7 octobre : Goldnadel riposte à Benjamin Barthe et annonce la mise en examen de son épouse pro terroriste
Interpellé sur sa condamnation pour diffamation envers Muzna Shihabi, Gilles-William Goldnadel a répliqué en annonçant une procédure visant cette dernière pour ses publications du 7 octobre 2023. Un échange virulent sur X, sur fond de deux affaires judiciaires distinctes.
Gilles-William Goldnadel a choisi de contre-attaquer. Alors que Benjamin Barthe, journaliste au Monde, annonçait sur X que sa condamnation pour diffamation envers son épouse était devenue définitive, l’avocat lui a répondu en affirmant que Muzna Shihabi était désormais mise en examen pour « provocation à la haine et à la discrimination ».
Dans le message diffusé sur le réseau social, Goldnadel accuse cette dernière de s’être réjouie des attaques du 7 octobre 2023 et d’avoir rendu hommage à un dirigeant du Hamas tué depuis. C’est à ces publications qu’il rattache la mise en examen qu’il annonce. Aucun document judiciaire confirmant cette procédure ne figure toutefois dans les éléments consultés.
À l’origine de cette passe d’armes, trois messages publiés par Benjamin Barthe le samedi 31 octobre. Le journaliste y rappelle que son épouse a porté plainte début 2024 contre l’avocat après des déclarations sur CNews : Goldnadel avait affirmé qu’elle faisait l’objet de poursuites en France pour apologie du terrorisme. Une affirmation que Barthe présente comme fausse au moment où elle a été prononcée.
Le journaliste indique que l’avocat a été reconnu coupable de diffamation en première instance, puis qu’il s’est désisté de son appel quelques jours avant l’audience prévue. Il annonce ainsi que cette condamnation est devenue définitive.
Dans sa réponse, Goldnadel reconnaît le caractère prématuré de son annonce initiale, tout en maintenant ses accusations contre Muzna Shihabi. « J’avoue avoir eu tort d’avoir raison trop tôt », écrit-il, avant d’affirmer que la justice a désormais prononcé sa mise en examen.
L’avocat déplace ainsi l’échange vers les publications de l’épouse de Benjamin Barthe. Il lui reproche leur contenu et leur portée au moment des massacres perpétrés par le Hamas dans le sud d’Israël. Mais sa riposte vise également le journaliste : en rapprochant les prises de position de Muzna Shihabi du contenu du Monde, Goldnadel met directement en cause son travail et celui du quotidien. Il conclut sur un registre sarcastique : « Merci pour votre tweet et vive l’amour. »
Cette attaque personnelle ne suffit pas à établir une influence de l’épouse du journaliste sur le traitement de l’actualité par celui-ci. Saisi auparavant de critiques concernant Benjamin Barthe, le comité d’éthique et de déontologie du Monde avait indiqué, dans un avis du 22 novembre 2024, que les éléments examinés n’étayaient pas une telle influence.
Deux procédures différentes se trouvent donc au cœur de l’affrontement : la condamnation pour diffamation annoncée par Barthe concerne les déclarations de Goldnadel sur CNews ; la mise en examen annoncée par l’avocat concerne les publications attribuées à Muzna Shihabi. L’annonce de cette seconde affaire ne remet pas en cause, à elle seule, l’issue de la première.
