Le Hamas s’empare du documentaire « NAZA » pour alimenter sa campagne contre Israël

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L’organisation terroriste a appelé la CPI, des instances de l’ONU et des organisations de défense des droits de l’homme à exploiter les témoignages présentés dans « NAZA »
Le Hamas entend désormais utiliser un documentaire réalisé par des Israéliens comme pièce à charge contre Israël sur la scène internationale. L’organisation terroriste a appelé mardi la Cour pénale internationale (CPI), des instances de l’ONU et des organisations de défense des droits de l’homme à exploiter les témoignages présentés dans « NAZA », un film consacré à la conduite de la guerre dans la bande de Gaza.
Réalisé par les cinéastes israéliens Yuval Abraham et Rachel Shor, le documentaire s’appuie notamment sur des témoignages anonymes de soldats, d’officiers et de membres des services de renseignement israéliens ayant participé à la guerre à Gaza. Le Hamas affirme que 24 d’entre eux témoignent dans le film et décrivent notamment les mécanismes de surveillance et de sélection des cibles. Ynet précise que ce chiffre de 24 personnes provient du communiqué publié par l’organisation terroriste.
Pour le Hamas, ces témoignages confortent ses accusations selon lesquelles Israël aurait délibérément visé des civils palestiniens et commis un génocide et un nettoyage ethnique. Des accusations rejetées à plusieurs reprises par Israël. L’organisation terroriste demande désormais que les informations contenues dans le documentaire soient officiellement versées aux enquêtes internationales sur de possibles crimes de guerre.
Le titre « NAZA » reprend un acronyme militaire hébreu désignant les dommages collatéraux. Selon Ynet, le documentaire met notamment en cause le recours à la surveillance numérique et à l’intelligence artificielle dans le processus de ciblage à Gaza. Il soulève également des interrogations sur le degré de contrôle humain exercé dans certains cas et affirme que des frappes auraient été autorisées malgré des prévisions faisant état d’importantes pertes civiles
Le film formule par ailleurs des accusations concernant des tirs dans des zones aux limites mal définies, des attaques à proximité de points de distribution d’aide, la destruction de secteurs civils ainsi que la politique israélienne concernant l’acheminement de nourriture et d’aide humanitaire.
Dans son communiqué, le Hamas met également en avant l’accueil réservé au documentaire au Festival international du film de Venise, où celui-ci aurait reçu une ovation d’environ 25 minutes. L’organisation estime que le contenu du film ne doit pas rester un simple objet de débat et réclame son utilisation dans des procédures d’enquête et de poursuites internationales.
Israël et Tsahal rejettent les accusations selon lesquelles l’armée aurait délibérément pris pour cible des civils ou mené une politique génocidaire à Gaza. Tsahal souligne que le Hamas opère au cœur de zones densément peuplées, où il dissimule combattants, armes, centres de commandement et infrastructures souterraines. L’armée affirme également que ses procédures de ciblage nécessitent une validation humaine et prennent en compte la nécessité militaire, la proportionnalité et les risques pour les civils.
Déjà au cœur d’un vif débat en Israël sur les méthodes employées pendant la guerre à Gaza, « NAZA » prend ainsi une nouvelle dimension : les accusations formulées dans un documentaire israélien sont désormais directement reprises par le Hamas dans sa campagne politique et judiciaire contre Israël.
Source I24 news

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