Le Djihad islamique, guerre totale contre Israël

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Par Antoine Colonna
L’organisation terroriste, soutenue par l’Iran, est l’un des ennemis les plus intraitables de l’État hébreu. Elle nie son existence et son modèle de société, trop “occidental”, lui imposant un combat à mort.
C’est encore le petit matin dans Tel-Aviv, l’air marin est brutalement déchiré par le son strident des sirènes d’alerte. Le système de défense antimissile “Dôme de fer” est mis en action et intercepte dans le ciel bleu de la Méditerranée des roquettes tirées de Gaza par le Djihad islamique palestinien (DIP). Au-dessus des gratte-ciel des villes de la côte israélienne, de rapides traînées blanches viennent frapper les engins palestiniens qui explosent sans faire de victimes, mais jusqu’à quand ? Cette fois-ci, ce sont plus de 450 roquettes de différents calibres qui ont été lancées en deux jours, forçant plus d’un million de civils à rejoindre les abris. Outre Tel-Aviv, Ashdod, Askhelon et Herzliya ont été notamment visés, les 13 et 14 novembre derniers. Les engins de mort tombent sur des objectifs civils, des maisons et même des autoroutes en pleine circulation. La riposte israélienne fera, elle, 34 morts, essentiellement dans les rangs du DIP.
Dans les rues, l’inquiétude se lit sur les visages. Nombreux sont ceux dont les familles ont fui, depuis trois ou quatre générations, des réalités difficiles à travers le monde pour trouver la tranquillité en Israël et dans son modèle de société démocratique, une quasi-exception au Proche-Orient. Cette agression permanente par le terrorisme est un véritable défi pour l’État hébreu, qui veut maintenir à la fois sa sécurité et ses standards démocratiques occidentaux, comme les Européens ont su le faire après les attaques contre le Bataclan, en 2015, Nice, en 2016, ou la gare d’Atocha, en Espagne, en 2004, et tant d’autres attentats.
Si la société israélienne est fortement divisée en dépit de l’identité juive commune, son mode de vie est à l’opposé de celui du DIP, qui prône l’idéal de la révolution islamique mondiale. Non seulement il refuse aux juifs le droit d’avoir un État, mais il rejette avec violence le caractère libéral de la société israélienne. Le Djihad islamique, sunnite comme le Hamas, est soutenu directement par Téhéran, qui essaye de reproduire à Gaza ce qu’il a réussi au Liban avec le Hezbollah. « Il s’agit de créer patiemment un étau autour d’Israël, pour le prendre sur deux fronts simultanément », nous explique Kobi Michael, chercheur à l’INSS (Institute for National Security Studies), rencontré grâce à l’Europe Israel Press Association.
La concurrence est dure entre le DIP et le Hamas, et les Iraniens font monter les enchères entre les frères ennemis. Avant la poussée de fièvre de mi-novembre, on comptabilisait déjà plus de 1 200 tirs de roquette à partir de Gaza depuis le début de l’année. En comparaison, le Hamas, également islamiste et terroriste, dispose d’une approche plus politique du conflit. Cheikh Ahmed Yassine, Abdel Aziz al-Rantissi et Mohammed Taha, ses trois fondateurs, sont tous issus des Frères musulmans. Si la charte du Hamas affirme que « la terre de Palestine est une terre islamique », il préfère parfois négocier, oscillant entre ses intérêts militaires et politiques.
Ce n’est pas le cas du DIP, qui combine les principes de la révolution iranienne à ceux de l’établissement d’un califat. Son modèle de société est totalitaire, au point qu’il ne prévoit pas de place pour les Palestiniens qui n’épouseraient pas parfaitement son idéologie islamique. Son système politique interne dépend d’un Conseil de la Choura où sont cooptés, non pas élus, des responsables religieux et militaires. Le DIP n’a aucune responsabilité civile à Gaza, ne gère ni l’eau, ni l’électricité, ni aucun service public, il peut donc poursuivre aveuglément ses objectifs de destruction. Une forme de Dae’ch aux portes de l’État hébreu.
L’attaque de la mi-novembre est une première par son ampleur. Elle suit l’élimination par l’armée israélienne d’un commandant des brigades Al-Qods du Djihad islamique à Gaza, Baha Abou al-Atta, considéré comme “une bombe à retardement” par le renseignement intérieur israélien, le Shabak ou Shin Beth. Il était l’un des principaux responsables des dernières attaques terroristes menées depuis Gaza. Il y a plusieurs mois, il avait été “logé” par la sécurité israélienne, qui a mené une opération de grande précision frappant uniquement la chambre de l’immeuble où il dormait.
Le Hezbollah a désormais à sa disposition des armes de plus en plus précises et dispose, en quantité, d’un arsenal de missiles sol-sol équivalent à celui de tous les membres de l’Otan, hors États-Unis.
Pour l’État hébreu, la bataille qui vient d’avoir lieu avait un double but. D’abord, protéger la population israélienne, ensuite riposter avec précision au Djihad islamique sans toucher d’objectifs liés au Hamas pour éviter un engrenage non souhaité par le gouvernement. D’après nos sources en Israël, Baha Abou al-Atta voulait justement empêcher le Hamas de conclure des trêves avec Israël, et c’est aussi et peut-être surtout pour cela qu’il a été éliminé.
Les ripostes israéliennes sont ainsi toujours coûteuses et complexes du fait de la qualité des missiles employés et du renseignement de terrain nécessaire à leur conduite. C’est bien ce qui inquiète Ron Tira, colonel de réserve de l’armée de l’air. À la menace du DIP, il craint la complication qui pourrait venir d’un conflit simultané avec le Hezbollah, dans ce que les experts israéliens nomment désormais la « guerre du Nord » . Elle inclut, en plus du Liban, la menace des différentes milices chiites qui se sont déployées en Syrie ces dernières années : « Le Hezbollah a désormais à sa disposition des armes de plus en plus précises et dispose, en quantité, d’un arsenal de missiles sol-sol équivalent à celui de tous les membres de l’Otan, hors États-Unis. »
Un arsenal qui est désormais complété par les drones qui ont été largement employés en Syrie. Un drone civil peut être équipé de grenades et dirigé contre un marché, un scénario redouté par les services occidentaux conscients de la menace en l’Europe. Pour le colonel israélien, « les drones sont le plus grand danger actuel » : « Nous n’avons que cinq usines de désalinisation pour notre eau, c’est un objectif civil facile. » Un problème bien connu des autorités françaises, qui s’inquiètent déjà des approches contre nos centrales nucléaires. « La question majeure pour Israël est que, si le degré de sophistication du Hezbollah augmente encore, nous serons obligés de détruire, en Syrie et au Liban, leurs positions. Le problème est qu’ils s’installent souvent dans des hôpitaux ou des écoles, utilisant les civils comme boucliers : le coût humain serait dramatique » , conclut Tira.
C’est tout le problème de l’État hébreu et de son modèle démocratique qui ne joue pas avec les mêmes règles que ses ennemis, d’autant que ceux-ci, qui étaient animés, il y a quarante ans, par le nationalisme arabe, basculent, à l’image du Djihad islamique, vers un extrémisme religieux qui, par essence, ne se donne pas de limite politique.
Source :
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/monde/le-djihad-islamique-guerre-totale-contre-israel-113429

happywheels

4 Commentaires

  1. niro

    1 décembre 2019 at 13 h 05 min

    le hamas ou le jihad islamique,et tout les rats d’egout de gaza ,c’est la meme merde
    ils veulent tous detruire israel
    mais pourquoi les militaires n’en finissent pas une bonne fois pour toute?
    les hommes politiques nous epuisent avec leur ego!!!

  2. Franccomtois

    1 décembre 2019 at 14 h 18 min

    Bon,maintenant nous pouvons dire que leur durée de vie va être plus que limitée pour eux.Comme pour tout muzz qui se respecte,seule la guerre compte,donc ils vont commencer par se massacrer entre-eux et Israel achevera ces belliqueux par une belle estocade.Mais quand vont-ils se mettre á bosser,étudier,créer,philosopher,aimer……!!!!Comme l´a dit la prof de dessin d´origine Arméniene d´un des petits Franccomtois:
    Dans ce monde beaucoup de gens apprécient les Arts sauf chez certains pour qui le mot Art est haram.
    Voyez les quartiers oú ils sont majoritaires que créent-ils?Des crapules il y en a sur tout les continents cela va de soi mais dans les pays á dominance muzz c´est la cata.Qu´Israel fasse le ménage une bonne fois pour toute et puisse vivre autrement qu´en état de guerre.
    Pour finir ce commentaire une trés belle Chanson(en anglais mais facile á comprendre tant elle belle):
    Jerusalem – Berlin ’38
    https://youtu.be/LvE_TZgP1Ok?list=RDLvE_TZgP1Ok

  3. benjamin

    1 décembre 2019 at 16 h 46 min

    comment les armes de toute nature entrent elles a gaza ! et de plus en plus perfectionnèès !et ce malgré le blocus exercè par israel et aussi par l egypte!!d ou viennent les missiles capables de frapper tel aviv a 75 KM ou meme haifa !!!et les drones ??

  4. Rosa SAHSAN

    2 décembre 2019 at 7 h 56 min

    Et pendant ce temps là ils sont en train de s’engueuler qui gouvernera pendant les 6 premiers mois et qui gouvernera après.
    Au lieu de s’occuper de leur gueule, qu’ils s’occupent d’Israël.
    ROSA

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