Les familles de victimes choquées par une pièce sur les dernières heures de Mohammed Merah

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C’est une pièce de théâtre qui va faire parler, notamment à Toulouse et Montauban. Elle retrace les dernières heures de Mohammed Merah sous la forme d’un dialogue entre le terroriste toulousain et le policier de la DCRI au moment où le jeune homme originaire des Izards est terré dans son appartement de la rue du Sergent Vigné à Toulouse. Elle est présentée actuellement au Festival off d’Avignon.
La pièce, intitulée Moi, la mort je l’aime comme vous aimez la vie — phrase que l’assassin de sept personnes dont trois enfants a prononcé lors de ses échanges avec la DCRI — suscite l’indignation chez les familles des victimes. « C’est un choc, a déclaré Latifa Ibn-Ziaten mère de Imad Ibn Ziaten, le militaire qui fut la première victime de Merah le 11 mars 2012, à Toulouse. Ce n’est pas intelligent de faire ça. On joue avec l’image de cette personne. En étant le personnage principal d’une pièce de théâtre, on le positionne comme un héros, selon elle. Je travaille beaucoup sur le terrain et je vois ce qu’il se passe. J’entends dire de la part de beaucoup de jeunes que c’était un héros car il était seul face aux policiers et qu’il n’a pas eu peur. Toutes les familles de victimes m’ont appelée et sont choquées ».
« Un monstre que la société a engendré »

L’auteur de la pièce, Mohamed Kacimi, s’est basé sur la retranscription des derniers échanges entre les policiers et le tueur, http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/07/1372164-je-suis-le-messager-d-allah-recit-des-dernieres-heures-du-tueur-au-scooter-mohammed-merah.html La pièce est donc une fiction écrite à partir de ces verbatims qui ont été publiés à l’époque dans la presse. « Je suis surpris par ces réactions. Je viens d’un pays, l’Algérie, qui a été mis à feu et à sang par les islamistes avec 200 000 victimes, explique Mohamed Kacimi. Ce n’est pas en fermant les yeux qu’on va régler le problème. Le théâtre c’est aussi l’effroi et l’interrogation. Ce n’est pas une réhabilitation de Mohammed Merah. C’est une interrogation par rapport à un monstre que la société a engendré ». Pour l’auteur, c’est avant tout « la genèse d’une catastrophe. Le théâtre a pour vocation la mise à distance. C’est différent du cinéma. »

« Ce n’est ni un héros, ni un exemple »

Sur scène, seuls deux acteurs, séparés par un mur, jouent cet échange. Yohan Manca (également metteur en scène) interprète Mohammed Merah, accompagné de Charles Van de Vyver (l’agent de la DCRI). Le dialogue est parfois d’une banalité terrifiante compte tenu de la situation, comme lorsque le terroriste raconte ce qu’il a fait après la tuerie de l’école Ozar Hatorah à Toulouse le 19 mars 2012 : « J’ai pris mon scooter, je suis rentré chez moi et j’ai commandé une pizza aux quatre fromages ». Pour Mohamed Kacimi, c’est « la banalité du mal » et face aux critiques il interroge : « Va-t-on arrêter de jouer La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht car la pièce parle du nazisme? »
Un argument que Latifa Ibn-Ziaten ne veut pas entendre. « Mohammed Merah a fait tellement de mal. Il a tué des enfants, des innocents. Ce n’est ni un héros, ni un exemple. Ça fait six ans que ma vie est bouleversée. Rien que d’entendre son nom ça me fait des frissons, raconte-t-elle. J’ai pardonné l’homme mais pas les actes ».

