La Suisse ne subventionnera plus les antisémites du BDS

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Suite à un rapport fourni par NGO Monitor, le Conseil national suisse a voté un texte interdisant désormais à la confédération de subventionner directement ou indirectement des organisations liées au BDS et au boycott d’Israël.
Il faut noter que le texte de loi a été présenté par le conseiller Christian Imark, membre du parti de droite UDC. Ce dernier a déclaré devant le Conseil national: « L’argent du contribuable suisse n’est pas directement utilisé pour des campagnes racistes, haineuses, antisémites ou encore de boycott. Mais il alimente bien les caisses d’ONG impliquées dans ce type d’activités: le fait que de l’argent suisse soit utilisé à de telles fins pose des problèmes éthiques mais aussi politiques. La réputation et la neutralité de la Suisse sont en jeu ».
Lors des débats, le conseiller fédéral aux Affaires étrangères Didier Burkhalter (Parti radical-libéral) a vivement réfuté ces affirmations en niant que la Suisse soutient des organisations incitant à la haine ou à l’antisémitisme ou finance des ONG associées au mouvement de boycott BDS dans le cadre de « l’aide aux Territoires palestiniens occupés » (sic). Il a cependant reconnu que « l’engagement pour le droit international humanitaire peut conduire à des discussions controversées dans certains contextes ».
Il n’a pas été écouté et à part les partis de gauche, une majorité de conseillers nationaux ont adopté la résolution par 11 voix contre 78.
Le texte adopté indique que « la Suisse ne pourra plus subventionner des projets réalisés par des organismes liés à des activités racistes, antisémites, qui incitent à la haine ou se livrent à des campagnes de boycott, sanctions et désinvestissements ».
NGO Monitor, spécialisé dans ce domaine, a ainsi persuadé le parlement helvétique en lui présentant des rapports qui indiquent que le BDS poursuit des buts qui sont en contradiction avec la politique officielle du gouvernement fédéral.
Source :
http://www.lphinfo.com/parlement-suisse-vote-texte-anti-bds/

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2 Commentaires

  1. Gilles-Michel De Hann

    9 mars 2017 at 21 h 04 min

    Selon un rapport de Basler Zeitung, la Suisse finance des organisations en Israël et dans les territoires palestiniens qui appellent à l’annihilation d’Israël et à la mort des Juifs.

    Un article de février du quotidien suisse Basler Zeitung rapporte qu’une partie des quelques 60 millions de dollars que son gouvernement a envoyés à l’appui des projets au Moyen-Orient finance des initiatives qui appellent à la destruction d’Israël et au meurtre de Juifs. « La Suisse finance de différentes façons les organisations en Israël et dans les territoires palestiniens qui appellent à l’annihilation d’Israël et à la mort des Juifs », a écrit Dominik Feusi, rédacteur en chef de Basler Zeitung.

    Selon le rapport, depuis 2013, le gouvernement suisse a fait passer près de 700 000 dollars à un bureau des droits de l’homme à Ramallah qui fonctionne comme une organisation de front, pour éviter les critiques des pays occidentaux. Le bureau est financé par la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, et cherche à dissimuler le travail antisémite de ses ONG partenaires, selon le rapport.

    Une autre organisation soutenue par le gouvernement suisse, le Centre de ressources Badil pour la résidence palestinienne et les droits des réfugiés, préconise un boycott contre l’Etat juif, a ajouté le rapport, notant que cela contredisait l’approbation par le pays d’une solution au conflit israélo-palestinien. La Suisse a longtemps été critiquée pour son refus d’interdire le Hezbollah et le Hamas en tant qu’organisations terroristes. En décembre, elle a participé et aidé à financer une conférence de deux jours à Genève à laquelle le Hamas participait.

    Parmi les autres organisations mentionnées dans le rapport comme bénéficiaires du financement suisse figurent le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) qui appelle systématiquement à l’arrestation d’hommes politiques israéliens et compare Israël à l’ancien régime d’apartheid en Afrique du Sud, et Al-Haq, un centre juridique basé à Ramallah qui promeut la loi contre l’État juif.

    Le rapport a suscité lundi de vives critiques de la part de l’ONG Watch Monitor qui appelait à une réforme des dépenses publiques du gouvernement suisse. « Le contrôle parlementaire et l’enquête sur le financement par le gouvernement suisse de ces ONG anti-paix est très important », a déclaré Olga Deutsch, directrice du bureau européen de l’ONG Monitor. « D’autres pays font de même et les députés suisses peuvent donner l’exemple. Il est clair que les millions de francs suisses destinés aux ONG, y compris les groupes haineux par le biais de processus secrets, ne peuvent pas continuer à transiter.

    Selon l’ONG Monitor, le fondateur et directeur du PCHR, Raji Sourani, a admis avoir des liens avec le Front Populaire pour la Libération de la Palestine. « Il est alarmant que 2,38 millions de dollars aient été accordés à une organisation palestinienne de défense des droits de l’homme avec des liens présumés avec une organisation terroriste, le PFLP », a déclaré Deutsch. «Les gouvernements suisses et les autres gouvernements européens doivent faire mieux pour revoir ceux qu’ils soutiennent et approuvent. Une coopération plus directe avec leurs homologues israéliens serait probablement le meilleur premier pas dans cette direction.  »

    Selon le rapport, le consultant du gouvernement suisse sur la distribution de fonds aux organisations sans but lucratif palestiniennes est Mustafa Mari, un chercheur des droits de l’homme à l’Université de Birzeit qui soutient le boycott d’Israël.

    Source : Jpost, 7 mars 2017

    Le DFAE s’est exprimé sur le sujet par la voie de son service presse ce jour :

    « La Suisse condamne vivement tous les appels à la haine, la violence, au racisme ou à l’antisémitisme. Elle ne soutient que des organisations dont l’engagement est conforme aux valeurs de notre politique extérieure, définie par la Constitution fédérale. La Suisse travaille avec des organisations qui défendent des valeurs et des principes démocratiques et s’engagent pour le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Elle choisit ses partenaires sur la base de leur expertise et de leur contribution aux buts à atteindre.

    Les objectifs sont clairement définis dans le plan d’action que les organisations partenaires doivent soumettre pour obtenir un financement. Les contrats avec ces organisations contiennent aussi des clauses qui permettent aux donateurs de s’assurer qu’elles respectent certains principes de base (comme, par exemple: partners must «refrain from discrimination, incitement to violence or hatred» et «refrain from supporting activities that undermine the political autonomy of any authority by unlawful means»).

    Si des attaques ou des critiques sont formulées à l’encontre d’ONG financées par la Suisse, celles-ci sont discutées avec le partenaire et font l’objet d’une enquête. Lorsqu’une accusation s’avère fondée, des mesures immédiates sont prises, pouvant, par exemple, mener à la rupture du partenariat et au remboursement des fonds. »

  2. Gilles-Michel De Hann

    9 mars 2017 at 21 h 14 min

    * La Suisse veut se souvenir de la Shoah …

    http://www.lematin.ch/suisse/suisse-veut-souvenir-shoah/story/11993066

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