Arsène TCHAKARIAN, dernier survivant du groupe MANOUCHIAN, est mort hier soir à 101 ans

By  |  15 Comments

Le dernier survivant du groupe Manouchian, qui habitait Vitry, est décédé ce samedi. En février et juin dernier, il rendait encore hommage à ses 22 frères d’armes fusillés en 1944.
Il était arrivé au milieu de la cérémonie, alors que la foule pensait qu’il n’était pas suffisamment en forme pour assister à l’hommage à ses 22 frères d’armes fusillés en 1944. En février dernier, Arsène Tchakarian, 101 ans, avait bien assisté à l’hommage aux membres de l’Affiche rouge, enterrés au cimetière d’Ivry.
Ce samedi, le résistant, habitant de Vitry de longue date, et dernier survivant du groupe Manouchian, est décédé. Né en Turquie, Arsène Tchakarian s’exile à Paris en 1930. Il y devient maître tailleur avant d’intégrer le groupe Manouchian en 1943. Après les tracts, vient la lutte armée contre l’occupant Nazi. Déraillements de trains, exécutions en plein jour, le groupe Manouchian se fait finalement repérer, mais Arsène a la vie sauve.
Malgré son âge avancé, le résistant assistait encore, le 18 juin dernier à la commémoration de l’appel du général de Gaulle à Vitry, comme il le faisait pour toutes les commémorations.
« La ville de Vitry-sur-Seine lui avait rendu hommage il y a un an, pour son centenaire, avec la diffusion d’un film réalisé par Michel Violet, réalisateur vitriot, sur l’histoire de l’Affiche rouge, cette affiche de propagande allemande tirée en 15 000 exemplaires et placardée dans de nombreuses villes de France pour dénoncer les actes de résistance du groupe Manouchian », rappellent Luc Carvounas (PS) député de Vitry et le Parti Socialiste de la ville. Ensemble ils rendent hommage « à l’Homme qui porta cette mémoire pendant de nombreuses années, à nos côtés pour que chacun se souvienne. »
Source :

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-arsene-tchakarian-s-est-eteint-a-101-ans-05-08-2018-7844148.php


Arsène Tchakarian (en arménien : Արսեն Չաքարյան), né le 21 décembre 1916 dans l’Empire ottoman et mort le 4 août 2018 à Villejuif, est un résistant français d’origine arménienne, membre des FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian.
Arsène Tchakarian est né officiellement le 21 décembre 1916 à Sabandja en Turquie d’une famille arménienne qui pour fuir le génocide arménien s’exile d’abord en Bulgarie, puis arrive en France en 1930. Il fait alors des petits boulots qui lui permettent de vivre.
À la suite de sa participation aux manifestations du Front populaire, il adhère à la CGT. Il rencontre Missak Manouchian en participant avec lui au début des années 1930 à une campagne d’aide aux enfants de l’Arménie soviétique.
Engagé dans l’armée française en 1937, il participe aux combats des Ardennes et de la Meuse puis est démobilisé à Nîmes en 1940. Lorsque Manouchian le contacte, il répond présent et entre dans la Résistance, en 1942, au sein du Groupe des FTP MOI.
Le premier coup d’éclat date du 17 mars 1943 : Arsène, Missak et Marcel Rayman attaquent une formation de gendarmes allemands à Levallois-Perret. Il participe les mois suivants à des distributions de tracts, actions militaires ou de sabotage.
Après l’arrestation de Missak Manouchian, il rejoint le maquis du Loiret et participe à la libération de Montargis.
Après la Libération, il fait partie du bureau d’épuration qui se tient dans le bâtiment de l’ex-Kommandantur.
À partir de 1950, il devient historien, membre de la Commission des Fusillés du Mont-Valérien et chargé de recherches auprès du ministère de la Défense.

Il est le dernier survivant du groupe Manouchian et président d’honneur de l’Association nationale des volontaires, anciens combattants et résistants arméniens.
De son premier mariage, Arsène Tchakarian a eu cinq enfants ainsi qu’une enfant qu’il a reconnue ; quatre sont encore vivants. Sa première épouse s’est occupée pratiquement seule de ses enfants car il consacrait son temps aux actes de résistance menés avec Missak Manouchian et ses camarades de l’Affiche rouge. Sa première femme Bertha (Christiane) élevait les 3 premiers enfants, nés avant guerre, tout en assumant, dans le groupe, des transmissions pour la résistance.
De son deuxième mariage, il a un enfant.
Il habitait à Vitry-sur-Seine.
« >

happywheels

15 Commentaires

  1. Claude

    5 août 2018 at 15 h 55 min

    L’infamante affiche rouge !

