HAINE DES JUIFS : LA VIDEO QUE DEVRAIT VOIR EDOUARD PHILIPPE

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Nous aimerions savoir si Monsieur le Premier Ministre est également favorables à la publication de livres appelant au meurtre de chrétiens, de musulmans?

Ce n’est pas au premier ministre de prendre ce genre de décision.
Soit les pamphlets respectent la loi et alors il n’y a pas de raison de les interdire, soit il y a réellement des propos antisémites et il ne faut alors pas les publier, quel qu’en soit l’auteur.
La vérité c’est que ces pamphlets et d’autres du même tonneau d’autres auteurs ont servi, sur un plateau, « d’aller-simple » pour les voyageurs des trains plombés pour Belzec, Sodibor, Treblinka, Chelmno, Birkenau, Dora…
De « patrimoine français » bernique.
L’auteur lui-même a refusé la réédition et son épouse de même, jusqu’à l’âge de 105 ans, car elle est encore vivante ! Sait-t’elle seulement encore de quoi il s’agit ?
Par contre l’éditeur ne semble pas vouloir laisser échapper les rentrées d’argent alors que l’oeuvre de Céline va tomber dans le domaine public dans quelques années désormais.
Là est peut-être la raison de toute cette affaire.

happywheels

20 Commentaires

  1. Françoise SAADOUN

    11 janvier 2018 at 10 h 22 min

    il faut empêcher cette réédition- par tous les moyens, et il y en a-

  2. Gilles-Michel De Hann

    11 janvier 2018 at 10 h 41 min

    Lucette Destouches, 105 ans, veuve de Céline et ayant-droit de l’écrivain, n’est plus opposée à la réédition. Pendant des décennies pourtant, elle avait respecté la décision de son défunt mari de ne plus rééditer les trois pamphlets. Elle semble avoir changé d’avis. Le tournant : la réédition en 2015 des Décombres, brûlot antisémite de Lucien Rebatet, publié une première fois en 1942 sous l’Occupation. Le tout dans une belle indifférence.

    « Moi, ça m’a fait sauter en l’air. Pourtant, personne n’a réagi », s’étonne encore aujourd’hui François Gibault, l’avocat de la veuve de Céline et accessoirement biographe de Céline. « J’en ai parlé à Lucette Destouches. Tous les deux, nous avons pensé que l’époque avait changé, que le moment était venu. » C’était sans doute oublier un peu vite que Lucien Rebatet n’est pas Céline.

    Réédités au Québec en 2012. Gallimard a aussi pu oublier que le Québec n’est pas la France. Dans la Belle Province, en vertu d’une loi qui édicte que les œuvres tombent dans le droit public 50 ans après la mort de leur auteur, et non 70 ans comme en France, les pamphlets ont été réédités en 2012. Pas seuls bien sûr, mais accompagnés de l’analyse de Régis Tettamanzi, professeur de littérature française du 20ème siècle à l’université de Nantes, auteur d’une thèse sur les pamphlets. De l’autre côté de l’Atlantique, point de polémique.

    Mais la nuance apportée par l’universitaire semble trop légère dans l’Hexagone. 231 pages sur 1.044, relève Le Monde des Livres. « Le travail réalisé par Régis Tettamanzi pour l’édition québécoise n’est pas suffisant », insiste Laurent Joly, signataire avec entre autres Pierre-André Taguieff et Grégoire Kauffman, le 28 décembre dans L’Obs, d’un manifeste défendant non pas l’interdiction de la réédition, mais une reprise en main par les historiens. Ce n’est pas le chemin que semble prendre Gallimard, qui voudrait se contenter de la simple version québécoise.

    • Françoise SAADOUN

      11 janvier 2018 at 15 h 56 min

      vous croyez qu’à cet âge cette dame a le loisir de penser pour elle, de signer des papiers? ma mère a bientôt 101 ans- il y a belle lurette qu’elle ne sait plus ce qu’elle dit-

      • Gilles-Michel De Hann

        11 janvier 2018 at 19 h 05 min

        Ce que disent les médias n’engagent qu’eux.

        Pour ma part, je partage volontiers le fait qu’à son âge, cette dame n’ait plus, physiologiquement, ses pleines capacités de discernement.

  3. Laurence Salmon

    11 janvier 2018 at 12 h 46 min

    Petition sur change.org

  4. Alice

    11 janvier 2018 at 13 h 10 min

    1200 pages un peu lourd à lire

  5. Alice

    11 janvier 2018 at 18 h 37 min

    l’éditeur a renoncé à publier

  6. MACRI

    11 janvier 2018 at 19 h 10 min

    Céline est mort depuis fort longtemps… Que son âme brule aux enfers
    pour l’éternité à côté des rats qui ne sont que le reflet de lui même
    AMEN

  7. marredestocards

    11 janvier 2018 at 19 h 27 min

    Pour que tout le monde soit d’accord, je propose la sortie en format rouleau triple épaisseur, disponible entre le domestos et la ventouse pour déboucher les sanitaires.
    Pour les amateurs de ce genre de littérature, ca ne serait qu’un hommage sincère et profond.

