Assassiné à Auschwitz

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Le discours bouleversant de Maître Benjamin Brafman à l’occasion de Yom Hashoah.
je n’ai pas survécu – j’ai été assassiné à Auschwitz.
Mon nom est Yechiel Michoel Friedman. J’ai été « assassiné » à Auschwitz. Je ne suis pas mort à Auschwitz. J’ai été « assassiné » à Auschwitz.
Vous ne me connaissez pas. Aucune des personnes présentes dans cette salle ne m’a jamais rencontré ; pas même mon propre petit-fils, Ben Brafman, qui, lui non plus, ce n’est un secret pour personne, ne m’a pas connu. Je lui ai permis de parler pour moi ce soir, mais ce n’est pas son discours. C’est mon discours. Mon petit-fils parle pour moi, parce que, si j’ai été assassiné, je n’en ai pas pour autant été réduit au silence. Vous devez vous souvenir de ma vie et de mon assassinat – non pas de ma mort – mais de mon assassinat. L’assassinat de ma famille – de votre famille – de tant de familles …
Ceci est mon histoire, une histoire vraie, une histoire triste, une histoire horrible.

Mon histoire, comme tant d’autres, commence merveilleusement bien, se poursuit difficilement et se termine tragiquement mais sa fin n’en est pas vraiment une, Baroukh Hachem ; puisque, même si une grande partie de ma famille et moi-même avons été brutalisés et assassinés, une autre partie elle, a survécu par miracle. Du fait que certains ont survécu, mon petit-fils existe, il est là pour parler en mon nom, vous raconter l’histoire de son grand-père « mon » histoire, l’histoire de ma vie et l’histoire de ma mort. L’histoire de vies qui furent brutalement interrompues, la mienne, celle de Malka ma femme bien-aimée, celle de Sima ma fille si jolie, si gracieuse, celle de son mari Yaacov jeune et vigoureux et celle de leur bébé, ma petite-fille, ma « première » petite-fille, Chaya Sarah. Ma petite Chaya Sarah, qui, à deux ans, fut arrachée des bras de sa mère, hurlant de terreur et jetée dans un four à Auschwitz comme un objet sans valeur, comme si elle n’était que quantité négligeable.
Alors aujourd’hui, je prends publiquement la parole pour vous dire que ma petite Chayala était loin d’être un objet sans valeur, elle avait de la valeur, nous en avions tous.
Chaya Sarah était la seule petite-fille que j’ai eue. Je l’aimais comme seul un grand-père peut aimer ses petits-enfants. Les tueurs nazis l’ont assassinée, et avec elle 1.500.000 autres enfants juifs. Ils nous ont pris notre nachat – notre vie, notre joie et notre espérance. Ils ont pris nos bébés et les ont transformés en cendres.
Aujourd’hui, je m’adresse à vous ou plutôt ma Néchama s’adresse à vous,une âme venue du Ciel, assise aux cotés de celles des millions de mes frères et sœurs à une place d’honneur qui nous est réservée. Nous sommes ceux que vous appelez Kedoshim (saints) dont les vies furent brisées, anéanties uniquement parce que nous étions juifs. Voici presque 70 ans, nous fûmes massacrés avec sauvagerie et brutalité lorsqu’un pays se trouva dirigé par des sauvages, tandis que le monde civilisé, dans son ensemble, observait en silence, décidant qu’il était « permis d’écraser la tête d’un enfant de deux ans et de la jeter ensuite, encore vivante, hurlant de terreur, dans un four, qu’il était permis aussi de gazer et de brûler et d’assassiner ses parents et grands-parents ». Une nation civilisée, une nation cultivée, a commis ces crimes et un monde tout aussi civilisé l’a laissé faire, n’essayant en rien de mettre un terme à cette tuerie.

Le monde entendit nos cris, mais ne s’en soucia guère. Le monde sentit l’odeur de notre chair brûlée, mais préféra tourner le regard. Le monde entendit crier mon Chayala qui réclamait sa mère et choisit de ne rien faire. Car Chayala était un enfant juif et qu’en ce temps-là, l’assassinat systématique des enfants juifs, entrepris de manière efficace et organisée par des monstres revêtus d’uniformes légitimes et officiels, était un fait acceptable. On l’encourageait, on applaudissait des deux mains. Les meurtriers étaient récompensés, on leur remettait des médailles, on les saluait, on les traitait en héros, ceux qui tuaient nos enfants – ceux qui tuaient ma petite-fille.
Comment une telle chose a t-il pu nous arriver? Pourquoi et comment le monde a-t-il pu devenu si abject et si sombre?

Je me souviens de notre vie avant Auschwitz, une bonne vie, une vie tranquille et pieuse, centrée autour de ma famille, ma femme, Malka, nos filles, Sima, Ruchele, Hencha, Hinda, mon adorable petit garçon, Meir, le mari de Sima, Yaakov, et leur bébé, ma précieuse petite Chayala.
Nous vivions à Kiviash, une petite ville en Tchécoslovaquie, tout près de la frontière hongroise. J’avais reçu une bonne éducation, je devins professeur d’Hébreu. Notre famille était une bonne famille. Nous étions pauvres mais respectés. Nous étions honnêtes, gentils, serviables et vivions parmi d’autres familles toutes aussi gentilles et respectées, des familles merveilleuses. Nous n’avions aucun ennemi.
Je n’avais jamais élevé la voix en colère, jamais, jusqu’à ce jour à Auschwitz, où ils assassinèrent ma petite-fille. Le monde alors m’a entendu, mais ne m’a pas écouté, pendant qu’ils essayaient par tous les moyens de détruire ma famille. J’ai crié si fort, j’ai hurlé de douleur de toutes mes forces pendant si longtemps, mais les assassinats ont continué. La fumée et le gaz ne s’arrêtaient pas, le feu rugissait et je suis toujours aussi en colère. Maintenant, j’élève ma voix, non pas pour me plaindre, mais pour vous empêcher d’oublier – pour vous réveiller, vous extirper de votre torpeur car ce qui est arrivé à ma famille peut se reproduire, d’ailleurs, en fait, cela en en train de se reproduire!

Aujourd’hui, moins de 70 ans plus tard, les monstres refont surface et nous menacent de nouveau. Ils tuent des familles juives, tuant nos beaux, nos précieux enfants. Comme ce fut le cas à Itamar en Israël, où la famille Fogel fut massacrée et où encore, une fois de plus, de jeunes enfants innocents furent assassinés parce qu’ils étaient juifs.
Oudi et Ruth Fogel assassinés parce qu’ils étaient juifs! Leurs enfants, Yoav, 11 ans, Elad, 4 ans et Hadas, 3 mois – égorgés comme à l’abattoir, alors qu’ils dormaient paisiblement dans leurs lits.

Je dois donc vous raconter mon propre assassinat. Il le faut. J’ai besoin de vous faire revivre cette horreur, cette terrible perte, pour que vous puissiez comprendre et vous souvenir, pour que vous puissiez ressentir véritablement la Shoah – ce que le monde appelle l’Holocauste. Cela doit être réel même pour ceux d’entre vous qui n’étiez pas là. C’est bien plus qu’un mot – Shoah. Vous devez ressentir la terreur qui fut la nôtre, pas dans le seul but de vous attrister ou déclencher votre colère, mais également pour éveiller votre vigilance.
Si ce que je vais vous raconter vous dérange et vous perturbe, tant mieux ! Si la franchise de mes propos, mon manque de délicatesse pour vous décrire la terreur de ce temps, les assassinats cruels, la brutalité, vous donnent des cauchemars ce soir – encore mieux. Je veux vous effrayer, je veux que vous soyez tristes et en colère et amers et vigilants – mais je veux aussi que vous soyez fiers, parce que la fin de ma propre histoire, bien que triste, ne fut cependant pas la fin.
Consolez-vous en sachant qu’« ils n’ont pas gagné ». Les assassins nazis nous ont tués, moi et des millions de Juifs comme moi, mais ils n’ont pas gagné. Ils n’ont pas tué toute ma famille, ou toute votre famille. Les meurtriers et leur armée de monstres n’ont pas tué le peuple juif, ils n’ont pas exterminé Klal Yisrael – ils ne nous ont rendus que plus forts.
Aujourd’hui, les Juifs sont en vie, Israël est fort, ma famille, vos familles, sont ici et nous devons continuer à nous souvenir du monde de nos parents, grands-parents, arrières grands-parents et de tous les enfants, qui furent gazés et incinérés.

Ma famille est là aujourd’hui pour vous aider à comprendre la nature de la haine qui peut permettre à un pays de brûler, gazer et matraquer des nouveau-nés, des nourrissons, des tout-petits; de les mitrailler et de les jeter dans des fosses communes ou dans des camions, puis encore vivants, les jeter dans de grands fours, ou les utiliser, conscients et bien en vie – pour de cruelles et perverses expériences médicales.
Tant d’enfants, des petits Kinderlach qui crient, qui pleurent, qui appellent leur maman et leur Tattie, leur Bobbie et leur Zayde – Entendez-vous les pleurs de ces enfants? Leurs cris sont si forts – J’entends encore ma Chayala, 70 ans plus tard. Entendez-vous ses cris? Entendez-vous ceux des membres de votre famille? Ceux que vous ne pourrez jamais rencontrer et avoir la chance de connaitre. Entendez-vous leurs cris?
Lorsque vous êtes au lit, en attendant que le sommeil vous gagne, tendez l’oreille. Ecoutez bien. Faites un effort. Vous pourrez alors les entendre dans votre esprit et dans votre cœur.
Écoutez et vous pourrez aussi entendre les cris de Tamar Fogel, âgée de 12 ans qui, de retour chez elle, à Itamar, après une veillée de Chabbat un vendredi soir, découvrit ses parents assassinés, et sa petite sœur âgée de 3 mois, Hadas, la gorge tranchée. Entendez-vous ses hurlements? Ils parviennent jusqu’à nous, ici, tout en haut, depuis la Terre jusqu’au Ciel. Alors, vous, vous devriez entendre ses cris même de l’autre côté de l’océan, ses cris pour sa famille, pour tous les Juifs tués sauvagement, pour tous les enfants dont on ravit la vie pour la simple raison qu’ils étaient juifs.

C’est si difficile de pouvoir parler de telles horreurs et de tant de douleurs. L’esprit est presqu’incapable d’enregistrer autant d’informations, terribles, ahurissantes. Il est presque impossible de faire comprendre à autrui un abysse si noir, si profond, si néfaste. C’est dur pour quelqu’un de pouvoir même imaginer tant de meurtres, de violence, de torture, de famine, de misère pourtant, vous n’avez pas le choix.
Je vais vous y aider, en étant graphique et brutal car c’est la seule manière d’y arriver. C’est la seule manière de vous faire vraiment comprendre ce qu’Holocauste – Shoah – signifie et le véritable sens de 6.000.000 Kedoshim.
Je me tiens debout, nu, dans la chambre à gaz avec des centaines de Juifs innocents. Malka, ma femme dont les yeux terrifiés sont déjà morts, se trouve dans l’autre pièce à côté, avec notre fille Sima, s’agrippant l’une à l’autre. Le mari de Sima, Yaakov, est avec moi. Nous avons déjà vu notre Chayala être brulée devant nos yeux. Nous sommes déjà morts- le gaz ne fera que nous tuer une nouvelle fois.
Nous savons que nous ne sommes pas dans des douches. Nous savons que nous sommes dans une chambre à gaz. Nous savons que nous allons mourir et nous savons tous que nous n’avons rien fait de mal. Nous savons aussi que c’est par la faute d’un monde civilisé que nous subissons cela. Nous savons que c’est un monde civilisé qui nous a abandonnés.
Nous sommes terrifiés, nous avons peur de mourir, de mourir de cette mort brutale, par cette suffocation, cette brûlure qui va nous envahir. Mais nous avons encore plus peur que personne ne sache que nous avions vécu, que personne ne sache que nous étions une bonne famille, que nous avions de beaux, de merveilleux enfants, que nous avions une magnifique petite-fille. Oui, j’avais tellement peur que personne ne le sache jamais, que personne de ma famille ou de n’importe quelle famille n’allait survivre, tellement peur que la « solution finale » soit véritablement finale. Laissez-moi vous dire quelque chose….
Vous pensez savoir ce qu’est la prière – ce que veut dire la foi parce que vous êtes religieux ou que vous priez tous les jours?
Je vous vous dire, moi, ce qu’est la vraie prière, la vraie foi. Dans ma chambre à gaz, tandis que le gaz se répand dans nos poumons, que les flammes brûlent notre peau, nous nous écrions « Ani Maamin » nous croyons en Toi HaShem.
Dans notre dernier souffle nous récitons « Shema Yisrael HaShem HaShem Elokenu HaShem Echad » – les derniers mots que je prononce et qui jaillissent de mes poumons saturés de gaz, tandis que je meurs, terrifié à l’idée que ma famille toute entière est ou le sera bientôt, assassinée.
Quelle tristesse déchirante, quelle colère dévore alors mon cœur et ravage mon esprit – je supplie HaShem, l’implore de tout mon être, non pas de m’épargner mais de me donner Nekama, ma revanche! Comment, où, quand ? Qui pourra jamais nous obtenir justice, nous venger ? Qui restera vivant pour dire le Kaddish sur nous – allumer une bougie pour notre Yahrzeit – ni tombes, ni pierres tombales – personne pour nous survivre, pour pleurer notre mort, pour simplement témoigner de notre existence.
Je ne suis pas physiquement là devant vous. Je ne suis pas personnellement présent. Yechiel Michoel Friedman fut assassiné à Auschwitz, mais nous n’avons pas tous été assassinés ce jour-là, ou le lendemain. Certains de mes enfants, certains de vos enfants ont survécu et aujourd’hui, nos enfants, nos petits-enfants, nos arrière-petits-enfants et à présent même nos arrière-arrière-petits-enfants sont vivants. Nous sommes des Juifs fiers et vivons partout dans le monde. Nous avons Eretz Israël – vous entendez ça, vous les meurtriers nazis? Nous avons Israël, une nation bâtie par les survivants. Nous avons une armée juive et un Etat juif. Notre peuple est fort. Nous avons des voix puissantes, éloquentes qui exigent d’être entendues.
Mes filles, Hencha et Hinda, bien que torturées pendant des années, ne sont pas mortes dans cet enfer. Ma fille, Ruchele, se sauva en Amérique à l’âge de 15 ans et se maria avec Shlomo Brafman, qui lui aussi avait réussi à s’échapper. Ils ne sont pas morts, leurs enfants et mes petits-enfants et arrière-petits-enfants grandissent en Juifs respectant le Chabbat. Ce soir, mon petit-fils parle en mon nom dans une synagogue devant 1.000 Juifs qui sont debout, solides et fiers et qui sont venus se souvenir de chacun d’entre nous.
Bien que je n’aie pas eu ma vie, j’ai eu ma revanche. En fait, mon petit garçon, Meir, que l’on s’était tant acharné à tuer, a survécu lui aussi. À 16 ans, il pesait 20 kg quand on l’a retrouvé vivant sur un tas de cadavres à Auschwitz.
A la libération, il se rendit en Israël, en Israël ! Pendant 50 ans, il servit comme soldat de Tsahal – l’armée d’Israël. Il se battit durant 50 ans, véritable héros juif. Mon fils, mon Kaddish, n’est pas mort non plus à Auschwitz. Comme j’étais fier de le voir revêtir son uniforme de soldat israélien prêt à se battre pour notre pays, notre communauté et notre cause.
Je suis triste, rageur et amer qu’on m’ait privé prématurément de ce nachat qui aurait du être le mien, dont j’aurais dû profiter plus longtemps, c’était mon droit, un nachat procuré par la joie, la fierté, les valeurs juives, riche en coutumes et traditions.
Les nazis me firent mal plus qu’aucun mot ne pourra jamais le dire, mais ils n’ont pas gagné.
Ils ne gagnent que si vous oubliez – ou de nos jours si vous laissez le monde nier ce qui s’est passé. Ils ne gagnent que si nous ne versons pas des larmes sincères en apprenant l’horrible massacre de la famille Fogel à Itamar.
Ils ne gagnent que si vous ne pouvez pas entendre ma Chayala crier, ressentir la terreur de Tamar Fogel ou comprendre la douleur de ses grands-parents qui doivent maintenant faire face à un chagrin si intense qu’il vous est impossible de le concevoir.
Croyez-moi – je sais de quoi je parle, le meurtre d’un enfant et d’un petit-enfant et l’impact sur la vie des autres, sur tout le reste. Comment tout se retrouve à jamais englouti dans la mort, enseveli de tristesse accablante. La famille Fogel ne se remettra jamais, mais ils ne peuvent être oubliés.
Nous sommes ici dans une magnifique synagogue, remplie de Juifs. De bons Juifs. Des gens fiers et forts qui ne nous ont pas oubliés, moi, ma famille, vos familles – les parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines, enfants, petits-enfants – les bébés qui furent assassinés, gazés et enterrés vivant.
Il est normal de pleurer pour ce que nous avons perdu, pour ce qui nous fut enlevé de force, pour les vies détruites, le nachat dont on nous priva.
Pleurez pour nous. Nous aussi, nous pleurons pour vous, pour ce que vous avez perdu, pour la famille que vous n’avez jamais connue, pour les millions de Juifs décents, gentils, qui n’ont pas survécu – pour les élèves qui n’ont jamais terminé leurs études, pour les scientifiques, les artistes, les musiciens, les enseignants, les Rabbins qui n’eurent jamais l’occasion de briller, d’exceller, d’exécuter, d’enseigner, de guérir, de vivre.
Il est normal de pleurer pour les enfants qui ne pourront jamais jouer, chanter ou rire, qui furent mis à mort avec une telle violence, avec une telle haine que je ne peux la décrire par des mots car pour certaines douleurs, il n’y en a pas, tout simplement. C’est si terrible que cela ne peut se concevoir par un être humain décent, impossible à affronter de façon rationnelle.
Mais vous devez le faire, vous devez réussir car il existe aujourd’hui, des gens qui déjà, à peine 70 ans plus tard, se permettent de remettre en question l’Holocauste, de questionner ce qui s’est réellement passé. Des dirigeants du monde et des scientifiques renient déjà l’Holocauste. Ils remettent même en question l’intégrité des témoignages de la poignée de survivants, de témoins oculaires qui sont encore vivants, de ceux qui ont vu l’horreur de leurs propres yeux. Si même ces survivants héroïques sont mis en doute alors il est à redouter que dans les prochaines années, des révisionnistes vicieux, antisémites, n’en viennent à falsifier l’Histoire et la Vérité. Or, nous ne pouvons pas – vous ne pouvez pas, laisser cela se produire, jamais, jamais …
J’ai eu une petite-fille, un charmant, mignon petit bébé nommé Chaya Sarah qui fut assassinée devant mes yeux, et bien que sa Néchama, son âme, soit au Ciel avec moi, sa mémoire doit être gravée dans vos cœurs à jamais.
Pour que notre souvenir puisse être véritablement une bénédiction, pour que nos Neshamot puissent réellement s’élever comme vous le souhaitez, par cette Aliyah que nous avons méritée et payée si cher, vous devez absolument vous souvenir.
Vous devez vous assurer que vos enfants et leurs enfants après eux, comprennent ce qui est arrivé à leur famille, à votre famille, à toutes nos familles. Car si ce n’est pas le cas, cela se reproduira.
Vous ne pensez pas que cela puisse se reproduire? Pourquoi? Parce que vous vivez dans le confort – à une époque civilisée? Nous vivions bien nous aussi – à une époque toute aussi civilisée. Nous étions heureux et satisfaits, mais nous n’étions pas vigilants et nous avons foncé tête baissée vers l’Holocauste.
Nos voisins, une nation entière d’hommes et de femmes ordinaires, assez intelligents, ayant grandi avec des valeurs, une certaine culture et éducation, s’est transformée en une nation de monstres, d’animaux sauvages et meurtriers. Ils n’eurent plus rien d’humain et nous traitèrent avec une brutalité indescriptible que nul n’aurait pu prévoir ni prédire – et qui s’est cependant produite.
Cette histoire est pire encore que la pire des histoires vraies que tout survivant peut rapporter. Car le cerveau est incapable de saisir tant de douleur sans exploser, sans subir de dommages, de sorte que même ceux qui ont survécu, qui ont tout vu, sont incapables de saisir pleinement, totalement l’étendue de l’épreuve qu’ils ont traversée, appréhender les détails de la tourmente dans laquelle ils se sont retrouvés.
Seule une victime, telle que moi, seul quelqu’un qui n’a pas survécu, peut parvenir à vous dire toute l’histoire, l’horrible, la laide, la démente, la terrible vérité sur notre assassinat, sur nos six millions d’assassinés.
Voilà pourquoi, mes amis, j’ai choisi de vous parler à travers mon petit-fils depuis le Ciel. Bien qu’HaShem ne me permette pas de vous dire le « pourquoi » de ces choses terribles qui se sont produites, j’ai néanmoins reçu l’ordre de parler de « ce » qui s’est passé.
De vous dire « ce » qui s’est passé avec clarté et conviction pour que certains d’entre vous, je l’espère, ne puisse plus jamais douter de la Shoah. Que vous vous engagiez à confronter quiconque oserait nier les faits et lui faire entendre mon histoire – votre histoire, les histoires tristes mais véridiques de nos familles, dont nous avons trop tendance à nous référer comme les « Six Millions », mais rarement, voire jamais, en utilisant leurs noms.
Nous avons des noms. Nos vies nous furent prises, mais pas nos noms. Nul ne peut prendre nos noms.
Je m’appelle Yechiel Mechoel Friedman. Je fus assassiné à Auschwitz avec Malka ma femme, Sima ma fille, Yaacov Weiss son mari, et ma petite-fille, Chaya Sarah.
Pouvez-vous les voir? Moi, je les vois et je vois aussi Tamar Fogel et les corps de sa famille portés à travers Itamar durant l’enterrement; ce n’était pas il y a 70 ans – mais récemment. Des gens avec des noms et des vies qu’on leur a volées dans la nuit – seulement parce qu’ils étaient juifs.
Je m’appelle Yechiel Michoel Friedman. J’ai été assassiné à Auschwitz et vous feriez mieux de ne jamais m’oublier.

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27 Commentaires

  1. risset dit :

    AVE AMEN AVE AMEN AVE MEN

    La beauté de cette lettre par sa forme, son style, pour témoigner de notre plus grande tragédie que nous ayons connus, depuis des siecles, a peine il y’a peine 70 ans mon grand père, son frère, sa soeur, sont les seuls survivants de l’enfer sur terre, en Pologne, mon grand père est décédé quand j’avais 11 ans, je m’en souviens très bien nous avons parlé deux fois de ce qu’il à survécut, et pourquoi il été venus en France, cela a été
    un sujet tabou a jamais, dans les secrets de famille, il ne voulait pas en parler, oublier, et surtout que je soit élevé dans un monde ou de part notre nom, notre provenance, notre religion, nous puissions jamais vivre ce qu’il a vécut, pour mon grand père avant tout il fallait se fondre dans la masse, rester trés discret sur nous.Maintenant en 2014, au paradis il me regarde avec ma famille, et doit être  » content  » du fait que nous plus besoin de nous cacher, porter des faux noms, dîre moi  » non je suis pas juif, j’en connais pas  »
    .Fièr je suis trés fièr, de plus me cacher Parler sur internet de notre amour fou d’ ERETZ, sans avoir peur d’être deporter ou je ne sais quoi. Voila un simple témoignage, en rèponse à votre douleureuse lettre, maintenant nous avons plus besoin de nous cacher, juif, religion ou pas, du nord ou du sud, nous avons gagner jusqu’a la fin des temps, nous une terre, un drapeau, une nation démocratique dans une partie du monde les plus sauvages, nous sommes partout, nous sommes les plus forts dans tout les domaines, nous sommes éternels. ERETZ ISRAEL

  2. Jean Vercors dit :

    Un témoignage émouvant !

    • A Vous tous je viens de lire cette de4claration d un martyre de la tyrannie aveugle dementielle, certainement oeuvre directe du diable par personne interposees, rependant des idees demoniaques, endoctrinant des esprits faibles et vicieux a l ellimination d une ethnie d une race qui est Sacree de part la Tora, la Bible, le Testament le Peuple Elu, le Peuple Sacre,et je le redis, celui que Jesus a choisi, et ces monstres ont organises et industriallisses l effacement qu ils voulaient total…en plus ce Monde de bien pensant qui n as pas reagit et defendu arrette une telle horreur, un tel crime contre l Humanitee, et qui aujourd hui helas oublient trop facilement leurs silences complices et laches,,,,personnellement je vous demande excuse pour avoir frequente , cotoye, ce genre d individus dont j ignorais la felonie,,,je voisd le Pape Pie XII qui ne fgaisait pasw un mystere de son adniration du Regime Nazie et devais etre au courant, ainsi que le fameux Marechal Petain avec ses Loisd anti-Semites, et ces collabos de tout crins qui ont sans vergognes livres a l ennemi des Francais de Religion Juive, qui se batgtirent si bien en 1914-18 et meme dans la mesure du possible en 1940 lors de la fgulgurante et honteuswe defaite.., Je suis avec vous totalerment pour denoncer de telles ignominies, de telles horreurs, et je vbous demande du fond du coeur pardon, oui pardfon de n avoir rien pu faire car je suis nais seulement en 1940 sinon je vous aurais aide , cache, defendu, car je vous aime et vous respecte de par votre terrible epreuve, et le faitadmirable que vous vous soyiez aussi bien remontes et luttez aujourd hui courageusement encore a travers Israeel pour la reconquete de vos Terres volees il y a 2000 ans,,, Je vais prier pour tout ces martyres, et pour la Paix en Israel, mais la Paix Victorieuse, Juste et Divine recompense,,SHALOM ALLEREM..Salutations contrites a Vous Tous. je vous defendrez toujours…JFGarrouste du Canada…

    • Chemouel Levy dit :

      Ce témoignagz est bouleversant… Ne pas oublier; cintinuet à transemettre nos valeurs et nos traditions de notre peuple à nos enfants et petits enfants- Ham Israel a survécu malgré tous les pogromms et extermeinations depuis plus de 5000 ans, continuons dans la Torah,ayom nous avons Israel, prions pour que tojs les juifs viennent vivre en Héretz…

  3. talbi dit :

    une histoire émouvante !!! n’oublions jamais la persécutions de la communauté juive !! en plus de la montée de l’antisémitisme au jour d’aujourd’hui !!!!

    • risset dit :

      Nous n’oublirons jamais, jamais notre persécutions du passé, sauf que maintenant, la donne a changer, Israel, la Françe, ( et le us) nous n’avons jamais été aussi puissant, fort, partout dans l’histoire de l’humanité, nous devons croire, en nos dirigeants, et dans nos services, quand ils disent  » jamais dans l’histoire juive il n’y aura un nouvel holocauste  » nous pouvons les croire, nous avons tellement de pouvoir, nous sommes partout, même si cela est vrai qu’il y’a ce coeur profondemment antisémite, chez certains français, ce coté noir de la france, ils sont minoritaires, ils sont fichés, on sait!!!! peut être que je suis trop optimiste, mais je crois dans nos service et dans niveau de détermination, et stopper les problèmes en amont.

  4. jacques dobruszkes dit :

    Merci à Me Benjamin Brafman pour cette merveilleuse intervention, à laquelle rien ne peut être ajouté.
    Il a parlé en notre nom à tous, enfants et petits-enfants de déportés. Il a porté très haut l’image de nos souvenirs, de notre tristesse et de notre colère. Il a rappelé chacun à ses devoirs dans la mémoire de la Shoah, réveillant ceux qui croyaient qu’il fallait oublier ou pardonner.

    J.D.

  5. ZEITOUN dit :

    Texte très bien écrit, poignant et fort, n’oublions pas non plus les meurtres de Toulouse, d’Ilan Halimi…..
    Qu’ils reposent en paix

  6. La disparition légale, voulue par l’Etat nazi, génocidaire, avec la complicité des nations, renvoie à la « fabrication du cadavre », qui dans la Shoah fut soutenue par le politique, faite pour détruire en silence. Les négationnistes d’aujourd’hui, tout comme les nazis, sont des « assassins » de la mémoire. L’inconscient ne connaît pas la mort, est une des assertions freudiennes des plus importantes de toute la discipline psychanalytique. Sans cela pas de psychisme, pas de désir de parler, de dire sa mémoire… Le meurtre symbolique vise l’absence d’un savoir fini sur l’origine qui reste une question : un doute fondateur inhérent à l’altérité dans le langage. Le nazisme entreprend de confondre les traces et les meurtres, les aspects symbolique et réel de l’origine. Il efface, il tue le doute de structure en attaquant le Juif, le Gitan, le malade mental, le Slave, et l’humain: tout ce qui est d’une origine pour lui intolérablement non concrète, mais symbolique de l’humanité. Pour les juifs, pour l’humanité, l’opérateur du monothéisme suppose la question toujours ouverte, celle d’avoir « tous un même Dieu ». Dire que les nazis souhaitaient s’élever au rang de divinité, signifie qu’ils voulaient tous posséder le même sang. Mais l’existence finale de leur seul sang impliquait la nécessité de la destruction d’un « sang inférieur » au leur : nous sommes dans une sélection biologique de l’ordre de la représentation folle, propulsée dans un espace totalitaire, par opposition à l’élection monothéiste
    « révélée » par la parole et la voix, permettant l’existence d’une place vide pour le vide. Sortis d’Egypte, les Hébreux refusèrent toute reconnaissance et tout culte de la mort pour la mort, la séparant radicalement de la vie, et plaçant cette limite comme point éthique le plus intime de l’humain. Sortis du Judaïsme, les Chrétiens, du fait de la crucifixion de Jésus, fils de Dieu, concrétisèrent sa mort comme limite universelle, déléguant avec Paul de Tarse, cette limite à une institution : l’Eglise. Deux mille ans plus tard, Hitler, au cœur de la « civilisation » la plus avancée, s’engouffrant dans l’antisémitisme latent, met en acte, la suppression des juifs comme début de la destruction de toute l’humanité. Le nazisme et les totalitarismes n’ont pas été une parenthèse dans l’histoire européenne, ils ont été une rupture de civilisation qui la marque à tout jamais..

    • Monsieur et la je dirais deux fois Monsieur, vous etes d une force d analyse swiderante et si enrichissante, que j ais du le lire et le relire pour en gouter toute la profondeur…il est indeniable que vous etes un tres grand penseur, paRFOIS J AIS ECOUTE A mONTREAL LE gRAND rABBIN DE f

  7. sanquer dit :

    Comment, comment a t’on pu laisser faire cela ! Ceux qui se sont tu sont aussi coupables que ceux qui tenaient les armes . Honte à eux ..

  8. Boubli dit :

    Aucun mot pour exprimer l’émotion que provoque ce témoignage ! Ne pas oublier , être vigilant le présent est la ,les salopards de toute sorte ,dieudoné,caron chez ruquier et antenne 2 ,toutes ces hyènes assoiffées d’anti sémitisme primaire sous couvert d’ anti israelisme, cette horrible fange guidée par ces islamistes assoifés de sang et de culte de la mort ! Mais attention les JUIFS aujourd’hui sont la et leur Pays Israël. Est fort et ne permettra plus jamais quelque atteinte que ce soit sur des juifs en Israël ou dans le monde ! Barbares du hamas ou nazillons de M…. Prenez garde on vous détruira en fin de compte !!!

    • Tout à fait, et toute l’Europe est gangrénée …

      Vous souvenez-vous ? Jeudi 20 mars 2014 vers 22 heures, un homme âgé coiffé d’une kippa est sort d’un restaurant de la rue Manin, dans le XIXe arrondissement de Paris. Ayant à peine fait dix pas, il a été rattrapé par trois maghrébins d’une vingtaine d’années. Aux cris de
      « mort aux juifs » et « sale juif », les prédateurs ont acculé leur victime à un mur, et l’ont frappé violemment au visage, aux yeux, au front et au nez ainsi que sur le torse. Puis l’un d’eux lui a ouvert sa chemise et a dessiné une croix gammée sur sa poitrine avec un gros marqueur noir.

    • risset dit :

      C’est mon avis, peut être je suis trop optimiste mais comme je l’ai dèja dît Israel, La Françe ; ont jamais été aussi puissant dans l’histoire de l’humanité, nie wieder, jamais plus, never again on le repetera jamais assez, c’est un message, surtout aux petits nazillons, de M…E qui parade un peu partout, a ceux qui ne connaisse pas l’odeur d’une guerre, ou du sang, nous ne les previendront pas, ont les frapper n’importe ou n’importe quand, c’est mon avis

  9. Ou etiez vous quand la neige etait grise .Ou etiez vous quand les cris d enfants etait etouffer par des fausses notes d une musique sans Ame . Aujoudhui on me dit d etre sage de mettre une crox sur ce passee mais comment mettre une croix sur un passe ou vous n etes pas passee .c est une injure sa je le crois

  10. Roche dit :

    N’oublions jammais ce qu il c’est passé il y a pas longtemps (70ans) et surtout soyons vigilant a la monté d antisemitisme qui s oppere actuellement sous nos yeux……!!!!

    Am Isreal Hai

  11. Louys dit :

    Quel beau message et tellement vrai…NE JAMAIS OUBLIER… Et tout à fait vrai l’antisémitisme est de retour nous devons être vigilant et si nous pouvons faire notre halia

  12. Doukhan dit :

    Respect. Non, nous n’oublierons jamais et notre descendance prendra le relai. L’important est de rester vigilants, projeter notre alliah, protéger Israël en terme de diaspora, et surtout se défendre! Ne rien permettre. Et pour reprendre une pensée de Herbert Pagani:  » je me défends- donc- je suis ». Merci pour ce texte poignant. Am Israël haï.

