L’EXEMPLE A SUIVRE : Israël demande le retrait de la nationalité pour deux hommes coupables d’avoir aidé le Hamas

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Les deux Arabes israéliens, anciens employés de Cellcom, avaient transmis des informations sensibles au groupe terroriste palestinien
Le parquet général a demandé mercredi au tribunal de district central de retirer la nationalité à deux hommes arabes israéliens qui ont été reconnus coupables d’avoir aidé le groupe terroriste palestinien du Hamas alors qu’ils travaillaient pour l’opérateur de télécommunications Cellcom, en invoquant une loi qui a été adoptée après leur arrestation.
En 2024, Rani Ouf et Shadi Eidi avaient été reconnus coupables de complot et de transmission d’informations à l’ennemi après avoir remis au Hamas des informations sensibles concernant le géant israélien de la téléphonie mobile, dans le but de saboter les communications lors d’un futur conflit.
Ils avaient été appréhendés et mis en examen en 2022, après des années de contacts avec des terroristes du Hamas. Ils avaient tenté, de manière répétée, de paralyser les réseaux de Cellcom en temps de guerre, ont expliqué les procureurs.
Ouf a été condamné à onze ans de prison pour ce complot, tandis qu’Eidi a écopé d’une peine de cinq ans et demi d’incarcération.
Le parquet a fait savoir que la révocation de la nationalité des deux hommes était justifiée en vertu d’un amendement de 2023 à la loi sur la nationalité – amendement qui autorise depuis lors cette mesure à l’encontre des personnes qui sont reconnues coupables d’avoir aidé l’ennemi en temps de guerre, entre autres infractions à la sécurité.
Ces infractions ont constitué une « trahison effective », a souligné le parquet, arguant que les deux hommes avaient été condamnés pour « un cas extrême et exceptionnel de violation du devoir de loyauté que les citoyens doivent à l’État ».
La demande avait été soumise suite à la requête faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et elle a été approuvée par la procureure générale Gali-Baharav Miara, a précisé le parquet.
Israël avait appliqué cette loi pour la toute première fois au mois de février dernier, révoquant la nationalité de deux terroristes arabes israéliens qui avaient perpétré des attaques à l’arme blanche et à l’arme à feu à l’encontre de civils israéliens.
Netanyahu avait signé les ordonnances de révocation de la nationalité et d’expulsion, avait annoncé son bureau à l’époque, leur destination étant, selon les informations, la bande de Gaza.
Cette loi – qui constitue un amendement à la loi israélienne sur la citoyenneté de 1952 – s’applique aussi bien aux citoyens israéliens qu’aux résidents permanents incarcérés à la suite d’une condamnation pour terrorisme, pour complicité de terrorisme, pour atteinte à la souveraineté israélienne, pour incitation à la guerre ou pour aide à l’ennemi en temps de guerre, et elle permet au ministre de l’Intérieur de révoquer leur statut après une audience.
La législation autorise la révocation de la citoyenneté même si la personne ne possède pas de seconde nationalité, à condition qu’elle dispose d’un statut de résident permanent en-dehors d’Israël. Une fois la citoyenneté révoquée, la personne se verra refuser l’entrée sur le territoire israélien.
SOURCE
https://fr.timesofisrael.com/

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