Choc dans cette piscine du Puy-de-Dôme : un nageur affiche un symbole nazi, la gendarmerie ouvre une enquête
À plusieurs reprises, un homme s’est rendu à la piscine de Thiers, à Iloa, récemment, laissant apparaître à la vue de tous un tatouage situé sur son épaule : une croix gammée inscrite dans un drapeau rouge. Cette exhibition dans un espace public est interdite par la loi.
C’était, au départ, une simple matinée de mai dédiée aux loisirs familiaux, mais elle a pris une tournure pour le moins inattendue. Une mère de famille et ses enfants sont allés à la piscine intercommunale de Thiers Dore et Montagne à Iloa. Son fils, âgé de 12 ans, ne perd pas de temps et se dirige vers le bassin. « D’un coup, il m’appelle, affolé, et il me dit : “Il y a un monsieur avec une croix gammée sur le bras.” Il était à deux, trois mètres de nous », raconte la maman qui souhaite garder l’anonymat. « Le tatouage était sur son épaule, grand, pas discret du tout, rapporte-t-elle. Il est assez explicite. C’est une croix gammée dans un drapeau rouge. »
Mais la Puydômoise n’ose pas se diriger vers l’homme au tatouage, par peur. À travers ce symbole, « il revendique des organisations criminelles, il y a une volonté d’être agressif », estime-t-elle. Malgré le choc ressenti, la mère de famille tempère. « Je ne dis pas qu’il faut interdire, mais ce n’est pas acceptable de revendiquer de telles choses. » Elle préfère signaler le tatouage de cet homme aux agents de la piscine communale au moment de repartir.
Cacher le tatouage avec un sparadrap
La loi n’interdit en rien le port de symboles nazis. Toutefois, ils ne doivent être visibles dans l’espace public, excepté pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition comportant une évocation historique (*). À la piscine, il est donc obligatoire de les camoufler, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 1.500 €, selon l’article R645-1 du Code pénal. Dans le cas où cette exhibition est intentionnelle, on parle alors d’apologie publique à un crime ou un délit, l’acte est donc classé comme un délit. Le concerné encourt alors une peine d’emprisonnement de 5 ans et jusqu’à 45.000 € d’amende.
Selon la directrice du centre aquatique, Isabelle Issartel, cet homme aurait déjà fréquenté le lieu l’été dernier, puis est revenu en ce mois de mai.
« Nous avons cherché des solutions pour éviter de le mettre dehors. Nous lui avons demandé de mettre un manchon pour cacher ou bien de mettre un pansement au niveau de son épaule. »
Si l’homme aurait accepté de le dissimuler après une discussion épineuse, d’autres nageurs du dimanche ont eu le temps d’apercevoir le tatouage dans les vestiaires et les douches.
La mère de famille lanceuse d’alerte n’est donc pas la seule à avoir averti le centre aquatique. « On a reçu des e-mails critiquant le fait que les maîtres-nageurs discutent avec cet homme, partage la directrice du centre. Mais ça ne veut pas dire que nous acceptons la situation. On réagit. Ce qui m’inquiète, c’est que pendant ce temps, les bassins sont moins surveillés alors que c’est ma priorité. »
L’homme tatoué est revenu à la piscine quelques jours plus tard. « Les gens étaient choqués. Il fallait faire quelque chose », partage la responsable. L’individu ayant refusé de cacher son tatouage cette fois-ci, les employés de la piscine ont appelé les forces de l’ordre. « Ils lui ont demandé de sortir de l’eau et lui ont expliqué l’application de la loi. Maintenant, il est au courant. Il a ensuite mis un sparadrap sur son épaule », indique Isabelle Issartel. Si l’épisode se reproduit, la directrice prévient que la personne pourrait être expulsée des lieux. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Thiers.
Source La Montagne
happywheels
Il faut l’exclure définitivement. Point final.
il prend tout le système pour des cons, et manifestement il a raison , ça fonctionne.
Que la haine que ce salopard souhaite aux autres se distille en lui et l’empoisonne.