« Ceux qui encourent la colère d’Allah » : à la Grande Mosquée de Paris, un verset contre les juifs et les chrétiens « égarés » récité devant Nuñez, Bergé et Pécresse

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Lors du centenaire de la Grande Mosquée de Paris, un imam a récité la sourate Al-Fatiha, dont le dernier verset est traditionnellement interprété comme une mise en garde contre les juifs et les chrétiens. Aucun des nombreux responsables politiques présents n’a publiquement commenté le choix de ce passage.

Une cérémonie officielle, des discours sur la fraternité, un hommage au père Jacques Hamel et un olivier planté en symbole de paix. La Grande Mosquée de Paris célébrait mercredi 15 juillet le centenaire de son inauguration, en présence d’un imposant aréopage politique et religieux.
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Autour du recteur Chems-eddine Hafiz se trouvaient notamment le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, la ministre Aurore Bergé, le préfet de police Patrice Faure, le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse et la maire du 5e arrondissement Florence Berthout. Des ambassadeurs, des représentants des différents cultes et de nombreux élus avaient également fait le déplacement.
Au cours de la soirée, un imam a psalmodié plusieurs versets de la sourate Al-Fatiha, texte d’ouverture du Coran récité quotidiennement par les musulmans. Parmi eux figuraient ces mots : « Guide-nous dans le droit chemin […] non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » Une récitation passée presque inaperçue sur le moment, mais dont la portée interroge au regard de la tradition exégétique musulmane.
Les juifs et les chrétiens dans l’exégèse classique
Dans une interprétation classique très répandue, fondée notamment sur un hadith attribué à Mahomet, les personnes ayant « encouru la colère d’Allah » divine désigneraient les juifs, accusés d’avoir rejeté la révélation, tandis que les « égarés » renverraient aux chrétiens en raison de leur croyance dans la Trinité et dans la filiation divine du Christ.
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Cette lecture n’est toutefois pas la seule. L’islamologue Régis Blachère estime auprès du Figaro que le verset pouvait viser plus largement l’ensemble des « infidèles ». Le passage demeure néanmoins l’un des plus discutés du Coran lorsqu’est abordée la relation de l’islam avec le judaïsme et le christianisme.
À l’issue de la récitation, le présentateur de la cérémonie, Abderrahim Hafidi, a assuré que les versets entendus exprimaient « paix, sécurité et fraternité ». Laurent Nuñez a lui-même salué le « message de tolérance et d’humanité » porté par la soirée, sans évoquer l’interprétation traditionnelle du passage qui venait d’être récité.
Laurent Nuñez défend la place de l’islam en France
Le ministre de l’Intérieur a profité de son discours pour dénoncer la progression des actes antimusulmans et annoncer l’élaboration d’une stratégie nationale contre les actes antireligieux, articulée autour de la prévention, de la formation et de la recherche.
« Aujourd’hui, la moitié des musulmans en France sont nés ici, les trois quarts sont Français », a-t-il affirmé, estimant que leur place se trouvait pleinement au sein de la nation. Laurent Nuñez a également défendu la compatibilité entre pratique religieuse et citoyenneté française.
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Le ministre est allé plus loin en déclarant que celui qui s’attaque à un musulman s’en prend à « l’un des enfants » de la République. Il a également rendu hommage au travail de formation des imams entrepris par la Grande Mosquée de Paris.
Dans les comptes rendus publics de la cérémonie, aucune réaction de Valérie Pécresse, Aurore Bergé ou Emmanuel Grégoire n’est rapportée concernant le contenu précis des versets. Tous ont assisté à une célébration officiellement placée sous le signe de la concorde, sans que le choix de cette récitation ni sa signification dans l’exégèse classique ne donnent lieu à la moindre explication.
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3 Commentaires

  1. danny dit :

    Justement parfois il faut l’entendre de vive voix pour comprendre la nature du problème !
    Un truc introuvable qui vaut son pesant de cacahuètes.
    Vous ne pourrez pas dire comme certains « rouges-bruns » que vous ne saviez pas :
    >
    https://i.ibb.co/v4YJwqGT/cover.jpg
    >
    A.M. Delcambre – La 1ère sourate.mp3 [7’04]
    https://voca.ro/1jRk0p0X01Em
    >
    Et le document complet qui va encore plus loin dans l’analyse :
    A.M. Delcambre – Entretiens téléphoniques.mp3 [80’39]
    https://voca.ro/14PdluM4HXDq
    >
    (Option télécharger fonctionnelle)
    Bonne écoute !

  2. David 92 dit :

    Hier Jean Marie Le Pen hurlait :  » Jeanne au secours « .
    Moi quand je vois notre pays impuissant subir ces nazislamistes et ses alliés de LFI j’ai envie de hurler : » BONAPARTE reviens avec tes braves comme à l’époque où JOUBERT se battait sur l’Adige et MARCEAU sur le Rhin  » (Victor Hugo.. les soldats de l’an II)…
    Oui un Bonaparte te les transformerait en chique molle comme celui qui nous gouverne .
    Ce dernier à la fin de son mandat pourra trouver un Job chez MICHOU rue des martyrs à Paris .

  3. David 92 dit :

     » La colère d’Allah » : à la Grande Mosquée de Paris ».
    Il se croit où lui ?
    Dans la maison de sa mère ?
    Hier les Rois de France se faisaient couronner à Reims , ou à Chartres comme Henri IV et à Notre Dame comme NAPOLÉON .
    A moins qu’il souhaite installer un Ayatollah à Versailles ?
    Les Français en seraient ravis ..

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