Michel Drucker : «C’est grâce à la famille de Patrick Le Lay que je suis en vie»

By  |  10 Comments

Michel Drucker était un ami de l’ancien patron de la Une, Patrick Le Lay, décédé mercredi soir à l’âge de 77 ans. Il se souvient comment la famille Le Lay a sauvé la sienne pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mercredi 18 mars, Patrick Le Lay est décédé à l’âge de 77 ans. Dans une interview accordée au Parisien, le jour-même, Michel Drucker s’est souvenu avec émotion de l’ancien patron de la TF1, dont il était très proche.
Mercredi 18 mars, selon des informations du Point, Patrick Le Lay est mort à l’âge de 77 ans. En tant que grand homme du petit écran, de nombreuses stars de la télévision ont été touchées par sa disparition. Parmi ses plus proches amis, il pouvait notamment compter sur Michel Drucker. Et pour cause, les deux hommes ont tissé des liens d’amitié indéfectibles, grâce à leurs deux familles. « La famille Le Lay a beaucoup compté dans ma vie, c’est grâce à elle que je suis en vie », a commencé par expliquer Michel Drucker, dans une interview accordée au Parisien, le jour-même.
Puis, l’animateur télé s’est remémoré l’été 1942. « Alors que mon père qui était juif avait été arrêté par la Gestapo, Pierre Le Lay, un intellectuel qui parlait allemand, a sauvé ma mère. Enceinte de moi avec un petit garçon de 1 an, mon frère Jean [l’ancien président de M6, ndlr] elle se faisait contrôler sur les quais de la gare de Rennes et n’avait pas de papiers en règle. Alors qu’il ne la connaissait pas, le père de Patrick s’est fait passer pour son mari », s’est souvenu le présentateur de 77 ans. Avant de préciser que « ce n’est pas tout », et de rajouter une autre anecdote.
Patrick Le Lay, un homme « brillant », « cultivé » et « drôle »
Pendant trois ans, la famille Le Lay a accueilli Michel Drucker, son frère ainsi que sa mère dans le village Plémet, dans les Côtes-d’Armor. « Pour moi, les Le Lay ont été des Justes. A jamais nos familles ont été liées », a-t-il ajouté. C’est finalement quelques années plus tard que Michel Drucker et Patrick Le Lay se sont de nouveau croisés « presque par hasard », grâce à Francis Bouygues, qui venait de reprendre TF1, et qui voulait embaucher Michel Drucker qui lui travaillait sur Antenne 2. « C’était un homme brillant […] très cultivé […] brut de décoffrage et très drôle », s’est souvenu Michel Drucker, « bouleversé » en apprenant le décès de son ami.
Source :
https://www.telestar.fr/people/michel-drucker-comment-le-pere-de-patrick-le-lay-lui-a-sauve-la-vie-pendant-la-s-499936

Michel Drucker naît le 12 septembre 1942 à Vire. Son père, Abraham Drucker (né le 15 novembre 1903)1, natif de Davideni (ro) (village, avant la Première Guerre mondiale, du duché de Bucovine dans l’Empire austro-hongrois, puis dans l’entre-deux-guerres roumain, et enfin, après le second conflit mondial, ukrainien sous le nom de Davydivka (Давидівка)2,3), est un immigré juif qui arrive en France en 1925 pour y faire des études de médecine. Ayant quitté la Roumanie en passant par Vienne (Autriche), il y a rencontré Lola Schafler, élève infirmière, qui le rejoint en France. Ils se marient en 1930 à Ploemeur (Morbihan)4 et sont naturalisés en 19375. Son père s’installe comme médecin de campagne dans le département du Calvados, à Saint-Sever-Calvados, puis à Vire, place de la Gare6. Pendant la Seconde Guerre mondiale, arrêté à la suite d’une dénonciation7 en 1942, son père est fait prisonnier à Compiègne, puis devient médecin-chef du camp de Drancy8,9,10,11. Il accompagne Aloïs Brunner à Nice : « Dans leurs fourgons, les SS avaient emmené une partie du personnel interné de Drancy, dont le docteur Abraham Drucker, médecin-chef du camp. Un « physionomiste » faisait également partie de l’équipe […] Au cours de nombreuses chasses à l’homme conduites dans les rues de Nice, les nazis se faisaient accompagner par des « spécialistes » juifs chargés de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non10. » De ses années de captivité, Abraham Drucker gardera de très mauvais souvenirs12, et il n’ira jamais voir son fils Michel à Compiègne lorsque celui-ci y fera son service militaire. Le 23 février 2008, Michel Drucker assiste à l’inauguration du Mémorial de l’internement et de la déportation, que l’on a créé dans cet ancien camp13.
Après l’arrestation d’Abraham Drucker, son épouse enceinte de Michel, accompagnée de Jean, son fils aîné, se fait contrôler sur un quai de la gare de Rennes par un officier de la Gestapo. Intervient alors un homme qu’elle ne connaît pas, Pierre Le Lay — père de Patrick Le Lay —, chargé d’aller la chercher et qui, en allemand, dit à l’officier allemand qu’il s’agit de son épouse, lui sauvant ainsi probablement la vie

