COMITE DE SOUTIEN VÉRITÉ ET JUSTICE POUR SARAH HALIMI

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POUR PARUTION IMMÉDIATE
9:00 H, 29 MAI 2017
Dans la nuit du 4 avril 2017, Madame Sarah Halimi Attal (z ‘’l), une femme juive orthodoxe de 65 ans, médecin et directrice de crèche, a été surprise dans son sommeil chez elle au 26 rue Vaucouleurs, dans un modeste immeuble du XIème arrondissement de Paris ! Elle a été atrocement torturée pendant plus d’une heure et assassinée dans des conditions particulièrement abominables. Son agresseur, Kobili T., un « islamiste radical », a assassiné Sarah Halimi parce qu’elle était juive. Durant plusieurs semaines, il l’avait importunée et harcelée avec des injures antisémites avant de l’agresser et de la tuer. Introduit chez la victime par le balcon, il s’est acharné avec une violence inouïe sur sa victime, provoquant une vingtaine de fractures au corps et au visage, avant de la défenestrer, agonisante, du troisième étage. Le récit des violences et des actes de barbarie qu’a subi la victime sont tout simplement le reflet d’une haine indescriptible et donc insupportables à décrire !
Après son acte abominable, Kobili T. a été neutralisé et interné en psychiatrie sans même avoir été entendu ! L’abominable criminel antisémite était immédiatement devenu un simple dément !
Pendant le long calvaire de Madame Sarah Halimi Attal (z ‘’l), la police, qui avait été immédiatement prévenue par les voisins, était arrivée sur place et s’était installée tant sur le palier qu’au bas de l’immeuble. Ce sont ainsi 18 policiers qui, arrivés sur place, se sont installés en spectateurs et n’ont pas cru bon d’intervenir tout au long du terrible calvaire de la sexagénaire, et ce, pour des raisons obscures et incompréhensibles, !
De surcroît, malgré le fait qu’une trentaine de mains courantes ont été déposées au commissariat pour signaler les agissements du suspect, malgré le fait qu’il a été constaté que le suspect s’était radicalisé, malgré le fait que Sarah Halimi était reconnue dans l’immeuble comme une personne de confession juive, et que de nombreux accrochages avaient eu lieu dans les mois précédant l’attaque avec la famille du suspect, malgré le fait que pendant sa séance de torture, le suspect traitera sa victime de « Sheitan » [Satan, en arabe], criant une dizaine de fois « Allah Akbar », malgré le fait que le meurtrier alternait « incantations du Coran » et salves de coups lorsque sa victime reprenait connaissance, malgré tous ces éléments le procureur de la République ouvre, le 14 avril (10 jours après les faits !) une information judiciaire pour « homicide volontaire » et ne daigne pas, comme cela paraissait évident, inculper Kobili T. pour « assassinat avec les circonstances aggravantes que constituent les actes de barbarie et le motif antisémite ».
Mais, dans cette affaire, le fait le plus grave, reste que la police, alertée par les voisins qui entendaient « les pleurs, les cris et les hurlements de douleur de madame Halimi », a pu rester les bras croisées pendant plus d’une heure avant d’intervenir, après le drame !
Interpellés par de tels agissements de nos forces de l’ordre, qui nous avaient habitué à plus de témérité, nous nous attendions à des réponses claires aux questions que nous nous posions ! Mais que nenni !Nous avons reçu des réponses les plus floues et qui semblaient traduire un véritable malaise.
Et cependant, malgré ce qui apparaît comme un grave dysfonctionnement de la chaîne de commandement, ni le ministère de l’intérieur, ni le ministère public n’ont saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Enfin, ce terrible drame a pu se dérouler en plein Paris sans que personne, aucun media (seul en entrefilet dans Le Parisien a évoqué le drame avec des propos flous et sans aucune référence à la motivation antisémite), aucun responsable politique (à l’exception notable de Marine Le Pen qui l’évoque lors d’une interview au Figaro avec Yves Thréard !), ni aucun responsable (le mot prend ici tout son sens !) de la communauté juive dite organisée ne relate, ne se soient émus outre mesure de l’affaire, ni même ne l’évoque. L’Omerta est totale ! Il a fallu près de deux mois avant que la presse ne commence à y faire allusion !

Quant à la communauté juive dite organisée, il a fallu attendre le le 7 avril, soit trois jours après les faits, avant qu’elle se targue d’un communiqué à l’eau tiède où elle écrit « rien ne permet de retenir le caractère antisémite et rien ne permet de l’exclure. L’enquête se poursuit et toutes les pistes sont ouvertes … Toutefois nous faisons pleine confiance aux hommes et femmes qui œuvrent à cette enquête…L’enquête ne peut se faire sur les réseaux sociaux, le mélange d’informations provenant de témoins directs avec des récits « revisités » par des commentateurs, le mélange d’informations vérifiées et avérées avec des informations supposées, imaginaires, voulues ou encore déniées créent une confusion qui dessert la recherche de la vérité. »

