Quand les rats quittent le navire, c’est que celui-ci sombre.
Par Céline Pina
La preuve par l’avocat de Mélenchon, Arié Halimi.
Le type a une colonne vertébrale dont on peut vanter l’élasticité comme la courbure naturelle. Il est très souple des adducteurs. L’aplatventrisme ne lui fait pas peur, surtout devant les islamistes. Il a prouvé qu’il avait l’estomac d’un doberman et a validé toutes les autres sorties antisémites de son patron.
Il a même pondu le concept du gentil antisémitisme de gauche, résiduel, forcément résiduel, et surtout acceptable, à opposer au méchant antisemitisme de droite, à dénoncer. Bien sûr il a la nazification facile et ne répugne pas à accrocher des cibles dans le dos de ses contradicteurs. Mais ça c’était avant. Là il a eu une révélation. En même temps que quasiment toute la gauche : le chemin de Damas devait être sacrément encombré hier! Tout d’un coup, ce qu’il a tant cautionné devient impossible à défendre. Pourquoi?
Soyons franc, dans le cas de ces personnalités aussi malhonnêtes et toxiques qu’arrivistes, il n’y a pas à de prise de conscience. Ils ne connaissent que le retournement de leurs intérêts personnels. C’est aussi le cas d’Edwy Plenel, celui qui applaudit le massacre des athlètes israéliens à Munich et n’a pas hésité à mentir sur l’existence d’un genocide à Gaza en sachant pertinemment que cela ferait exploser l’antisemitisme chez nous. Et bien même ces gens-là prennent leur distance. C’est dire!
Tant que soutenir le pire est payant, ce type de parasites aspirent les avantages et défend le gâteau. Mais quand le vent change, les girouettes tournent.
Les pique-assiettes stipendiées sentent arriver la fin d’un privilège culturel rouge qui permettait de raconter n’importe quelle abjection, pour peu qu’elle puisse se revendiquer « de gauche , tout en restant invité dans les dîners en ville.
Mais l’évolution des représentations populaires fait que les privilégiés sont en train de comprendre que refuser de prendre en compte les attentes du peuple, c’est à terme perdre sa position et ses prébendes. Le monde politique se déporte donc vers la « droite » et comprend que LFI devient un repoussoir. A juste titre d’ailleurs tant le parti est tombé bas, jusqu’à défendre des meurtriers. L’urgence est donc de s’en distinguer et de trouver une tête à jeter à la foule pour pouvoir soi-même ne rien changer. Et il faut reconnaître que Melenchon dans ce cadre est le bon choix.
C’est le fait de vouloir continuer à « en être » qui explique le comportements des rats de la politique. En revanche ont-ils rompu avec ce qu’incarne Melenchon ? Vont-ils arrêter le dog whistle antisémite? Ont-ils une autre stratégie électorale que la conflictualisation et l’alliance avec les Islamistes? Vont-ils continuer à fermer les yeux sur le lynchage perpétré par la Jeune Garde? Vont-ils arrêter de se créer de faux fascistes pour continuer de ne pas travailler sur un projet d’avenir en comptant sur des fronts républicains pour garder des postes dont trop ne font rien?
Là rien n’est moins sûr.
Jeter une tête à la foule montre souvent la volonté de calmer la colère tout en comptant ne rien changer aux pratiques. C’est probablement cela qui se joue ici mais je serai ravie d’avoir tort!
Source Tribune Juive
