Propos antisémites diffusés sur une boucle WhatsApp en Gironde : trois étudiants en garde à vue

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Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2025, des propos haineux et antisémites avaient été tenus sur une conversation WhatsApp entre étudiants de l’Université de Bordeaux. La police a interpellé les auteurs ce 21 janvier
L’enquête ouverte par le parquet de Bordeaux, en fin d’année 2025, pour « menace de mort réitérée commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ainsi que provocation publique à la discrimination », à la suite de propos haineux et antisémites tenus sur une conversation WhatsApp entre étudiants de l’Université de Bordeaux, vient de connaître une avancée majeure.
Ce mercredi 21 janvier, trois étudiants ont été interpellés par les policiers de la Division de la criminalité territoriale (DCT) en charge des investigations.
23/12/2026
La boucle WhatsApp du dégoût. Des messages antisémites, appelant à l’extermination des Juifs, ont circulé sur la messagerie entre des étudiants de l’université de Bordeaux, a révélé la semaine dernière Europe 1. On pouvait notamment y lire : « J’espère devenir président, je ferai le double du génocide de 39-45 » ou encore : « Je vais exterminer tous les juifs, j’ai la motivation et la haine ».
Le parquet de Bordeaux a indiqué avoir reçu un signalement, de la part du rectorat et de la région académique Nouvelle-Aquitaine, concernant cette discussion « rassemblant plusieurs étudiants de la résidence du Crous François-Mauriac, située à Pessac », et qui aurait eu lieu « dans la nuit du 11 au 12 novembre » dernier. Au moins deux étudiants ont été clairement identifiés comme étant les auteurs de ces messages, et exclus de la résidence universitaire.
L’université « réaffirme son engagement à lutter contre l’antisémitisme »
Le parquet a saisi le commissariat de Bordeaux des chefs de « menace de mort réitérée, commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » ainsi que de « provocation publique à la discrimination en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion. » Les investigations sont en cours, notamment pour identifier d’éventuels autres participants.
De son côté, l’université de Bordeaux, dans un communiqué, dit avoir « pris connaissance » de ces propos « d’une extrême gravité, à caractère injurieux et antisémite ». « L’université de Bordeaux a été avertie que des messages haineux circulaient au sein d’un groupe privé WhatsApp d’étudiants. Tous les éléments ont été transmis, mi-novembre, au procureur de la République, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, afin que la justice puisse se saisir des faits ».

Le président de l’université de Bordeaux « a d’ores et déjà décidé d’engager une procédure contre ces étudiants devant la section disciplinaire compétente. Il appartiendra à cette instance d’examiner ce dossier et de statuer ». L’établissement « condamne avec la plus grande fermeté tout agissement de ce type » et « réaffirme son engagement à lutter contre l’antisémitisme, le racisme et toute autre forme de discrimination ».

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