Quand Juan Branco écrivait à Salah Abdeslam

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Par Raphaël Stainville

En octobre 2016, Juan Branco écrit à Salah Abdeslam pour lui suggérer de “congédier ses conseils”. Celui qui se présente alors comme l’avocat de Julian Assange propose au terroriste une défense de rupture sous la forme de celle mise en place par Jacques Vergès lors de la libération de l’Algérie, en défense de ‘terroristes’ du FLN. Nous vous révélons en exclusivité le contenu de cette lettre qui voit l’avocat d’extrême gauche flirter avec un soldat de Daech.
La lettre n’est pas datée, mais l’on sait qu’elle a été déposée à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, le 12 octobre 2016, l’accusé de réception de la poste faisant foi. Elle est adressée à « Saleh Abdeslam ». Salah Abdeslam n’est pas un détenu ordinaire. Il est détenu à l’isolement, sous vidéosurveillance 24 h/24. Et pour cause : il est le seul survivant du commando islamiste qui, dans la nuit 13 novembre 2015, sème la terreur aux abords du stade France, au Bataclan et aux terrasses des cafés de Paris. Bilan de ces attentats que revendique Daech : 138 morts et 413 blessés. Arrêté en Belgique, le 18 mars 2016, après 125 jours de cavale, Salah Abdeslam est remis aux autorités françaises le 27 avril 2016 et incarcéré à Fleury sous le numéro d’écrou 444806.
Depuis, le terroriste s’obstine à conserver le silence. Salah Abdeslam est si mutique qu’il en désespère même ses avocats. Pendant son premier procès en Belgique, maître Franck Berton, l’un de ses conseils, se désole : « Pour assurer la défense d’un homme, il faut être deux, l’avocat et l’accusé. Salah Abdeslam ne collabore plus ». Salah Abdeslam n’exprime rien. A l’un des juges d’instructions qui l’interroge, il fait valoir son « droit au silence ». Jamais de regret, encore moins de remords. Rien. On sait seulement que lors de son incarcération en Belgique, il s’est montré plus bavard avec deux de ses codétenus. Selon des écoutes déclassifiées que le Parisien révèle le 20 janvier 2020, l’homme leur raconte sa virée macabre, la dépose de trois kamikazes au Stade de France, l’abandon de sa Clio au nord de Paris, la manière dont il se débarrasse de sa ceinture explosive défectueuse (« On disait que je faisais 90 kilos, mon frère », plaisante-t-il), sa nuit de planque à Châtillon dans un cage d’escalier, son retour en Belgique, avec l’aide de complices.
L’auteur de la missive est quant à lui un parfait inconnu grand public. Certes, dans certains cercles parisiens, nombreux sont ceux déjà qui connaissent cette tignasse de cheveux rebelles que promène avec une certaine arrogance Juan Branco. Le jeune homme de 26 ans a été proche de Richard Descoings, l’emblématique directeur de Sciences Po Paris, dont il prononcera l’éloge funèbre. Il a été en première ligne pour combattre la loi Hadopi. Il s’est rapproché de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks dont il revendique d’être l’avocat. Mais Juan Branco n’a pas encore gouté à la célébrité. Il n’a pas encore écrit Crépuscule, le pamphlet qui le fera connaître des Français et des gilets jaunes, ni participé à la chute d’un candidat à la mairie de Paris. Benjamin Griveaux, travaille encore pour quelques semaines chez Unibail avant de replonger dans la politique dans le sillage d’Emmanuel Macron. Quant à Piotr Pavlenski, dont il deviendra l’ami et le conseil, s’il s’est déjà cloué le scrotum devant le mausolée de Lénine, il n’a pas encore trouvé refuge en France.
Si Juan Branco se décide en octobre 2016 à écrire à Salah Abdeslam depuis son appartement de la rue de Rennes, c’est qu’il considère que le terroriste mérite d’être défendu autrement que par des avocats dont il ne partage pas la stratégie. Sven Mary, l’un des conseils de Salah Abdeslam parle de lui comme d’ « un petit con de Molenbeek issu de la petite criminalité, plutôt un suiveur qu’un meneur. Il a l’intelligence d’un cendrier vide, il est d’une abyssale vacuité. » Dans sa lettre, Juan Branco le regrette. « Je n’ai jamais partagé la position de votre avocat bruxellois et de ses confrères. Vous dégrader ne sert à rien. Je vous encourage donc à poursuivre dans votre voie, mais vous recommande de vous faire accompagner », écrit-il. « Sachez que je partage votre ressenti quant à la nécessité d’imposer une radicalité dans votre ligne de défense », écrit Juan Branco de sa plume déjà fiévreuse. « Celle-ci peut passer par votre silence, ou par une défense de rupture sous la forme de celle mise en place par Jacques Vergès lors de la libération de l’Algérie, en défense des ‘terroristes’ du FLN ». On notera le choix des mots et des expressions, les guillemets pudiques lorsque Juan Branco évoque les terroristes du FLN.
Le jeune homme ne recule devant rien pour tenter d’amadouer Salah Abdeslam. « J’ai votre âge, explique-t-il, et je suis un enfant que ce pays ne considérera jamais comme le sien. Je suis un fils d’immigré. J’ai fait le choix de la résistance. Celle de l’intérieur. Vous, de la violence. Celle de l’extérieur. » Il prend soin d’ajouter afin que le combat qu’il poursuit ne se confonde pas avec celui du terroriste. « Nos choix ne sont pas compatibles. Ils ne sont pas partageables. » Juan Branco qui s’est aventuré en Afrique dans l’espoir de pouvoir intégrer le Monde, met en avant son expérience de la violence. « J’ai connu votre violence. Je suis allé la voir, au Centrafrique, en République Démocratique du Congo. J’ai vu des morts et des cadavres. De très près. Je les ai sentis. L’odeur armes. Je sais. » C’est beau comme du BHL.
En dépit de ses efforts pour convaincre Salah Abdeslam d’adopter sa défense « Par-delà le dégoût, la rage, la haine», Juan Branco échoue. Le terroriste ne répond pas à sa supplique. Elle reste lettre morte. La convergence des luttes attendra.


source :
https://www.valeursactuelles.com/societe/exclusif-quand-juan-branco-ecrivait-salah-abdeslam-116341

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12 Commentaires

  1. David

    22 février 2020 at 17 h 50 min

    Une petite merde qui vendrait tout pour être médiatisé

  2. Tyrangiel

    22 février 2020 at 18 h 44 min

    A vomir!!!!🤮🤮🤮🤮🤮🤮

  3. vrcngtrx

    22 février 2020 at 18 h 52 min

    et ça se dit ‘Docteur’ …

    https://f4.bcbits.com/img/a3054162135_10.jpg

  4. Ziona

    22 février 2020 at 20 h 55 min

    C’est Juan le branque !! Pauvre type.

  5. Yaacov

    23 février 2020 at 6 h 55 min

    Le fils à papa fait sa révolution une façon de tuer le père pour exister

  6. Rosa SAHSAN

    23 février 2020 at 10 h 02 min

    Il ne peut pas être rayer du barreau ce pseudo révolutionnaire dans l’appartement de 200 m carré rue de Rennes? qui appartient à papa?
    ROSA

  7. Charles DALGER

    23 février 2020 at 13 h 50 min

    Bref, ce franco, le genre de branque à éliminer sans la moindre hésitation, si on a l’occasion de la rencontrer. Cette ignoble pourriture ose se réclamer d’une des pires déjections antijuives, depuis les nazis.

  8. hérode

    23 février 2020 at 17 h 37 min

    Une tronche sortie direct d’un concert d’indochine….des titres ronflants mais en réalité creux et surfaits….une dégaine de gamin histrionique en mal de reconnaissance par les grandes personnes….un aigri doublé d’un jaloux bobo typique de l’engeance rouge-rose
    Bref, je subodore le personnage qui en 40 aurait navigué d’un fascisme rouge à un fascisme brun , le déat du barreau

    • Knocker

      25 février 2020 at 8 h 41 min

      C’est quoi ton problème avec Indochine.?

  9. Franccomtois

    23 février 2020 at 20 h 34 min

    Pourquoi la classe ouvriere se détourne telle des gauchos?Vous avez la réponse avec cette crapule.Aujourd´hui nous savons d´oú viennent les leaders gauchiste,de la bourgeoisie.Je n´ai rien contre des personnes ayant un train de vie confortable,ils bossent pour cela(je ne parle pas des gros capitalos apatride sans foi ni loi)et pour beaucoup sont plus respectueux des ouvriers que ces maudits gauchiste.Mainteant je comprend mieux pourquoi il n´y a jamais ou quasiment jamais d´arrestations de black block dans les manifs qui dégénerent.Rien á rajouter sur ces crevures de bobo.

  10. hérode

    26 février 2020 at 20 h 29 min

    Mon problème avec Indochine c’est simple :
    -tronches de black-block anarcho gauchistes imprégnés par l’alcool et les stupéfiants qui en a même tué un des 2 ….
    Bref, le prototype du mauvais exemple pour donner une image digne à la jeunesse
    Des chansons d’une vacuité abyssale digne d’un cours de français d’entrée en 6 ème
    J’ai demandé à la lune , mais la lune s’est moquée de moi
    Bob morane contre tout chacal…
    Pathétique ?

  11. Yaacov

    23 mars 2020 at 8 h 18 min

    Ils font comment pour se payer les meilleurs avocats et leurs équipes pendant des années de procédure

    Qui paye pour La Défense de ces salauds ?

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