La Suisse va ouvrir ses archives sur le criminel de guerre nazi Josef Mengele

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Le Service de renseignement de la Confédération indique qu’il va accorder l’accès à ses archives concernant Josef Mengele de manière «libérale». Le dossier est actuellement frappé d’un délai de protection prolongé, ce qui avait conduit à des refus de consultation
Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a annoncé lundi accorder l’accès au dossier sur le criminel de guerre nazi Josef Mengele. Evalués par la Commission Bergier, ces documents doivent bénéficier d’une «pratique libérale» de consultation.
Depuis sa remise aux Archives fédérales suisses (AFS), le dossier Mengele est soumis à un délai de protection prolongé. Le SRC a donc jusqu’à présent rejeté les demandes de consultation, en dernier lieu en février 2026, écrit-il dans un communiqué. Un recours contre cette décision est pendant devant le Tribunal administratif fédéral (TAF).
Dans le cadre cette procédure, le SRC a effectué diverses vérifications, notamment avec les AFS. Elles ont confirmé que le dossier Mengele avait été évalué par la Commission Bergier, qui a entre 1996 et 2001 enquêté sur les relations entre la Suisse et l’Allemagne nazie. Par conséquent, le dossier tombe sous le coup d’une décision du Conseil fédéral du 7 décembre 2001. Celle-ci enjoint les services fédéraux à poursuivre une «pratique libérale d’accès» pour les fonds d’archives examinés par cette commission.

La fin d’un long blocage
Sur la base de cette découverte, le SRC «reconsidère sa décision de février 2026 et a annoncé au tribunal et au recourant son intention de rendre une nouvelle décision». Le recourant obtiendra donc l’accès au dossier.
Le dossier avait été constitué par le Service de police du Ministère public de la Confédération, une organisation qui a précédé le SRC. Transmis aux AFS en 2001, il était depuis soumis à un délai de protection prolongé. Le SRC, en tant que successeur légal, avait jusqu’à présent systématiquement rejeté les demandes de consultation en se basant sur la Loi sur l’archivage et la Loi sur le renseignement.

L’«Ange de la Mort»
Surnommé l’«Ange de la Mort», le médecin nazi Josef Mengele participait à la sélection des déportés au camp d’Auschwitz qui devaient être gazés immédiatement. Il s’était également livré à des expériences pseudo-scientifiques sur de nombreux prisonniers, notamment des enfants, qu’il traitait comme des rats de laboratoire. Recherché par Interpol, Mengele est mort au Brésil en 1979 à l’âge de 67 ans.

Il y aura néanmoins des limites
L’accès aux documents concernant l’ancien nazi ne sera toutefois pas total. Le dossier contenant encore «des informations dignes de protection», des conditions et des modalités devront être définies. Ces mêmes conditions s’appliqueront à l’avenir à toute nouvelle demande de consultation.
Le SRC profite de ce cas pour lancer un examen plus large de ses procédures. Il va «revoir de manière générale sa pratique d’accès aux documents archivés», un travail qui sera mené en collaboration avec les AFS. L’objectif est de trouver un équilibre dans la «pesée soigneuse des intérêts de la recherche et du public d’une part, et des intérêts de protection existants d’autre part», notamment la protection des sources.
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La satisfaction du Comité d’Auschwitz
Le Comité international d’Auschwitz a accueilli avec satisfaction l’ouverture annoncée du dossier Mengele, a-t-il indiqué dans un communiqué diffusé tôt mardi matin, 5 mai 2026.
Pour les survivants d’Auschwitz, Josef Mengele reste, même après plusieurs décennies, un nom qui leur glace le cœur, a écrit mardi Christoph Heubner, vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz.
C’est une réalité amère pour les survivants que ces documents soient rendus publics à une époque où les criminels nazis sont présentés comme des «héros de guerre» sur les réseaux sociaux, a-t-il écrit. Le nom de Mengele, associé à l’idéologie nazie de haine et d’antisémitisme, acquiert «un attrait bizarre» pour les extrémistes de droite dans de nombreux pays, a écrit Christoph Heubner. (ATS)
Source
https://www.letemps.ch/

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6 Commentaires

  1. Didier Cochard dit :

    J’espère que le dossier sera rendu public.

    • liguedefensejuive dit :

      Le changement de cap s’explique par une «nouvelle situation», indique le SRC. À la suite d’une récente évaluation, les AFS ont confirmé que le dossier Mengele avait été évalué par la «Commission Bergier». Selon une décision du Conseil fédéral du 7 décembre 2001, une «pratique libérale» d’accès doit donc être appliquée à ce dossier.

      Le recourant va donc obtenir l’accès au dossier sous des conditions et modalités encore à définir et qui seront aussi valables pour les futures consultations.

  2. David 92 dit :

    La SUISSE nous fait une séance de striptease.
    Aujourd’hui le haut…. demain le bas quand on saura tout avec ses liens avec les nazis et le Vatican.
    Sans compter tous les biens JUIFS qu’elle a cédé à Hitler.
    Il est temps qu’elle fasse son examen de conscience et qu’elle indemnisé les victimes .

  3. Paul06 dit :

    La suisse a bien profité du nazisme… et en profite toujours.

  4. David 92 dit :

    Fausse « neutralité » véritable « collaboration » avec les nazis.
    L’antisémitisme a servi de couverture toute la pourriture d’EUROPE par cupidité pour s’en mettre plein les poches sur le dos des JUIFS .
    La SUISSE n’y a pas échappé.

  5. David 92 dit :

    Par ailleurs ne pas sous estimer militairement la Suisse
    Même Hitler avait essayé de l’envahir mais il a hésité car il savait que chaque suisse était armé.

    Rappel:

     » Abris anti-atomiques et bunkers
    Îlot de richesse et de neutralité dans l’océan européen, la Confédération a éprouvé son arsenal défensif lors des deux conflits mondiaux puis lors de la guerre froide, pendant laquelle des abris anti-atomiques ont été construits dans la majorité des maisons et des immeubles – les bunkers publics existent ­toujours et restent entretenus. La Suisse est en outre le troisième pays le plus armé au monde, après les États-Unis et le Yémen. « À l’issue du service militaire, qui est obligatoire, les réservistes sont autorisés à rapporter leur arme à la maison », explique le photographe ».

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