La Souterraine (23): assigné à résidence, un imam palestinien « ayant tenu des prêches de haine contre l’Occident », entame une grève de la faim

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Un homme d’une cinquantaine d’année est assigné à résidence dans un hôtel de la Souterraine depuis mars 2018. Pour les services de renseignements français, c’est un imam radical qui a envoyé des jeunes en Syrie quand il habitait en Alsace.
Il n’en peut plus. Ce Palestinien d’une cinquantaine d’année doit pointer chaque jour à la gendarmerie. Et il est tenu de rester dans un hôtel de la Souterraine entre 21h et 7h du matin. Et cela depuis un an et demi. En signe de protestation, Mohammed al-Ashram a décidé d’entamer une grève de la faim.
Avant la Souterraine, il avait déjà été assigné à résidence à Saint-Junien en Haute-Vienne. Et avant cela, dans les Deux-Sèvres. Depuis 2015, cet homme est brinquebalé d’hôtel en hôtel. Il fait l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire français mais ne peut être concrètement expulser car sa vie est en danger sur les territoires palestiniens.
A l’origine de cette expulsion, une note des services de renseignements français qui le désigne comme un imam radical ayant tenu des prêches de haine contre l’occident, les Etats-Unis et Israël. Il aurait aussi convaincu des jeunes d’aller combattre en Syrie. Et il est désigné par nos collègues du journal Libération comme étant l’une des sources de radicalisation de l’un des kamikazes du Bataclan. Des accusations que Mohammed al-Ashram réfute et qui n’ont pas fait l’objet d’un procès. Son assignation à résidence est une mesure administrative.
Source :
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-imam-palestinien-assigne-a-residence-dans-un-hotel-de-la-souterraine-entame-une-greve-de-la-faim-1574175637
Bien sur la LDJ soutient la greve de la faim de cette imam et souhaite qu’il aille jusqu’au bout de sa greve de la faim. La cause islamiste a besoin de martyr
Assigné à résidence depuis quatre ans, Mohammed A. a été ballotté de département en département et de juridiction en juridiction, jusqu’à atterrir à La Souterraine, en Creuse.
Mohammed A. est assigné à résidence en Creuse à La Souterraine. Son assignation à résidence a été prononcée il y a quatre ans. Lui sont reprochés des prêches très critiques envers l’Etat français et celui d’Israël dans une mosquée de Strasbourg, ainsi que d’avoir encouragé deux jeunes à partir faire le djihad en Syrie – ce qui a donné lieu à deux notes blanches du renseignement – selon son avocate, maître Nohra Boukara. Celle-ci s’est présentée accompagnée de son client jeudi 27 juin devant le tribunal administratif de Limoges afin de contester la mesure.
Dans des observations qui relevaient plus de la plaidoirie – ce qui à la longue a provoqué l’impatience du président Patrick Gensac – maître Boukara a retracé le parcours de Mohammed A. de l’Est de la France au Limousin, ballotté de lieux d’assignation en juridictions. L’avocate a ainsi évoqué un régime des plus strictes – assignation de 21 heures à 7 heures et obligation de pointer à la gendarmerie toutes les deux heures trente – qui s’est un peu assoupli par la grâce du Conseil d’État, lequel a considéré que cela relevait presque de la détention.
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Maître Boukara a également évoqué les témoignages de fidèles de la mosquée strasbourgeoise dans laquelle Mohammed A. officiait en tant qu’imam, lesquels réfutent les prêches qui lui sont reprochés. L’avocate a aussi affirmé que lors de son audition l’un des deux jeunes Strasbourgeois partis en Syrie avait donné le nom de l’individu qui l’avait incité à aller faire le djihad et qu’il ne s’agissait pas de Mohammed A.
Maître Boukara a, en outre, insisté sur le fait que la cour administrative d’appel de Paris a prononcé le « défichage » de Mohammed A..
« On ne veut pas admettre que les services de renseignement ont raconté n’importe quoi. »
Maître Boukara
L’avocate s’est également inquiétée de l’impartialité du tribunal administratif de Limoges, lequel a déjà rejeté une première demande de Mohammed A. en référé. Pour maître Boukara, « on ne veut pas admettre que les services de renseignement ont raconté n’importe quoi ».
Après cette évocation du fond, l’avocate a détaillé les moyens sur lesquels elle appuie sa demande, avec en premier lieu l’atteinte aux droits de la défense que constitue pour elle l’assignation à résidence. Mohammed A. n’ayant en effet pas pu se rendre à certaines convocations de la justice particulièrement cruciales, notamment celle devant le Conseil d’Etat.
De son côté, le rapporteur public Pierre-Marie Houssais a été dispensé par le président Gensac du prononcé de ses conclusions à l’audience. L’affaire a été mise en délibéré.
Source :
https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/il-conteste-son-assignation-a-residence-en-limousin-pour-soupcons-de-radicalisation_13593855/

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