  13. Boumendil dit :

    Nous resterons vigilants de toutes nos forces.
    Pour nos enfants et ceux des autres

  14. hayat dit :

    J’ai eu du mal à terminer la lecture car mes yeux embués de larmes ne distinguaient plus les mots de ce témoignage insoutenable venu de l’au delà. Je vous promets que je ne vous oublierai pas.Merci!

  15. darmon dit :

    Ne jamais oublier
    Ne jamais pardonner
    Ne jamais baisser la garde
    Ne jamais banaliser tel ou tel incident
    Ne jamais accepter l’humour antisémite
    Ne jamais se compromettre même pour la paix sociale.
    Ne jamais renier notre identité et la défendre en toutes circonstances
    Ne jamais se cacher
    Amen

  16. jean-michel pollyn dit :

    Comme la France, l’Allemagne, l’Europe ont-elles pu commettre l’irréparable? La seule chose à faire à nous Européens est de veiller à jamais sur cette mémoire de l’Enfer pour en traquer tous les jours les démons.

  17. jean-claude guedj dit :

    Ma family is from North Africa,we left for France around 1946.We never saw the horrible things that the European Jews suffered .It is after moving to France that we discovered antisemitism( In school,in public life).Our life in North Africa was fairly sheltered, segregated,away from the Arab population.I was aware of the Holocaust,through films, articles.I classified my findings as documentaries, far away from my daily life.Then i marry ,she was Hungarian,conversations with her parents made me discover some true aspects of the genocide:my wife’s mother was a survivor of one of the concentration camps,my father in law was a survivor of Russian prisoners camps ( 5 years in Siberia).All of a sudden, the horror was exposed, in real descriptions,directly from the people who were just lucky to escape their fates. Both my in-laws were interviewed by the S H O A organisation ( with their testimony duly recorded).I am grateful i had those long conversations with both of them.I will remember they were survivors ,perfect examples of our Faith:Survive against all odds.

  18. Serge dit :

    Témoignage saisissant, choc, qui m’a retourné, qui m’a questionné, qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui encore… Et déjà, conteste le fait que 6 Millions des nôtres ont été assassines. Je pense que c’est tout simplement le fait que nier la Shoah n’est pas trop dangereux,(imaginez une seconde que quelqu’un aurait nié si cela avait été le cas le meurtre de 6 Millions de musulmans par exemple) des négationnistes peuvent se réunirent dans un 5 étoiles à Paris en présence d’un des hommes politiques les plus populaires et le plus médiatisé, et déclarer que les camps de concentration c’était un peu comme le club med, ou encore que certains rescapés qui ont vécu jusqu’à pres de cet ans sont la preuve qu’il ne ce serait pas passé grand chose de méchant, bref, je crois que si les juifs ne prennent pas le taureau par les cornes et ne décident pas de mettre un terme à cette impunité, et bien dans quelques décennies, cela sera la règle, et de plus en plus proclamé, que cela n’a pas existé, j’en suis persuadé. La seule solution, quand quelqu’un se permettra d’insulter nos 6 Millions de morts, de les tuer une seconde fois, et bien, Israel comme elle a descendu les terroristes où qu’ils se trouvaient, devra prendre des initiatives, plusieurs options et ce, sans aucun scrupule, si ce quelqu’un où qu’il se trouve aura commis non pas seulement un acte terroriste mais une autre Shoah, c’est le minimum que devra risquer cette personne abjecte qui aura nié ces 6 Millions de juifs assassines. Vous verrez qu’à la première « initiative » il ne se trouvera plus grand monde pour insulter nos millions de morts. Jusqu’à quand devrons-nous subir let supporter d’être insultés et que nos morts soient ainsi tués une seconde fois, j’en ai presque honte, je ne devrai pas ?

  19. Jacqueline dit :

    J’ai pleure en ilsant cette manifique lettre , he Oui en voyant Ce qui se passe aujourd’hui Je dis Ce que Ce Monsieur nous veut nous dire soyons vigilants.

  20. Molly SARAGA dit :

    Moi aussi, j’ai beaucoup pleuré en lisant ces 11 pages que j’ai faxées ! Malgrè que personne de ma famille proche n’a été assassinée par les nazis! Mais OUI, j’ai beaucoup pleuré pour mes frères et soeurs, mes petites soeurs et petis frères qui ont été assassinés pendant la CHOAH parce qu’IL ETAIENTS simplement JUIFS !
    Aussi en voyant tout ce qui se passe aujourd’hui de par le MONDE,
    Je dis que «  » QUE CE MESSAGE QUI EST DESCENDU DU CIEL avec l’Autorisation d’ HACHEM notre ELHOKHIM est UN MESSAGE POUR TOUT LE PEUPLE JUIF et DOIT RESTER A TOUT JAMAIS GRAVE DANS NOS MEMOIRES et SURTOUT DE RESTER SURTOUT, TOUJOURS TOUJOURS VIGILANTS dans Cette VIE et dans ce Monde ! «  » Amen et Amen

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