MANON AUBRY DU PARTI ANTISEMITE LFI UTILISE UN DEPORTE JUIF A AUSCHWITZ POUR SA PROPAGANDE
L’eurodéputée LFI est revenue sur le refus de Léon Marchand de se prononcer politiquement et n’a pas hésité à citer le célèbre nageur Alfred Nakache, oubliant de mentionner que ce dernier, de confession juive, avait été déporté.
Après que le champion olympique de natation, Léon Marchand, a fait face à une vague de haine pour avoir refusé de se prononcer politiquement, la question de l’engagement de personnes célèbres a été abordée sur le plateau de BFMTV dans la soirée du mercredi 2 septembre. Parmi les intervenants invités à réagir : Manon Aubry. L’eurodéputée La France insoumise (LFI) s’est montrée favorable au positionnement politique des célébrités, notamment du jeune nageur : « Je l’encourage mais ce n’est pas moi qui vais décider. Il est libre. »
Celle qui rappelle avoir pratiqué le water-polo en sport-études durant sa jeunesse a également cité d’autres « nageurs engagés » : « On pense tous à Alfred Nakache. » Manon Aubry a alors décrit le champion d’avant-guerre comme « un nageur antifasciste qui s’est engagé dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale ». Cependant, l’insoumise semble oublier de mentionner qu’Alfred Nakache était de confession juive et a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz en janvier 1944 avec son épouse et leur fille de deux ans. Ces dernières n’en sont jamais ressorties, tandis que le nageur a réussi à survivre de justesse.
La mention d’Alfred Nakache par Manon Aubry a fait particulièrement réagir une membre de la famille du nageur : la comédienne Annabelle Nakache – Alfred Nakache était le cousin de son grand-père paternel. « Quand tu réécris l’Histoire mais que tu ne sais pas écrire… Il y a certaines personnes ou références qui devraient être interdites dans la bouche de LFI », écrit-elle sur les réseaux sociaux, joignant une vidéo d’elle en train de commenter la séquence. « Ah oui, donc elle ne le dit pas… Parce qu’il était juif, arrêté à la prison Saint-Michel à Toulouse et s’est fait déporter à Auschwitz avec sa femme et sa fille. Elles ne sont jamais revenues, lui pesait une quarantaine de kilos voire moins », ajoute-t-elle.
Manon Aubry a également déclaré sur BFMTV : « Il y a des exemples historiques, y compris de nageurs engagés. » Ce à quoi Annabelle Nakache répond dans sa vidéo : « Engagés mais pas pour LFI, je le dis tout de suite. » Alors que l’insoumise évoque l’engagement de certains artistes pour le parti mélenchoniste, la comédienne a enfin rappelé être elle-même « une artiste engagée », mais « engagée contre votre parti comme l’aurait été Alfred Nakache et toute sa famille ».
Source
https://www.lejdd.fr/politique/alfred-nakache-etait-un-nageur-antifasciste-manon-aubry-accusee-de-reecrire-lhistoire-182592
Alfred Nakache, né le 18 novembre 1915 à Constantine[2] et mort le 4 août 1983 à Cerbère (Pyrénées-Orientales), est un nageur et joueur de water-polo français[. Surnommé « Artem » (le poisson), il est aussi connu sous le surnom de « nageur d’Auschwitz », où il a été déporté durant la Seconde Guerre mondiale.
Arrêté par la Gestapo[17] le 20 novembre 1943[18] à la suite d’une dénonciation[19], il est retenu captif à la prison Saint-Michel de Toulouse[] puis au camp de Drancy, duquel il est déporté, avec sa femme Paule Nakache (née Elbaze), née le 12 octobre 1915 à Constantine et leur fille de deux ans Annie, née le 12 août 1941 à Constantine[], au complexe concentrationnaire d’Auschwitz depuis la gare de Bobigny par le convoi n° 66 du 20 janvier 1944[].

Séparés physiquement[6dès leur arrivée le 23 janvier 1944, il ignore qu’elles sont assassinées et n’apprendra que plus tard la mort de sa fille dès son arrivée dans les camps, tandis qu’il n’eut jamais d’information concernant son épouse, ce qui laisse émettre l’hypothèse qu’elle aurait été gazée avec leur fille
Un officier affecte Alfred Nakache à l’infirmerie, ce qui lui sauvera probablement la vie. Alfred détourne alors des aliments pour les malades[]. Il y rencontre Noah Klieger qui, rescapé lui aussi, deviendra un célèbre journaliste sportif en Israël. Aidé par une constitution physique exceptionnelle, il résiste aux mauvais traitements, y compris à l’humiliation imposée par les gardiens qui l’obligent à aller chercher avec les dents un poignard qu’ils ont jeté au fond de la piscine (en fait, un bassin de rétention d’eau prévu pour les incendies). Sa résistance consiste à défier ses bourreaux en improvisant à leur insu des séances de baignade dans la piscine en compagnie de quelques camarades. En janvier 1945, le camp est évacué dans le cadre des marches de la mort, sous la menace de l’avancée de l’Armée rouge. Alfred Nakache participe à l’une d’elles, au cours de laquelle les survivants des camps d’extermination sont menés dans des camps d’internement. Il se retrouve ainsi à Buchenwald, que l’armée américaine libère en avril 1945[].