    Il y avait également beaucoup de juifs étrangers dans ce groupe , il y a même un livre sur Marcel Rayman, jeune juif polonais résistants communiste :

    Vivre à en mourir

     » Vivre à en mourir raconte le destin de Marcel Rayman, ce jeune juif polonais pacifiste, qui, face à l’abomination nazie, prendra les armes auprès de Missak Manoukian et d’autres résistants. Pendant deux éprouvantes années, durant lesquelles il verra sa famille déportée, Marcel Rayman fait l’apprentissage de la clandestinité, de la « guérilla urbaine », de la mort, de la peur… et de la trahison.
    Son visage apparaîtra sur l’infamante Affiche Rouge, propagande de l’occupant destinée à discréditer les actions de la résistance parisienne. »

    Le Lombard.

  2. Françoise SAADOUN

    5 août 2018 at 16 h 11 min

    honneur à sa mémoire- qu’il repose en paix-

  3. Claude

    5 août 2018 at 16 h 13 min

    et également un film avec un titre révoltant, nous laissant entrevoir comment les courageux résistants étaient perçus à cette époque dans la France occupée :

    « l’armée du crime » !

    Parce qu’ils luttaient avec acharnement contre l’occupant, qu’ils voulaient sauver la France et employaient les grands moyens pour se faire, ils furent considérés comme des criminels et des terroristes

    Presque tous étaient de jeunes étrangers, courageux et aimant la France, mais mal aimés par elle ; pour la plupart, ils l’ont payé de leur vie.

    • vrcngtrx

      5 août 2018 at 18 h 20 min

      j’avais été voir ce film que je trouve malheureusement moyen au niveau des cadrages et de la réalisation alors que les acteurs jouent bien ; un peu trop mou, ça manque de pêche par rapport à leur courage et la témérité des opérations (c’est con de dire ça mais il aurait fallu la dynamique du cinéma amerloque)

  4. vrcngtrx

    5 août 2018 at 18 h 31 min

    « tracts, lutte armée contre l’occupant, déraillements de trains, exécutions en plein jour … »
    voilà ! un beau pied de nez à tous les cons qui s’autoproclament ‘résistants’ sur le web avec leurs sites et conférences de mes couilles, bref de leur perpétuel bla-bla redditionniste inavoué.

  5. KNOCKER

    5 août 2018 at 19 h 43 min

    vrcngtrx APPELLE MOI JE T’AI RECONNU TU ES P.H

    • vrcngtrx

      5 août 2018 at 21 h 51 min

      Salut Knocker, je pense que tu fais erreur mais pas de souci si tu souhaites un contact en privé (par email via LDJ)

  6. vrcngtrx

    5 août 2018 at 21 h 58 min

    « Arsène Tchakarian était de ceux qui ne courbent jamais l’échine face à … »
    voir le commentaire de Charlize LOL
    https://twitter.com/IanBrossat/status/1026067804435492865/photo/1

  7. BERRANGER

    6 août 2018 at 7 h 11 min

    Un homme d’honneur…. Qu’il repose en paix….

  8. In memoriam

    6 août 2018 at 9 h 33 min

    Honneur et Gloire à tous ces combattants, juifs pour beaucoup, qui menèrent la vie dure aux nazis !

  9. Haimpb67

    7 août 2018 at 12 h 00 min

    Arsène tchakarian est un frère Arménien qui n a jamais courbé l eschine et j espère que la France va lui rendre un hommage national . C est un grand homme .
    Merci à vous Monsieur.voys serez un modèle pour toutes les générations .

    Au panthéon des grands hommes

  10. Haimpb67

    10 août 2018 at 0 h 10 min

    Et les gars et les filles et mesdames , il faut que ce monsieur rentre au panthéon !

    Putain on a reçu Khadafi et légion d’honneur a mimi Mathy !!! Putain on marche sur la tête .

    Je dis toujours à mes potes arméniens qu ils sont la 13 ème tribus d Israël
    ,

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *