À Marseille, le plus discret des hommages à Arnaud Beltrame

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Deux ans après la mort du colonel Arnaud Beltrame, la ville de Marseille a finalement accédé à la demande des élus RN de lui dédier une place de la ville. Mais le plus discrètement possible, pour éviter de froisser la population.
Presque deux ans après les faits, Marseille se dote – enfin – d’une place Arnaud-Beltrame. Samedi 15 février, Stéphane Ravier, président du groupe Rassemblement national au conseil municipal, a inauguré une place au nom du colonel tué en mars 2018 par un terroriste islamiste. Une cérémonie discrète, puisque seuls les élus Rassemblement national avaient fait le déplacement et que la plaque avait été installée, sans en informer personne, quelques jours auparavant. Il faut dire que le projet était loin de faire l’unanimité : en octobre 2018, les élus de gauche avaient fait barrage à la création d’une première place Arnaud-Beltrame, estimant qu’elle pourrait être vécue comme une « provocation » par la population locale.
Source :
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/marseille-le-plus-discret-des-hommages-arnaud-beltrame-116219

Arnaud Beltrame, né le 18 avril 1973 à Étampes et mort le 24 mars 2018 à Carcassonne, est un officier supérieur de gendarmerie français, connu pour s’être volontairement substitué à un otage au cours de l’attaque terroriste du 23 mars 2018 à Trèbes et avoir succombé aux blessures reçues durant cet événement.
Ce sacrifice jugé héroïque, qui a eu un grand retentissement en France et à l’étranger, lui a valu un hommage officiel de la République.
Le 23 mars 2018, alors qu’il se trouve confronté à une prise d’otages dans le Super U de Trèbes — le terroriste Redouane Lakdim venait d’abattre deux personnes — il « prend la place des otages au terme de négociations avec l’auteur des faits », comme l’explique le procureur de la République de Paris, François Molins. Il est 11 h 28 lorsque Arnaud Beltrame entre dans la salle des coffres du supermarché où le terroriste s’est replié. Il se substitue au dernier otage retenu, Julie, une caissière du magasin âgée de 40 ans26. Son face-à-face avec le terroriste dure près de trois heures26.
Puis, peu avant 14 h 3026, le gendarme livre probablement un corps à corps avec le terroriste pour tenter de le désarmer27 tout en criant « Assaut ! assaut ! » pour prévenir les forces d’intervention28. Lakdim ouvre alors le feu à plusieurs reprises sur l’officier avant de le poignarder. Arnaud Beltrame « avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenuNote 1» et a abattu l’auteur de l’attaque, qui se réclamait du groupe djihadiste État islamique16. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est découvert dans un état très grave, touché par trois ou quatre balles non létales, à l’avant-bras, à la main et au pied. Des impacts de 9 mm qui laissent à penser que Radouane Lakdim a tiré avec le Sig Sauer du gendarme29. Ce dernier est transporté à l’hôpital de Carcassonne30 où il succombe à ses blessures dans la nuit du 23 au 24 mars 201815.
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L’autopsie révélera que si les lésions par balles étaient non létales, sa mort est due à « une plaie gravissime de la trachée et du larynx par arme blanche », en l’occurrence un couteau de chasse31, ayant entraîné une détresse respiratoire32. Arnaud Beltrame est donc mort d’avoir été « poignardé à la gorge »33, les autorités ayant tardé à communiquer sur cette blessure au cou par respect absolu de la dignité des victimes34.
Quelques heures avant sa mort, le père Jean-Baptiste Golfier35, chanoine de l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, lui avait donné sa bénédiction apostolique et lui avait administré l’onction des malades19.
Sur RTL, Nicolle Beltrame, la mère d’Arnaud Beltrame, rappelle qu’il disait : « Je fais mon travail maman, c’est tout. » Elle poursuit : « Ça ne m’étonne pas de lui, il a toujours été comme ça (…). Pour lui, c’est sa raison de vivre, défendre la patrie »36. Marielle Beltrame, son épouse, affirme quant à elle au magazine La Vie : « Il se sentait intrinsèquement gendarme. (…) Mais on ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C’est le geste d’un gendarme et le geste d’un chrétien. Pour lui les deux sont liés, on ne peut pas séparer l’un de l’autre. Arnaud est revenu à la foi de façon forte vers la trentaine. (…) Les obsèques de mon mari auront lieu en pleine Semaine sainte, après sa mort un vendredi, juste à la veille des Rameaux, ce qui n’est pas anodin à mes yeux. C’est avec beaucoup d’espérance que j’attends de fêter la résurrection de Pâques avec lui »37

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8 Commentaires

  1. Claude

    20 février 2020 at 20 h 22 min

    Ah je suis écoeurée

    La France devient vraiment un pays particulier perdant, chaque jour un peu plus de son honneur , par la faute d’un pouvoir destructeur .

    Il n’y a qu’en France qu’il faut se cacher pour rendre hommage à un héros , donner son nom à une place, ou graver son nom sur une plaque .

    remerciements au RN pour l’avoir fait. en souvenir d’un homme d’honneur qui s’est sacrifié pour en sauver d’autres . tombé sous le glaive d’un terroriste islamiste.

  2. capucine

    20 février 2020 at 20 h 36 min

    C »est un bel hommage d’avoir son nom à une rue il a donné sa vie pour sauvé une jeune flemme d’une mort certaine..

  3. Lys

    21 février 2020 at 12 h 23 min

    Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens après la lecture de cet article. Un mélange de honte, de colère, d’incompréhension, de tristesse et d’écœurement. Tout cela combiné.
    Certains partis politiques en France feraient bien mieux de disparaitre par respect pour la France qu’ils ne représentent plus.
    Bravo à ces membres du RN de rappeler la mémoire de ce Héros. Une cérémonie en grande pompe aurait dû être organisée pour ce brave gendarme…c’est le minimum.

  4. josué bencanaan

    21 février 2020 at 18 h 09 min

    Le gendarme aurait été d’une autre origine, castagland le castagneur et abou macron se seraient déplacé, honte a cette classe politique !!!

  5. Rosa SAHSAN

    22 février 2020 at 9 h 48 min

    Je suis écoeurée. Cette belle personne n’a même pas eu l’hommage qu’il méritait pour ne pas « stigmatiser » une certaine catégorie de la population. Une provocation!!!
    Jusqu’où allons nous nous aplatir devant cette « catégorie de la population »
    Dégageons ce minable et toute sa clique aux mains des muzz.
    ROSA

  6. Olivier

    22 février 2020 at 14 h 37 min

    Si tu nommes une place au nom de celui qui a sauvé des vies contre les djihadistes, ca pourrait être interprété comme une provocation par les muz locaux, c’est ca la vision de l’extrême gauche ?

  7. Yris

    25 mars 2020 at 19 h 11 min

    La gauche reconnait ainsi indirectement que les « musulmans modérés » sont très largement minoritaires, pour ne pas dire inexistants, dans ces quartiers où les lois de la République ont été remplacées par la charia depuis des lustres. L’islam, encore plus que toutes les autres religions, est une secte qui est incompatible avec la République française. Il faut interdire la pratique de l’islam en France, expulser tous ceux qui préfèrent ouvertement la charia aux lois de la république française, fermer les mosquées et les raser avec tractopelles et bulldozers. Ces pourritures obscurantistes et terroristes sèment la terreur et piétinent nos lois depuis bien trop longtemps déjà. Il est temps de faire ramper tous ces parasites qui sont incapables de penser librement sans leur livres prétendument sacrés. Une bonne politique anticléricale, voilà ce qu’il faudrait à notre pays pour nous débarrasser de tous ces cafards qui migreraient d’eux-meme vers des d’autres cieux.

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