Chercheur spécialiste de l’Iran, Bani Sabati explique pourquoi l’Iran craint une attaque israélienne de grande ampleur

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Benny Sabati, chercheur spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), a expliqué lors d’une conversation avec Ron Kofman et le professeur Aryeh Eldad pourquoi l’Iran s’abstient d’une attaque directe et généralisée contre Israël et a abordé l’impact des attaques américaines dans la région
La chaîne Al-Hadath a rapporté aujourd’hui (dimanche), citant une source sécuritaire israélienne, que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, ne se trouve pas sur le territoire de la République islamique . Bani Sabati , chercheuse spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), s’est entretenue avec Ron Kofman et le professeur Aryeh Eldad sur les ondes de la radio 103FM au sujet de cette information et a expliqué pourquoi l’Iran s’abstient de toute attaque directe et d’envergure contre Israël.
« Le pouvoir populaire est à Téhéran, comme nous l’avons vu lors des manifestations, et c’est ce que craint l’Iran », a expliqué Sabati, faisant référence à la peur iranienne d’une attaque israélienne. « Le régime iranien craint notre intervention, car il sait que nous visons le cœur du pouvoir. Nous nous attaquons aux plus hauts responsables. Aujourd’hui, ils ont franchi un cap. Il se peut que certains éléments des Gardiens de la révolution commencent à nous provoquer, à nous agacer, à voir jusqu’où ils peuvent aller dans la colère d’Israël. Malheur à eux ! Il y a toujours des éléments dissidents au sein même de la rébellion. On en est arrivé à un point comparable au Hamas et au Jihad islamique. Soyons clairs : l’Iran a adopté le fonctionnement d’une organisation terroriste. »

Quant à la question de savoir pourquoi l’Iran s’abstient d’une attaque directe et généralisée contre Israël, il a répondu : « Ils savent que nous ciblons d’abord les individus et, de par notre connaissance du terrain, nous savons parfaitement comment les atteindre, comme nous l’avons constaté par le passé. En l’absence de restrictions américaines, nous savons comment procéder. Nous visons les installations et les institutions essentielles à la survie du régime, par exemple le quartier général des Gardiens de la révolution. »
Sabati a évoqué le statut de Mojtaba Khamenei et le contrôle exercé par les Gardiens de la révolution dans le pays : « Il n’est pas comme son père, qui a toujours dû trouver un équilibre entre les groupes les plus radicaux et extrémistes et les groupes plus modérés. On pourrait dire qu’il est contrôlé, ou plutôt neutralisé, par les Gardiens de la révolution, car il est emprisonné quelque part. Il est mentalement fonctionnel, semble-t-il, donnant des ordres et recevant des rapports, mais il y a un monde entre le moment où il exécutera pleinement ses ordres et acceptera tout ce qu’il dit. Dans de tels pays, un dirigeant invisible et inaudible fait que chacun agit dans son intérêt. »

« Il y a des gens qui ne respectent pas l’état de droit et qui sont de véritables anarchistes, et les Gardiens de la révolution sont de ceux-là », a souligné Sabati. « Il y a des gens qui ne respectent pas la loi et qui s’en délectent même. Un groupe d’extrême gauche, sans en informer Khomeiny à l’époque, en 1979, a escaladé les barrières, s’est rendu à l’ambassade américaine à Téhéran, l’a occupée et a mis les Américains face à un fait accompli. Ils ont d’ailleurs constitué le noyau des Gardiens de la révolution par la suite. Voilà à qui nous avons affaire. Ils agissent, puis reviennent et disent : « Voilà ce qui s’est passé. » Mojtaba, avec son handicap et à l’intérieur du tunnel, que peut-il faire ? »

Plus tard, Sabati a évoqué l’impact des attaques américaines dans la région : « On ne se soucie pas de la population, ni de notre côté ni du côté des Gardiens de la révolution. Ces attaques ont fait mal, elles ont été violentes. Ces ponts sont hors service. Ils ont détruit 116 tours de communication, c’est énorme. Dans ce sud de l’Iran, où tout le monde est en difficulté et où tout le monde est pauvre, croyez-vous qu’ils ont construit une tour de communication pour la population ? Ils le font pour le quartier général de la marine iranienne, pour les Gardiens de la révolution. Dans la périphérie iranienne, personne ne se soucie de la population, et à Téhéran, d’ailleurs, personne ne s’en soucie non plus. »
En conclusion, Sabati a abordé la situation de Mojtaba Khamenei et ses motivations : « La vengeance est devenue un enjeu stratégique. Si l’on ajoute à cela les missiles, le programme nucléaire, le programme terroriste, la renaissance du Hezbollah est sans doute l’objectif le plus important. L’aveuglement des Iraniens pourrait encore leur coûter très cher. La vengeance est devenue un événement stratégique, un événement fondamental pour lui, car il a vu son père disparaître sans laisser de traces. Par conséquent, nous pouvons exploiter cet aveuglement et cet extrémisme, peut-être même à notre avantage. »
Source
https://www.maariv.co.il/

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2 Commentaires

  1. danny dit :

    « Stupeur en Iran : Khamenei a disparu
    […] les messages publiés en son nom seraient en réalité rédigés par Ahmad Vahidi […] »
    https://www.jforum.fr/coup-de-tonner-en-iran-mojtaba-khameneii-a-disparu.html
    >
    Rien ne va plus, faites vos jeux ! Vahidi est un mort en sursis !

  2. benjamin dit :

    il n y a pas de doutes !le regime islamiste d iran est bel et bien aux abois !les frappes repètèès de trump leur font tres tres mal quoi qu ils en disent !l iran est au bord de l effondrement !!et de ce fait devient tres dangereux !!un peu comme la fin des nazis !le noyau dur des gardiens peut provoquer une veritable catastrophe humanitaire dans la region !il faut vite les finir !les detruire !

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