happywheels

10 Commentaires

  1. capucine

    19 mars 2020 at 11 h 28 min

    Mme Drucker enceinte a eu beaucoup de chance dans ce malheur qui lui a permit d’échapper à la déportation grâce à Mr Le Lay !

  2. josué bencanaan

    19 mars 2020 at 11 h 43 min

    Tiens, il parle pas de son grand père ?, je peu pas voir ce mec

    • knocker

      19 mars 2020 at 14 h 34 min

      Salut Josué Bencanaan, tu confonds, c’est pas le grand père de Drucker, mais son père. la suite des révélations sur l’étonnante saisie à la Libération des comptes bancaires d’Abraham Drucker, père de Michel Drucker et de Jean Drucker, PDG de M6, il s’avère que celui-ci était médecin-chef du camp de Drancy, épisode passé sous silence dans les biographies et entretiens de ses enfants. Il faut se référer à « Drancy, un camp de concentration très ordinaire 1941-1944 » (Manya, 1991) de l’iconoclaste Maurice Rajsfus pour apprendre ce fait. On y découvre également qu’il accompagna Aloïs Brunner à Nice : « Dans leurs fourgons, les SS avaient emmené une partie du personnel interné de Drancy, dont le docteur Abraham Drucker, médecin-chef du camp. Un “physionomiste” faisait également partie de l’équipe […] Au cours de nombreuses chasses à l’homme conduites dans les rues de Nice, les nazis se faisaient accompagner par des “spécialistes” juifs chargés de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non. » Il devait témoigner à la Libération, fournissant l’identité des responsables SS de ses rafles comme en témoigne divers documents conservés au Centre de documentation juive contemporaine.

  3. Armone

    19 mars 2020 at 12 h 10 min

    Cest une très belle histoire cet homme aurait dû être nommé Juste des Nations à YAD Vashem.

    C’est ha Kadoush Barouh Hou qui sauve et non l’homme.

  4. Frederich Nietzsche

    19 mars 2020 at 14 h 26 min

    et connerie qui la sauve?
    Serieux la.
    Meme la tu dois mettre ton mysticisme a deux balles. Et les mecs qui entraient dans les camps en chantant le Shema, Dieu les a sauves ou les a tues?

    • Armone

      20 mars 2020 at 11 h 10 min

      @ Frederich Nietzsche

      À moins de vivre sur une autre
      Planète, ou bien avez vous trop lu Nietzsche ou Descartes.

      Vous n’ignorez pas qu’une grande partie de la communauté Juive a fait tshouva, et les 3/4 des enfants scolarisés en école Juive, chose impensable il y a 15 ans.

      Il n’y a pas de réponse à la Shoa ceux qui marchaient vers la mort en chantant le SHEMA savaient qu’ils faisaient là un Kidoush Ha Shem, et ni vous ni moi ne leur arrivons à la cheville.

      Il n’est pas question de mysticisme comme vous j’ai étudié le hol mais aussi le Kodesh.

      Les Goyims eux au moins respectent ceux qui sont Shomer Mitzvot.

  5. Franccomtois

    19 mars 2020 at 16 h 31 min

    Comme Josué je ne peux pas le blairer ce type.Par contre Josué éclaire moi sur son grand-pere STP.

  6. capucine

    20 mars 2020 at 14 h 41 min

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *