Il y a 77 ans, le 21 février 1944, les membres du Groupe Manouchian étaient fusillés au Mont Valérien par les Allemands

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Aujourd’hui dans diverses villes en France, des rassemblements seront organisées pour commémorer la mémoire du Groupe Manouchian, 23 résistants membres des Francs-Tireurs et partisans de la Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), résistants à l’occupant allemand, fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien.

A la tête de ce groupe, Missak Manouchian né en 1906 dans l’Empire ottoman, rescapé du génocide arménien, poète et écrivain communiste qui avait trouvé refuge en France en 1925.
Après l’arrestation des membres du Groupe Manouchian en région parisienne, les allemands avaient placardé sur les murs de Paris et de la province une affiche « L’Affiche rouge » présentant les résistants comme des terroristes. Une « Affiche rouge » au service de la propagande nazie.
Sur cette « Affiche rouge » étaient présentés les 23 membres du Groupe Manouchian.
La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands :
Celestino Alfonso), Espagnol, 27 ans
Olga Bancic, Roumaine, 32 ans (seule femme du groupe, décapitée en Allemagne le 10 mai 1944)
Joseph Boczov [József Boczor ; Wolff Ferenc], Hongrois, 38 ans – Ingénieur chimiste
Georges Cloarec, Français, 20 ans
Rino Della Negra, Italien, 19 ans – Footballeur du Red Star Olympique
Thomas Elek [Elek Tamás], Hongrois, 18 ans – Étudiant
Maurice Fingercwajg, Polonais, 19 ans
Spartaco Fontano, Italien, 22 ans
Jonas Geduldig, Polonais, 26 ans
Emeric Glasz [Békés (Glass) Imre], Hongrois, 42 ans – Ouvrier métallurgiste
Léon Goldberg, Polonais, 19 ans
Szlama Grzywacz, Polonais, 34 ans
Stanislas Kubacki, Polonais, 36 ans
Cesare Luccarini, Italien, 22 ans
Missak Manouchian, Arménien, 37 ans
Armenak Arpen Manoukian, Arménien, 44 ans
Marcel Rajman, Polonais, 21 ans
Roger Rouxel, Français, 18 ans
Antoine Salvadori, Italien, 24 ans
Willy Schapiro, Polonais, 29 ans
Amédéo Usséglio, Italien, 32 ans
Wolf Wajsbrot, Polonais, 18 ans
Robert Witchitz, Français, 19 ans
« Il faut attendre 1955, et l’inauguration dans le 20e arrondissement de Paris la rue du Groupe-Manouchian pour que la mémoire de ces héros revienne. À l’occasion de cette inauguration Louis Aragon écrit le poème Strophes pour se souvenir qui est mis en musique et chanté par Léo Ferré en 1959. Depuis il a très souvent été repris par d’autres chanteurs, dont Jacques Bertin, Catherine Sauvage, Marc Ogeret, Leni Escudero, Mama Béa, Monique Morelli, Didier Barbelivien, Bernard Lavilliers et Francis Lalanne (pour plus de précisions, voir Liste des interprètes de Léo Ferré).
À partir de 1985, l’Affiche rouge s’impose peu à peu, jusque dans les manuels scolaires comme le symbole de la part prise par les étrangers dans la Résistance » (source Wikipedia).
De nombreuses associations en France comme la Jeunesse Arménienne de France (JAF) ou l’association « Arménia » à Valence, demandent l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon.
Krikor Amirzayan
Source :
https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=76534&fbclid=IwAR0oFCyHCighVZ2zQ8Q8mJPjwxXehcagQatzaZUITi4pziKlQeyLPE4wyOI

Le « Groupe Manouchian »]
En juillet 1943, Missak Manouchian qui avait exécuté sa première opération armée au sein du Premier détachement le 4 mars est nommé commissaire technique des FTP-MOI parisiens. Un mois plus tard, il remplace Boris Holban au poste de commissaire militaire. Holban avait été démis de ses fonctions par Rol-Tanguy, adjoint de Joseph Epstein à la tête des FTP de la région parisienne, ce qui semble indiquer qu’à cette date, en région parisienne, les FTP-MOI étaient bien intégrés aux FTP, ce qui n’avait pas toujours été le cas