En un mot, circulez, il n’y a rien à voir ! Et ce, en profonde opposition avec l’énorme émotion qui avait envahi les consciences et le cœur du peuple juif de France !
Cependant, l’émotion fut telle que la communauté juive dite organisée s’est vu obligée d’organiser une marche blanche, tout en rappelant qu’il ne fallait pas céder au complotisme (peut-être l’aspect antisémite de l’affaire) qui se répandait sur les réseaux sociaux, et alors même que cette marche s’est terminée sous les quolibets antisémites du voisinage de madame Halimi! Preuve, s’il en fallait, de la nature antisémite de l’affaire !
Ainsi, après avoir passé sous silence les divers actes antisémites qui se sont produits depuis février, après la chape de plomb, il serait donc interdit d’évoquer la piste antisémite dans l’enquête en cours, et ce, pour le fallacieux prétexte de ne pas favoriser « une certaine candidate » pendant la campagne présidentielle qui battait son plein !
Ce qui nous mène à cette terrible constatation : afin d’éviter un antisémitisme putatif et virtuel on devrait camoufler un antisémitisme qui, lui, était bel et bien réel !
C’est ainsi que de ce crime antisémite, il ne fut pas question pendant toute la campagne présidentielle.
Mais où étaient donc ces journalistes, si friands d’investigations, ceux qu’on a vu si zélés dans l’« affaire Théo » ? Ont-ils été encouragés par l’attitude timorée et prudente des responsables de la communauté juive dite organisée, qui les aurait induites à se taire et à se conformer aux appels à la prudence de Monsieur le procureur ? Ils ne nous avaient pas habitué à une telle discipline !
De même, où étaient donc les artistes et les étudiants (FIDEL, UNEF, UEJF…) qui s’étaient si promptement mobilisés dans l’« affaire Théo » ou contre la candidate du Front National ? Où étaient-ils pendant ce lynchage antisémite au cœur de Paris ? Où était Madame Hidalgo et ses éclairages nocturnes auxquels elle nous avait habitués ? Ce crime de sang, d’une violence inouï, à Paris, ne méritait-il pas un éclairage rouge sang de la Tour Eiffel ou de la Mairie de Paris ? Où étaient-elles toutes ces bonnes conscience de circonstance ? Elles étaient, tout simplement, aux abonnés absents !
Pour toutes ces raisons et au vu des éléments en notre disposition, il nous est apparu nécessaire d’obtenir les éclaircissements face à tous ces dysfonctionnements.
C’est dans ce but que nous avons créé, au sein de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, un comité de soutien ad hoc afin d’obtenir les réponses adéquates.
Notre action et notre engagement nous le devons :

♦ A la mémoire et à la famille de la victime
♦ A la communauté juive de France, dans la tourmente depuis plus de 15 ans
♦ A la République et à la Démocratie Française qui méritent mieux que ces dysfonctionnements
Dans ces conditions, nous, signataires de ce présent appel, nous appelons les autorités policières, judiciaires et politiques à agir dès aujourd’hui pour que:
1. Soit reconnue immédiatement la circonstance aggravante d’antisémitisme
2. Soit reconnue la circonstance aggravante de séquestration, d’actes de torture et de barbarie
3. Soit procédé à la requalification de ce crime (qualifié aujourd’hui d’« homicide volontaire ») en assassinat avec les circonstances aggravantes ci-dessus citées.
4. Soit saisie immédiatement l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour que soient connus les raisons du grave dysfonctionnement de la chaîne de commandement (éventuellement, en incluant les responsabilités politiques) qui ont amené la police à ne pas intervenir durant le calvaire de Madame Sarah Halim (z’’l) et ne pas avoir porté secours à une personne en danger, et ce, malgré leur présence massive sur place.
5. L’on éclaircisse les raisons de l’Omerta des médias face à cette terrible tragédie

COMITE DE SOUTIEN
« VÉRITÉ ET JUSTICE POUR SARAH HALIMI »

Fonction
Nom
Courriel
Président Guy Attal [email protected]

Vice-Présidents Sammy Ghozlan

Evelyne Gougenheim

Attachée de Presse
Sabrina Scetbon [email protected]

Responsables Régionaux déjà affectés
Bouches du Rhône : Gilles Dahan
Hauts de France : Claude Kleczewski
Lorraine : Claude Boccara
Normandie : Laurence Nguyen
Occitanie : Albert Ankri
Périgord : André Added
Provence Côte d’Azur : Gérald Lévy

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4 Commentaires

  1. marc r thibault

    19 juin 2017 at 15 h 17 min

    si je peux ètre utile à quoi que ce soit ?
    marc ribbi thibault
    professeur de philosophie
    Bourges

  2. VRCNGTRX

    19 juin 2017 at 19 h 15 min

    « Ce sont ainsi 18 policiers qui, arrivés sur place, se sont installés en spectateurs et n’ont pas cru bon d’intervenir tout au long du terrible calvaire »
    « Nous avons reçu des réponses les plus floues et qui semblaient traduire un véritable malaise »
    Bienvenue en Reichpublique FranSSaise !

  3. aval31

    21 juin 2017 at 15 h 21 min

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