    Je crois que pour la réedition de mein kampf, c’était parce qu’il n’y avait plus de droit d’auteur à payer…
    http://www.librairie-gallimard.com/9791092128581-mon-combat-mein-kampf-t-1-et-t-2-adolf-hitler/

    • VRCNGTRX

      13 janvier 2018 at 10 h 54 min

      normalement les droits sont épuisés 70 ans après la mort de l’auteur, donc 1945 + 70 pour ‘mein kampf’

  8. Gilles-Michel De Hann

    11 janvier 2018 at 19 h 49 min

    Confronté à une levée de boucliers depuis l’annonce d’une éventuelle réédition des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, Antoine Gallimard a préféré jeter l’éponge et suspendre ce projet controversé.

    « Au nom de ma liberté d’éditeur et de ma sensibilité à mon époque, je suspends ce projet, jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement », a indiqué Antoine Gallimard dans un texte adressé à l’AFP.

    Le projet de rééditer les pamphlets antisémites de Céline (« Bagatelles pour un massacre », « L’École des cadavres » et « Les beaux draps ») avait suscité une vague d’indignation notamment de la part de Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France.

    « Je suis soulagé. C’était une bataille difficile à gagner car elle ne se passait pas devant des magistrats mais devant la société », a réagi M. Klarsfeld, interrogé par l’AFP.

    Pour Serge Klarsfeld, « aucun appareil critique ne peut résister aux torrents des délires de Céline » et à la « force convaincante » de l’écrivain.

    Gallimard avait fait part de son intention de publier « une édition critique » des pamphlets « sans complaisance aucune ».

    Dans un communiqué transmis à l’AFP le 20 décembre, l’éditeur parisien expliquait vouloir s’inspirer de l' »édition critique » des pamphlets céliniens publiée au Québec en 2012 par la maison d’édition canadienne Éditions 8.

    Il assurait que le livre serait accompagné d’une analyse du professeur d’université Régis Tettamanzi et d’une préface signée de l’écrivain Pierre Assouline.

    C’était selon le Premier ministre Édouard Philippe, entré dans ce débat, la seule condition acceptable pour que les pamphlets puissent être réédités. « Je n’ai pas peur de la publication de ces pamphlets, mais il faudra soigneusement l’accompagner », avait-il déclaré au Journal du Dimanche.

    – « Curiosité malsaine » –

    « Les pamphlets de Céline appartiennent à l’histoire de l’antisémitisme français le plus infâme. Mais les condamner à la censure fait obstacle à la pleine mise en lumière de leurs racines et de leur portée idéologique, et crée de la curiosité malsaine, là où ne doit s’exercer que notre faculté de jugement », a rappelé jeudi Antoine Gallimard.

    Mais, a-t-il ajouté, « je comprends et partage l’émotion des lecteurs que la perspective de cette édition choque, blesse ou inquiète pour des raisons humaines et éthiques évidentes ».

    « C’est une décision sage que de reporter sine die cette réédition, et pour nous c’est une satisfaction », a réagi auprès de l’AFP le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.

    Céline « exprimait sa haine des Juifs – pas seulement des Juifs d’ailleurs, mais aussi des Noirs. Ce sont des brûlots antisémites et racistes » qui « tomberaient sous le coup de la loi s’ils étaient publiés aujourd’hui », selon le responsable communautaire.

    « Aucune date de publication n’était fixée à ce stade », a rappelé Antoine Gallimard. Les textes concernés ont été rédigés par l’auteur du « Voyage au bout de la nuit » entre 1937 et 1941.

    Ils devraient tomber dans le domaine public en 2031 (soit 70 ans après la mort de l’écrivain en 1961) et seront alors libres de droits.

    Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a salué la « décision responsable » d’Antoine Gallimard tout en estimant que la libération des droits « reposera » la question.

    Pour la Licra, « face aux éditions de propagande qui ne manqueront pas d’être diffusées par les antisémites, et qu’il faudra combattre, un travail critique (…) sera nécessaire dans un seul objectif: déconstruire, mot à mot, l’antisémitisme violent dans lequel la plume de Céline a été trempée ».

    Les pamphlets de Céline ne sont pas interdits en France, mais n’ont pas été réédités depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’écrivain lui-même puis sa veuve, Lucette Destouches, âgée de 105 ans, s’y opposaient. Ils peuvent cependant aisément être consultés sur internet ou achetés chez des bouquinistes.

    Selon Antoine Gallimard, le projet de réédition avait été entrepris « il y a quelques mois », sur l’initiative de François Gibault, exécuteur testamentaire de Céline et avocat de Lucette Destouches.

  9. capucine

    12 janvier 2018 at 18 h 48 min

    le premier ministre Philippe n’est pas mieux que Cazevide ils n’aiment pas juifs c’est clair et net !!!

  10. David 1

    12 janvier 2018 at 20 h 02 min

    « se considère aussi génial que Céline »

    Je récuse complètement le qualificatif de « génial » appliqué à Céline . Qu’a t il inventé ou conçu d’original et qui ait fait progresser son époque ? Rien , selon moi .

