Assassinat islamiste de Samuel Paty : la défense de l’avocat d’Abdelhakim Sefrioui suscite un tollé
Avant le procès de quatre accusés dans le cadre de l’assassinat de Samuel Paty, le nouvel avocat du prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui a accusé le professeur, décapité en 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, d’avoir « discriminé »les élèves musulmans.
Le nouvel avocat d’Abdelhakim Sefrioui adopte une stratégie particulièrement offensante. Ce lundi 26 janvier s’est ouvert le procès en appel de quatre accusés condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de prison pour leur rôle dans l’assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020. Après cette première journée d’audience devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, les quatre prévenus ont tous nié les faits. Parmi eux se trouve le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui a été condamné pour association de malfaiteurs terroriste.
Celui-ci est représenté par Me Francis Vuillemin, dont les propos ont profondément choqué. Face à la presse, l’avocat a mis en cause le comportement de Samuel Paty, qui avait été accusé d’avoir chassé des élèves musulmans de classe pour montrer une caricature de Mahomet.
« La décapitation de Samuel Paty est tellement horrible qu’elle écrase tout le dossier. Il y a un tabou : nous n’avons pas le droit de dire qu’il procédait à la discrimination des élèves musulmans. Lui disait que c’était pour protéger les élèves par rapport à cette caricature, mais on ne protège personne dans l’école de la République en discriminant, en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion », a-t-il martelé.
Selon l'avocat des mis en cause musulmans, si Samuel Paty n'avait pas montré les caricatures en classe, les pauvres et gentils CRIMINELS qu'il défend n'auraient pas été obligés de le décapiter ? Voilà où on en est avec l'immigration musulmane !#SamuelPaty pic.twitter.com/p9NVXuMttY
— 🇫🇷One (@Escalet83) January 27, 2026
« On l’accuse d’être responsable de sa propre mort »
Les propos de Me Francis Vuillemin n’ont pas manqué de susciter l’indignation. À commencer par celle de la sœur de la victime. « On l’accuse d’être responsable de sa propre mort, et c’est absolument inaudible », a fustigé Gaëlle Paty sur BFMTV, rappelant que son frère était, au contraire, « extrêmement tolérant et curieux des religions ».
D’autres personnes ont également bondi. « C’est un bingo : indignité, indécence, diffamation d’un mort, servilité dans la reprise des arguments islamistes… Le naturel revient au mégalo. En dépit de la fameuse loi de Brandolini, notre cabinet défendant les intérêts de Mickaëlle Paty ne laissera pas prospérer ces inepties dangereuses », a dénoncé l’avocat Louis Cailliez.
Pour Michaël Delafosse, c’est « la mémoire de Samuel Paty » qui n’est pas respectée. « Il a été assassiné par un fanatique islamiste parce qu’il formait ses élèves à l’esprit critique au sein de l’école laïque, en leur expliquant le rôle essentiel des caricatures dans la liberté d’expression », a rappelé le maire de Montpellier. Et de fustiger : « Le choix de la défense de M. Sefrioui de salir sa pratique professionnelle est tout simplement abject. »
« Et comme toujours, certains vont relativiser : « oui mais c’est un avocat, c’est son job. » Non. Avocat ou pas, ces propos sur Samuel Paty sont ignobles. IGNOBLE », a de son côté déplore Vincent Lautard, infirmier et juriste en droit de la santé. Émilie Frèche, l’auteure du livre Un séisme, qui revient sur le procès de cet assassinat, a pour sa part dévoilé les propos des élèves de l’enseignant – qu’elle a recueilli pour son ouvrage : « Monsieur Paty, ce sont ses élèves qui en parlent le mieux. Et leurs mots ridiculisent les propos tenus aujourd’hui par Vuillemin, l’avocat de Sefrioui. »
source Le JDD

Samuel Paty n’est plus la victime mais le bourreau barbare de sa propre mort avec cet avocat qui réinterprète ce drame pour essayer d’excuser son client, un prédicateur salafiste malfaisant qui a mis la tête du professeur à prix sur les réseaux sociaux.