Source :
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/11/2610597-familles-victimes-choquees-piece-dernieres-heures-mohammed-merah.html

Il brule en enfer pour l’éternité

happywheels

9 Commentaires

  1. LEHI

    11 juillet 2017 at 15 h 09 min

    J ai téléphoné à la mairie d’Avignon puis au théatre de la manufacture qui produit ce spectacle de merde .. Une connasse a osé me parler de liberté d’expression … Il faut saturer leu standard 0490851271
    VOICI LES COORDONNEES DES RESPONSABLES DE CE THEATRE DE MERDE

    Pascal KEISER (Président) president(a)lamanufacture.org
    Emilie AUDREN / Production et exploitation emilie.audren(a)lamanufacture.org
    Pierre HOLEMANS / Relations extérieures pierre.holemans(a)lamanufacture.org
    Mael LE GOFF / Gestion et développement mael.legoff(a)lamanufacture.org

    Production
    Coordination générale Laetitia LEPETIT coordination(a)lamanufacture.org
    Administration Sabine CHATEL administration(a)lamanufacture.org

    Communication
    Site / Brochure / Réseaux sociaux Alexandra DE LAMINNE communication(a)lamanufacture.org
    Attachée de presse Murielle RICHARD – 06 11 20 57 35 | presse(a)lamanufacture.org

    Accueil des publics
    Responsable Accueil / Public / Billetterie Katia GARANS billetterie(a)lamanufacture.org
    Accueil professionnels Muriel BORDIER pro(a)lamanufacture.org

    Technique
    Directeur technique et régie générale Eric BLONDEAU blonpinte(a)free.fr
    Régie Thomas DUBOIS & Wilfrid VANDERSTUYFS

  2. François

    11 juillet 2017 at 18 h 53 min

    Pas vu la pièce donc difficile de juger. Tout dépend du focus. Si l’idée c’est de renvoyer la société et le tueur dos à dos, de justifier son acte ou de lui chercher des circonstances atténuantes, c’est pitoyable. Mais ce ne serait pas étonnant, vu la position dominante par rapport à ces questions.

    • Hervich

      28 juillet 2017 at 19 h 56 min

      Et vu les videos d’ordures comme Dieudonné ou Soral ou pire le négationniste Reynoard qui se multiplient sur Youtube sans qu’un modérateur ne fasse quoi que ce soit pour interdire ou mettre un bandeau d’avertissement par exemple.

  3. Jacques

    11 juillet 2017 at 18 h 58 min

    Il faut demander s’ils comptent programmer des pièces sur les dernières heures de youssouf fofana ou de l assassin de Gisèle Halimi?
    A défaut,le dernier pestacle de dieudonné?
    Eux se moquent des victimes,moi pas.Soutien aux familles.

  4. samuel

    11 juillet 2017 at 20 h 11 min

    Charognards aucun respect pour les victimes

  5. VRCNGTRX

    11 juillet 2017 at 21 h 15 min

     » pardonné l’homme  »
    ça un homme ???

  6. Franccomtois

    12 juillet 2017 at 6 h 23 min

    Á vomir cette mise en scene.Pourquoi parler d´un sale type et pire en faire un spectacle,que ce soit pour dénoncer ou pour excuser le cheminement d´un « pauvre gosse de quartier difficile ».Les bobos sont de plus en plus excécrable.Espérons que les potes de la caserne des soldats assassiné iront avec les familles des victimes se manifester(école juive aussi bien évidemment)pour dénoncer ce scandal.Moi personnellement je ne crois pas que cette mise en scene soit critique pour dénoncer les dérives de désoeuvrés en direction de l´islamo-fascisme sinon y aurait eu menace,agression et tutti cuanti,donc cette merde est á dénoncer avec virulence.Certains sont plus rapide pour dénoncer une creche ou un arbre de Noel dans une mairie ou une école que ce genre d´ignominie,sur que les risques sont loin d´être les mêmes,je le répete ceci est á vomir.

  7. roni

    12 juillet 2017 at 10 h 41 min

    a force d avoir laisser un trou du cul faire du theatre sur la shoah au nom de la liberte d expression tous les illumines le suivent bientot vous aurez une piece de theatre intitule « comment j ai joue au booling avec mon camion a nice » ou « comment j ai tue charlie hebdo »…

  8. capucine

    12 juillet 2017 at 12 h 55 min

    ni le Crif ni les institutions juives ne disent que se soit à propos de cette pièce qui fait de la propagande antisémite , ni le ministre de
    l’intérieur G.Collomb qui ne fait rien pour déprogrammer et interdire cette pièce , du genre que les spectacles de propagande de dieudoné

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