ATTAQUE DE LA SYNAGOGUE DE LA GHRIBA EN 2023 : UNE NOUVELLE AUDIENCE A TUNIS CE VENDREDI

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Après quatre reports successifs, le procès de l’attaque de la synagogue de La Ghriba, commise en 2023 à Djerba en Tunisie, s’ouvre finalement ce vendredi 13 février 2026 à Tunis. L’attentat avait coûté la vie à cinq personnes, dont deux pèlerins juifs, Benjamin et Aviel Haddad.
Reporté pour la quatrième fois, le procès de l’attaque de la synagogue de La Ghriba doit se tenir ce vendredi 13 février. Au moins six personnes devront comparaître devant le tribunal de Tunis à la suite de l’attentat survenu sur l’île de Djerba, en 2023.
Les faits ont eu lieu le 9 mai de la même année. Ce jour-là, un gendarme de la Garde nationale avait ouvert le feu, tuant trois de ses collègues, dont deux déployés pour sécuriser les abords de la synagogue, avant d’abattre deux pèlerins juifs : Benjamin Haddad, un Français de 40 ans, et Aviel Haddad, un Tunisien de 30 ans.
L’assaillant avait ensuite été neutralisé par les forces de sécurité tunisiennes. L’attaque avait également fait neuf blessés : quatre visiteurs et cinq agents de sécurité.
«NOUS SOMMES FACE A UN PAYS QUI N’A PAS ENVIE DE PROTEGER SES JUIFS»
Parmi les personnes mises en cause qui devront comparaître ce jour devant le tribunal de Tunis figurent la fiancée, la mère et la sœur de l’assaillant. Dans un entretien accordé à CNEWS, Elodie Haddad, soeur de Benjamin et cousine d’Aviel, a espéré que justice soit faite pour ses proches tués. Un combat judiciaire qui dure depuis plus de deux ans maintenant.
«J’attends la fin du temps judiciaire pour me dire que je n’ai plus à vivre cela. J’ai tapé aux portes des ministères des Affaires étrangères et de la Justice et je ne cesse de faire des allers-retours à Tunis pour ce procès. Tout cela me laisse la tête dans le guidon. Dans mon espoir, je me dis que la fin de cette procédure m’aiderait à commencer mon deuil, sans tourner la page», claironne Elodie Haddad.
Parmi ses proches, la jeune femme se décrit comme «la plus croyante», se disant «que le procès va servir à quelque chose». Néanmoins, concernant les membres de sa famille, ces derniers considèrent que «nous sommes face à un pays qui n’a pas envie de protéger ses Juifs et qui n’a pas envie de reconnaître les torts qui ont permis que ce drame ait lieu».
«Les Tunisois qui vivent en France me disent que le procès n’aboutira jamais, ou alors il aboutira mais ce ne sera qu’une mascarade. Les personnes jugées risquent la perpétuité pour ce qu’elles ont fait. C’est une sorte de réparation moindre, certes, mais je me dis que j’agis pour cela. Je fais cela pour la mémoire de mon frère. Pour moi, il s’agit de ma manière de vivre mon deuil», a-t-elle conclu
Pour rappel, le site avait déjà été visé par le terrorisme islamiste. En 2002, un attentat suicide au camion piégé avait fait 21 morts.
Source
https://www.cnews.fr/
La fusillade du 9 mai 2023 à Djerba est une fusillade survenue à la synagogue de la Ghriba de cette île, en Tunisie. Le tireur, un ancien garde d’un centre naval, abat un collègue et saisit ses munitions avant de se diriger vers la synagogue. Il y tue deux visiteurs, deux policiers et en blesse neuf autres. Il est tué par des agents de sécurité lors d’une fusillade[2]. Aucun motif n’a été identifié pour l’attaque.
La synagogue de la Ghriba est le site d’un pèlerinage annuel, attirant chaque année des milliers de visiteurs pour célébrer la fête de Lag Ba’omer. Il a déjà été la cible de militants islamistes en 2002 lorsque des militants d’Al-Qaïda ont attaqué la synagogue avec un camion piégé, entraînant la mort de 21 personnes.

L’assaillant, qui est affilié au centre naval de la garde nationale à Aghir, tue son collègue avant de prendre des munitions et de se diriger vers la synagogue. À son arrivée, il tire à l’extérieur de la synagogue, tuant deux cousins — Aviel Haddad (résident de Djerba) et Benjamin Haddad (commerçant marseillais) — et deux policiers, avant d’être abattu[4]. Un troisième policier meurt des suites de ses blessures[5].
Neuf personnes sont blessées, dont cinq agents de sécurité et quatre civils. Il n’a pas été confirmé si les victimes civiles assistaient aux cérémonies du pèlerinage.

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