Allemagne-À Bayreuth, le passé antisémite de Richard Wagner rattrape le festival
À un mois de l’ouverture du Festival de Bayreuth, l’une des institutions musicales les plus prestigieuses d’Allemagne, une vive polémique a ravivé le débat sur l’héritage antisémite de Richard Wagner. Après avoir annulé, puis reporté, une conférence consacrée à cette question, la direction du festival a finalement fait marche arrière face à une avalanche de critiques.
Au cœur de la controverse figure Michel Friedman, avocat, essayiste et ancien vice-président du Conseil central des Juifs d’Allemagne. Descendant d’une famille dont plusieurs membres ont survécu à la Shoah grâce à l’industriel allemand Oskar Schindler, il devait prononcer, le 26 juillet, le discours d’ouverture d’un événement intitulé Verstummte Stimmen (« Voix réduites au silence »), organisé dans le cadre du 150ᵉ anniversaire du festival.
Cette cérémonie devait rendre hommage aux artistes juifs persécutés sous le régime nazi et ouvrir une réflexion sur l’antisémitisme de Richard Wagner ainsi que sur les liens historiques entre le Festival de Bayreuth et le national-socialisme.
Quelques jours avant l’événement, la direction du festival a cependant annoncé son report, invoquant des contraintes de sécurité. Le directeur général par intérim, Hans-Dieter Sense, a expliqué que les forces de sécurité ne seraient pas en mesure d’assurer deux dispositifs de protection de niveau maximal le même jour, en raison du contexte international actuel.
Michel Friedman a vivement contesté cette justification. Dans un entretien accordé à la Süddeutsche Zeitung, il a estimé qu’aucune menace concrète n’avait été identifiée et dénoncé une décision qui, selon lui, revient à céder face aux risques potentiels. « Dans une démocratie, annuler un événement pour des raisons de sécurité, c’est un suicide », a-t-il déclaré. Il a également accusé les organisateurs de ne pas assumer pleinement le travail de mémoire autour de Wagner, allant jusqu’à affirmer que « le sol de Bayreuth est contaminé ».
L’affaire a rapidement pris une dimension nationale. Charlotte Knobloch, présidente de la communauté israélite de Munich et de Haute-Bavière, a qualifié cette décision de « faillite morale », estimant qu’elle revenait, de fait, à exclure Michel Friedman sous couvert de préoccupations sécuritaires. Le ministre bavarois de la Culture, Markus Blume, a lui aussi demandé à la direction de trouver une solution afin que l’événement puisse avoir lieu comme prévu.
Face à la pression, Katharina Wagner, arrière-petite-fille du compositeur et directrice artistique du festival, a présenté ses excuses à Michel Friedman. Elle a reconnu des « erreurs d’appréciation » et confirmé que la cérémonie serait finalement maintenue à la date initialement prévue, le 26 juillet, avant la première de Rienzi. Michel Friedman a accepté ces excuses, les jugeant « sincères et crédibles ». « Quand quelqu’un fait un pas vers vous, il faut savoir en faire un aussi », a-t-il déclaré.
La polémique remet en lumière la relation complexe qu’entretient le Festival de Bayreuth avec son fondateur. Richard Wagner (1813-1883), considéré comme l’un des plus grands compositeurs de l’histoire, est également l’auteur du pamphlet violemment antisémite Das Judentum in der Musik (Le Judaïsme dans la musique), publié en 1850 puis réédité en 1869. Ses écrits ont profondément influencé l’antisémitisme allemand de la fin du XIXᵉ siècle.
Le festival lui-même porte un héritage particulièrement lourd. Après la mort du compositeur, plusieurs membres de sa famille ont entretenu des liens étroits avec Adolf Hitler, qui était un visiteur régulier de Bayreuth. Winifred Wagner, belle-fille du compositeur et directrice du festival pendant de nombreuses années, comptait parmi les proches du dictateur, contribuant à faire de Bayreuth un haut lieu culturel du régime nazi.
Si le festival s’efforce depuis plusieurs années d’aborder plus ouvertement cette histoire, notamment en mettant à l’honneur des artistes juifs et en organisant des manifestations consacrées à son passé, la controverse autour de Michel Friedman montre que la question demeure particulièrement sensible, à l’heure où Bayreuth célèbre son 150ᵉ anniversaire.
source
https://israj.media-j.com/article/63637/a-bayreuth-le-passe-antisemite-de-richard-wagner-rattrape-le-festival


wagner est le celine allemand. Est-ce que le « génie artistique » peut tolérer les inacceptables débordements antisémites ?
Freud aurait pû l’aider à se faire soigner ….
» Wagner s’en prend violemment aux compositeurs juifs de son époque, en particulier à Giacomo Meyerbeer (qui l’avait pourtant aidé financièrement à ses débuts) et à Felix Mendelssohn. Antisémitisme obsessionnel et intime…
Au-delà de ses textes publics, l’antisémitisme de Wagner transparaît de façon quotidienne dans sa correspondance privée et dans les carnets de notes de sa seconde épouse, Cosima Wagner. Ces journaux intimes révèlent que le compositeur était obsédé par l’influence qu’il prêtait aux Juifs dans la presse, les théâtres et la vie politique allemande, les rendant responsables de ses propres échecs ou des difficultés de son époque.
Pourtant, la réalité de sa vie offre un paradoxe frappant : Wagner a collaboré toute sa vie avec des musiciens d’origine juive qu’il estimait ou dont il avait besoin, comme le pianiste Joseph Rubinstein ou le chef d’orchestre Hermann Levi, à qui il confia pourtant la direction de la première de son opéra mystique Parsifal en 1882 « .
» la musique adoucit les moeurs »… sauf en Allemagne .
Et même en 40 si on était Juif elle pouvait vous mener au « violon »….
Le nazisme n’est qu un avatar du pangermanisme et du romantisme allemands, anti lumières, orienté vers le collectif légendaire et archaïque purement allemand, explicitement anti clarté française.
le wagnerisme est contemporain de Gustave Flaubert: comparez
Sa musique est en général mal fichue et lourdingue, seuls quelques rares passages sont audibles sous la baguette de baremboim ou le toucher de Gould dans les transcriptions pour piano.
Bref, je suis devenu essentialisme assumé, et Wagner qui à mes oreilles n’est même pas un génie musical, est avant tout un barbare germain
Moshe rabbenou avait montré la voie en entendant la sagesse qui se trouvait pourtant en possession d’un voleur.
Dans le même ordre d’idées façon « rends-moi ça! » on récupère à la fois la tête de ‘essav et la faculté de faire dans le hyper-wagner.
Par exemple comme ça, c’est bien légitime:
https://www.youtube.com/watch?v=zHn3oUbwvUE
… C’est légitime du fait de ‘ets ha’hayim tout simplement. À savoir la ‘hanukiyah notamment.