Ingérence présumée dans les élections : Ayman Odeh est le quatrième leader politique arabe israélien à être suspecté par le Shin Bet
Il est soupçonné soupçonné d’avoir perçu d’importantes sommes d’argent provenant d’un pays hostile à Israë
L’enquête du Shin Bet sur des soupçons d’ingérence étrangère dans les élections législatives connaît un nouveau développement. Selon des informations publiées ce mercredi, le député Ayman Odeh, ancien président de la Liste commune, est le quatrième député soupçonné d’avoir perçu d’importantes sommes d’argent provenant d’un pays hostile à Israël, possiblement le Qatar ou la Turquie.
Les montants évoqués atteindraient plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers de shekels. Les services de sécurité chercheraient désormais à déterminer l’origine exacte de ces fonds, les circuits par lesquels ils auraient transité et leur éventuelle utilisation dans le cadre de la campagne électorale.
Plusieurs hypothèses seraient examinées : l’argent aurait-il servi à encourager la participation des électeurs, à financer les activités d’un parti politique ou aurait-il été conservé par le député ? Les enquêteurs tenteraient également d’établir si ces transferts présumés s’inscrivent dans une opération plus vaste destinée à influencer les résultats du scrutin.
Ces nouvelles accusations interviennent dans le cadre d’une enquête ouverte sur de possibles tentatives d’ingérence étrangère dans les élections à la 26e Knesset. Le Shin Bet examine notamment des soupçons de financement clandestin d’activités politiques par des acteurs étrangers.
Ayman Odeh a vivement réagi à la publication de ces informations et dénoncé « une persécution ».
« La mobilisation historique des électeurs arabes a fait perdre la tête à Netanyahou et aux fascistes. La peur de perdre le pouvoir les pousse à s’en prendre à tout le monde, dans toutes les directions. Il est évident pour tous qu’il s’agit d’une persécution politique, une manœuvre qui se révélera très vite n’être qu’une mascarade sans fondement et qui finira par se retourner contre ses instigateurs », a-t-il déclaré.
« À mesure que nous approchons de la prestation de serment de la nouvelle Knesset et de la fin du règne de Netanyahou, il faut s’attendre à une multiplication des manœuvres politiciennes et des mensonges. L’essentiel, aujourd’hui, est de continuer à agir avec responsabilité, détermination et constance pour remplacer ce gouvernement et provoquer un changement politique en profondeur », a-t-il ajouté.
L’enquête concerne également trois autres figures de la politique arabe israélienne. Selon des informations révélées par i24NEWS, le directeur du Shin Bet, David Zini, a demandé l’autorisation d’interroger Mansour Abbas, président de Ra’am, Ahmad Tibi, dirigeant de Ta’al, et Sami Abu Shehadeh, président de Balad. La conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, aurait toutefois refusé de donner son feu vert en l’absence d’éléments suffisamment étayés justifiant ces auditions.
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