachant que le meurtre a été commis vers 10 h. Et que, comme le souligne l’avocate générale, « l’enquête a été faite : il n’y a jamais eu de coup de téléphone passé à cette heure-là ».

Des éléments auxquels sont venus s’ajouter les résultats des expertises ADN. Avec les profils de David Drago et Morgane Trotin retrouvés sur l’appuie-tête de la voiture de la victime et sur le scotch qui entourait les sacs plastique entourant la tête.
« L’ADN de Morgane Trotin pourrait-il s’être retrouvé sur l’appuie-tête parce que David Drago a utilisé ses chaussettes sales en guise de gants pour aller dans la voiture de la victime ? », questionne Me Pichoff, avocat de la jeune femme. « C’est possible », indique l’expert. « Et se retrouver sur le scotch si elle l’a utilisé auparavant pour un usage conventionnel ? » Réponse : « On ne peut pas l’exclure. »
Un autre expert exclut en revanche que les traces d’ADN féminin retrouvées sur le manche du marteau qui aurait fracassé le crâne de la vieille dame, sur la flèche qu’elle a reçu en plein visage et sur la gâchette du harpon qui l’a décochée soient celles de Morgane Trotin.
Demeurent cependant certains messages téléphoniques troublants. Comme celui que la jeune femme, 19 ans à l’époque des faits, aurait envoyé (ce qu’elle réfute) : « À toute la famille de David, je suis désolée de ce qui s’est passé et j’espère que vous ne me tenez pas responsable. Personne ne peut se permettre de juger si c’est ma faute ou pas. Personne n’était là… Voilà. En tout cas je suis désolée. »
Pierre LAURENT
Source :
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/12/19/besancon-juge-pour-le-meurtre-de-sa-proprietaire-le-couple-passe-au-crible-des-experts

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2 Commentaires

  1. Jacko lévi dit :

    incompréhensible, la journapute doit etre stagiaire

    quand au choix de cette info, je ne vois pas l’ intérêt!!

    rien a branler de ces deux malades
    y en a des centaines comme eux….

  2. Paul06 dit :

    Qui est la victime?

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