    Voici un modèle du style ordurier de Céline qui en fait aux yeux de certains modernes un des plus grands écrivains :« Je veux les [les Juifs] égorger… […] Lorsque Hitler a décidé de “purifier” Moabit à Berlin (leur quartier de la Villette), il fit surgir à l’improviste dans les réunions habituelles, dans les bistrots, des équipes de mitrailleuses et par salves, indistinctement, tuer tous les occupants ! […] Voilà la bonne méthode. » (Lettres à Marie Canavaggia, Du Lérôt éd., 1995)

    Ainsi ceux qui font et défont l’opinion publique, comme influencés par une sourde rumeur ,veulent nous imposer l’idée que Louis Ferdinand Destouches (Céline ) fut un grand , un génial écrivain .

    L’ayant enseigné en classe ,il y a vingt cinq ans avec d’excellents élèves de Première et de Terminales et des étudiants que j’eus l’occasion d’avoir,” en serrant de près “ le texte du Voyage au bout de la nuit , en ne tenant pas compte de ses pamphlets antisémites et de ses déclarations racistes, on était arrivé à la conclusion que sa langue n’avait rien d’exceptionnel ,que son vocabulaire argotique mêlé à des expressions scientifiques ,que sa phrase souvent courte ,exclamative , empreinte de noirceur et d’insultes ,toute expressive qu’elle fût, n’en faisait pas un auteur ,hors pair , de la taille de Stendhal ou de Racine .

    C’est aussi par sa force d’expressivité que le penseur Nietzsche est considéré , à tort selon moi, comme un grand philosophe dans ce pays marqué par la littérature , la belle phrase , l’esthétique et l’émotion . Ce qui n’est pas le cas en Allemagne .

    Céline fut toujours dans l’outrance , la provocation , l’insulte et la vomissure verbale .

    Mais , sa description de scènes de guerre (14-18 ), son rejet absolu de la guerre allaient de pair avec le pacifisme d’une partie de la classe intellectuelle des années 30 d’autant qu’il présenta une allure anti colonialiste , anti américaine (3 jours passés aux usines Ford de Détroit ) avec un look disons pré-écolo. Il fut ovationné par la gauche, fut invité en U.R.S.S. ,comme André Gide , en revint dégouté et vira largement à l’extrême droite se créant des mythes comme celui d’avoir été blessé à la tête , d’avoir même été trépané alors que c’est seulement son épaule droite qui fut atteinte .

    Son milieu d’origine , avec une mère dentelière et un père agent d’assurances ,ayant des prétentions nobiliaires ajoutèrent à sa vision du déclin de la France . Puis , ses études de médecine bâclées ,des diplômes obtenus trop facilement ,au rabais en tant qu’ancien combattant consécutivement , l ’absence de reconnaissance et de poste en vue ,comme pour Hitler ,l’ombre portée sur lui par les peintres juifs largement plus brillants de Linz et de Munich , alimentèrent un antisémitisme d’envie et de frustration . Enfin, le départ d’Elisabeth Craig , cette danseuse américaine qui le laissa sur le tapis , pour convoler avec le Juif Ben Tankel l’acheva dans sa haine obsessionnelle , verbale mais impuissante des Juifs .

    Pendant l’occupation ,il fut un ami proche de l’ambassadeur d’Allemagne à Paris , Otto Abetz ; rejetant Pétain et sa “modération” envers les Juifs , il n’alla jamais jusqu’à se mêler dans l’action aux collaborationnistes mais se limita avec prudence dans l’insulte ordurière comme Drieu La Rochelle ou Robert Brasillac , jeta son venin sur les Juifs déja en proie au malheur puis se réfugia au Danemark _après un passage à Sigmaringen avec les anciens miliciens et gestapistes français _pour échapper au peloton d’exécution qu’il avait bien mérité

    Il ne fut pas inquiété à son retour en France où il mourra après une vie somme toute assez médiocre ,ne revenant jamais sur ses propos incendiaires et criminels alors que 76 000 personnes soit le quart des juifs de France avaient été envoyés à la mort .

    • VRCNGTRX

      13 janvier 2018 at 10 h 55 min

      on a bien liquidé brasillach, pourquoi pas céline ?

      • Alice

        15 janvier 2018 at 16 h 30 min

        il y a bien 50 ans de ça le mein kampf trônait au milieu de la vitrine de la seule librairie de mon quartier

      • Alice

        15 janvier 2018 at 16 h 31 min

        liquider « un génie » ?

  11. David 1

    12 janvier 2018 at 20 h 07 min

    Je dois dire que ce petit texte a été rejeté par la modération du Figaro .

    Manque de chance , c’est Gallimard qui renonce car l’opinion progresse sur ce sujet et n’accepte pas , à juste titre, le primat de l’esthétique (si tant est qu’il y ait esthétique )sur la morale. Les Nazis , aussi, se présentaient comme d’authentiques esthètes

  12. VRCNGTRX

    12 janvier 2018 at 20 h 07 min

    je ne sais pas si c’est la réalité ou si c’est juste une impression mais plus ça va plus il y a de vidéos sur le web qui réhabilitent hitler ses visions ses thèses son programme, comme si ça prenait de + en + d’ampleur …

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