Dans l’interrégion parisienne, les FTP-MOI se seraient vus attribuer la 10e région. Joseph Epstein avait été nommé responsable des FTP parisiens vers février 1943 après le coup de filet qui avait décapité la direction parisienne des FTP (Roger Linet, Victor Rousseau). Le fait qu’Epstein soit juif polonais a peut-être facilité l’intégration des FTP-MOI dans les FTP. Holban avait été démis de ses fonctions car il contestait d’appliquer une directive qui préconisait d’engager une quinzaine de combattants par opération plutôt que trois ou quatre.
À la tête des FTP-MOI parisiens, aux côtés de Manouchian, on trouve Joseph Dawidowicz, responsable politique, Alfrerdo Terragni, dit Secondo, comme responsable technique et Abraham Lissner, responsable aux cadres. En août 1943, les FTP-MOI parisiens disposent de soixante-cinq militants dont quarante combattants. En septembre, ils seront soixante-six et en octobre cinquante-et-un. À la suite des différentes hécatombes des militants juifs, le Deuxième détachement a été dissous, et le Premier a quasiment disparu depuis le décès du chef de ce groupe, Joseph Clisci, au cours d’une opération le 2 juillet. Les forces des FTP-MOI sont donc regroupées en trois groupes : le Troisième détachement autour de Boczov, le Quatrième détachement et l’équipe spéciale. En dépit de la faiblesse de l’effectif et de l’épuisement de certains de ses membres, les trois groupes FTP-MOI effectuent dix-sept opérations par mois et même dix-huit le mois d’octobre. L’action la plus spectaculaire est l’exécution par l’équipe spéciale du général SS Julius Ritter, qui supervisait l’exécution du Service du travail obligatoire en France. L’équipe était composée de Marcel Rajman, Leo Kneler, Spartaco Fontanot et Celestino Alfonso.
On peut dater du 28 juillet le début de l’opération de filatures qui aboutit en novembre 1943 au démantèlement complet des FTP-MOI.

Marcel Rajman pénètre au 68 boulevard Soult, un immeuble qui était sous surveillance de la police. Rayman avait déjà été repéré lors de la filature de l’organisation des jeunes juifs au début de l’année 1943, mais d’après un policier interrogé à la Libération, il fit partie de ceux que le commissaire Barrachin ne voulait pas arrêter pour pouvoir faire rebondir la filature. Les membres de l’équipe de Rajman sont ainsi repérés.
Les policiers ouvrent une autre piste le 8 septembre, qui les conduit à « loger » l’ensemble des dérailleurs du Quatrième détachement, y compris leur chef Boczov. En suivant Boczov, la BS2 localise Manouchian dès le 24 septembre, et quatre jours plus tard, les policiers assistent à la rencontre hebdomadaire entre Manouchian et son supérieur Epstein. Le 18 octobre, c’est au tour de Dawidowicz d’être « repéré » et « logé ». Les arrestations commencent le 26 octobre après que la police a assisté presque en direct à un déraillement organisé par le Quatrième détachement dont deux hommes sont interpellés. Indépendamment de cette opération Dawidowcz est arrêté et il donne un certain nombre d’informations à la police ; grâce à ces informations, la police prend connaissance du niveau de responsabilité de Manouchian et d’Epstein, arrêtés le 16 novembre lors de leur rencontre hebdomadaire à Évry-Petit-Bourg. La chute des deux dirigeants déclenche l’arrestation immédiate des trente-cinq militants qui avaient été repérés au cours de la filature. Seuls cinq d’entre eux parviendront à passer entre les mailles du filet. Au total, l’opération aura permis à la police d’appréhender soixante-huit personnes. Selon le rapport de la BS2, les soixante-huit personnes arrêtées se décomposent en trente-trois « aryens » dont dix-neuf étrangers (onze Italiens et trois Arméniens), et trente-quatre Juifs dont trente étrangers. Ving-et-une femmes figurent parmi les soixante-huit.
Le procès et l’Affiche rouge

Vingt-quatre des combattants arrêtés au cours de la filature de novembre comparaissent devant la cour martiale du tribunal allemand auprès du commandement du Grand-Paris dans un procès qui s’ouvre à Paris le 15 février 1944. De ce procès qui est mené de façon très expéditive, on ne connaît que le verdict qui fut reproduit par une presse sous contrôle, les autres détails du procès étant très contradictoires. Vingt-trois des personnes jugées sont condamnées à mort, la vingt-quatrième ayant été mêlée au procès par erreur.


Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes sont fusillés au fort du Mont-Valérien, et la seule femme, Olga Bancic, responsable du dépôt d’armement, est envoyée à Stuttgart pour y être décapitée le 10 mai 1944. La plupart des hommes sont enterrés dans le cimetière d’Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, où une stèle a été érigée en leur mémoire. Parmi les vingt-deux condamnés à mort, se trouvent Manouchian et Boczov, mais pas Epstein qui ne comparait pas à ce procès mais est jugé avec quarante autres FTP français arrêtés après le coup de filet de novembre 1943. Il sera fusillé au Mont-Valérien le 11 avril 1944.
À la suite du procès, les Allemands lancent une vaste campagne de propagande en faisant placarder une affiche rouge devenue célèbre exhibant les identités et les photographies de Manouchian et neuf étrangers condamnés au procès et intitulée « Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! ».

happywheels

2 Commentaires

  1. Franccomtois dit :

    Comment être xénophobe á moins d´être un véritable SALOPARD!!!!!!!Ils auraient survécu ils auraient été de bien meilleurs francais que les salopes,les crevures,les pustules de bourbon,soral,benedetti et toute la clique de merde qu´ils trimballent derriere eux.Bien des personnes d´Afrique,d´Asie aujourd´hui (hors racaille)représente mieux la France que ces ignobles furoncle.
    Olga Bancic seule femme du groupe,honneur á toi!

    -Leny Escudero, L’affiche Rouge:
    https://youtu.be/n9nrq4o2OQ4

  2. vrcngtrx dit :

    la peau lisse française toujours dans les bons coups pour se mettre à l’honneur (fils de putes)

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