« Qui vous paye ? » : échange tendu entre Dominique de Villepin et Apolline de Malherbe

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VIDEO – Dominique de Villepin, récemment mis en cause dans la presse pour des liens financiers supposés avec le Qatar ou l’Arabie saoudite, s’est défendu jeudi de ne conseiller « aucune puissance étrangère », assurant que les clients de ses sociétés de conseil n’avaient « aucun » impact sur ses déclarations publiques.
C’est un échange pour le moins tendu qui a eu lieu entre la journaliste Apolline de Malherbe et Dominique de Villepin. Invité de BFMTV ce jeudi 29 février, l’ancien Premier ministre a été longuement questionné par la journaliste sur l’origine de ses rémunérations actuelles en tant que conseiller. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier n’a pas vraiment apprécié d’être interrogé sur l’origine de ses revenus, lui qui intervient aujourd’hui dans les milieux diplomatiques, d’affaires et culturels, via sa société de conseils.
Sur la question de ses revenus, l’ancien locataire du Quai d’Orsay a répondu qu’il était « conseiller en matière internationale », avant de rapidement s’en prendre à son tour à BFMTV. « Notez, madame de Malherbe, que j’ai quelqu’un devant moi qui appartient à une chaîne qui a tenu des propos mensongers sur moi », faisant ainsi référence à une affaire qui remonte à novembre dernier. La chaîne d’information en continu s’était vue contrainte de présenter ses excuses à la suite d’une déclaration du journaliste Ronald Guintrange, qui avait attribué à Dominique de Villepin des propos qu’il n’avait jamais prononcés.


Dominique de Villepin a reproché à la journaliste de BFMTV d’être elle-même sous influence. « A qui appartient votre chaîne ? Est-ce qu’elle subit des pressions ? Est-ce qu’il y a des directives sur le plan politique ou diplomatique ? » a-t-il lancé, visiblement agacé. « La chaîne d’information en continu appartient à Altice, le groupe du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. » « Vous voulez dire que ceux qui nous payent ont une influence sur ce que l’on dit ? » répond la journaliste. « En général, on peut le supposer, oui », enchaîne Dominique de Villepin.
Des comptes restés confidentiels
Apolline de Malherbe n’en démord pas et continue d’insister sur l’origine des revenus de Dominique de Villepin : « Qui sont vos clients, qui sont vos patrons ? J’ai juste besoin de savoir ça, c’est tout. » L’ancien locataire du quai d’Orsay rétorque en expliquant qu’il « donne des conseils géopolitiques sur l’évolution du monde ». « C’est une parole absolument ouverte qui ne contient aucun élément, ni d’influence ni de conflit d’intérêts. »
La journaliste enchaîne en lui rappelant que sa société de conseils préfère payer une amende de 3 000 euros chaque année plutôt que de rendre ses comptes publics, comme l’a révélé Le Monde le 25 février. Elle lui rappelle aussi qu’il a reçu 4,2 millions d’euros de la part d’une famille saoudienne entre 2008 et 2010. « J’ai conseillé ce groupe qui est actif dans l’automobile », reconnaît-il. « Quel est l’impact que vos clients peuvent avoir aussi sur les propos que vous tenez ? Aucun ? […] Vous sous-entendez que je ne suis pas libre de mes propos, dans ces cas-là, qui sont ceux qui vous payent ? » lance alors la journaliste.
« Personne n’est dupe. Votre seul but est de gagner du temps d’antenne pour m’empêcher de dire le message que j’ai à dire », rétorque Dominique de Villepin. « L’activité de ma société est complètement liée à deux sociétés françaises de conseil, à qui j’apporte des conseils sur le plan géopolitique en France pour l’étranger. Le reste de mes activités sont bénévoles, la plupart dans le domaine de l’art et de la culture. » L’ancien Premier ministre conclut en expliquant que selon lui, « il n’y a rien à soupçonner, rien à sous-entendre, et c’est donc très volontiers que je vous donne ces informations ».
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  1. Hérode dit :

    la vieillesse est un naufrage, c’est clair…..

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