« David est un juif. Ses parents sont des colons », la nouvelle chanson antisémite de Médine indigne
La population juive d’Israël est même qualifiée de « squatteurs indésirés ».
« David est un Juif. Ses parents sont des colons. » Ce sont les paroles d’une nouvelle chanson du rappeur Médine qui indigne. Se mêlent un antisémitisme crasse, un appel à l’éradication de la population juive d’Israël qualifiée de « squatteurs indésirés ». On trouve même une apologie de terrorisme avec les trois mots « David est mort », victime d’un kamikaze dans un bus que Médine dépeint à la manière du Hamas et des islamistes comme un martyr. Dans la suite consacrée à Daoud, Médine offre au kamikaze une histoire et une douleur.
| L’APOLOGIE DE LA HAINE ET DE LA VIOLENCE SE RACONTE AUSSI EN CHANSON CHEZ MÉDINE RECORDS. Dans son dernier titre, Médine raconte l’histoire de David, un jeune Israélien dont les parents sont présentés comme des colons et des militaires tueurs d’enfants, « aux mains pleines de sang ». Le récit s’achève par la mort du jeune David dans un attentat-suicide commis dans un bus, après que le texte a longuement présenté la violence armée palestinienne sous le prisme de la « résistance ».
Une inversion manichéenne des responsabilités, construite autour de stéréotypes particulièrement lourds. D’un côté, une famille israélienne systématiquement déshumanisée, des parents décrits comme « insensibles et cruels », accusés de détruire des familles palestiniennes et de vouloir exterminer un peuple. De l’autre, une violence brutale mise en scène dans une perspective ambivalente, où l’embrigadement et l’affrontement finissent par apparaître comme les conséquences des crimes attribués aux juifs.
En concluant sa chanson politique par l’explosion d’un kamikaze dans le bus où se trouve David, Médine tente de présenter hypocritement le tragique engrenage de la violence. Mais les ressorts narratifs employés produisent précisément l’effet inverse : ils conduisent à justifier implicitement la mort de David par les actes de ses parents, ces « colons » aux mains tachées de sang. La dernière phrase ramène immédiatement la responsabilité morale vers ses parents : « David est mort et ses parents vont continuer. » Mais comment vont-ils continuer a vivre alors que les « amis » de Medine, leur ont enlevé leur bien le plus précieux ?
Médine chante " David est un juif. Ses parents sont des colons". Il était là avant toi. Chante "Mohammed est un musulman. Ses parents sont des colons. Vive la France Libre". 😉😀 https://t.co/gMeYd3aipN
— Nath-K (@KaanNathalie) October 30, 2026
Il fait l’objet de plusieurs polémiques dans les années 2010 et 2020. Certaines paroles de chansons et prises de positions lui valent des accusations d’antisémitisme, de communautarisme voire de proximité avec l’islamisme politique tandis que ses soutiens considèrent que ces polémiques sont lancées par des acteurs défendant des visions racistes ou islamophobes.
En 2018, l’annonce de concert au Bataclan, théâtre des attentats du 13 novembre 2015, génère une controverse qui lui fait finalement renoncer à cette salle « par respect pour les familles des victimes » et pour éviter « l’instrumentalisation politique ». En 2023, son invitation aux universités d’été d’Europe-Écologie-Les Verts et de La France insoumise fait aussi l’objet de critiques par divers acteurs de la vie politique.
En janvier 2014, Médine publie sur Facebook deux photos de lui en train de faire une quenelle, une devant les locaux de Skyrock et une autre devant une réplique du mur de séparation de Bethléem. En septembre 2014, il se rend au théâtre de la Main d’Or à une conférence de l’activiste politique antisémite Kémi Séba. En 2015, il expose un des livres de Kémi Séba dans le clip de Don’t Laïk. Quelques années après, il exprime des regrets sur ces anciennes actions et explique avoir fait une erreur de jugement.
En août 2023, Médine écrit sur Twitter à propos de Rachel Khan : « ResKHANpée : personne ayant été jetée par la place Hip Hop, dérivant chez les social traîtres et bouffant au sens propre à la table de l’extrême-droite », ce qui entraîne une polémique sur le caractère antisémite de ces propos, certains voyant dans le jeu de mots une référence à la famille juive déportée de la juriste. Cette dernière dénonce les « paroles de haine » du rappeur, qu’elle qualifie de « récidiviste ». Médine reconnaît par la suite une erreur et présente ses excuses. Certaines personnalités politiques critiquent alors EELV et La France insoumise de l’avoir invité à leurs universités d’été, et appellent à annuler cette invitation. Finalement les invitations sont maintenues, tandis que plusieurs personnalités d’EELV (Jeanne Barseghian, Pierre Hurmic, Karima Delli) annulent de ce fait leur participation (aux journées dans leur ensemble ou spécifiquement à l’évènement)


Quel gros merdeux !!!
Pauvre type a enfermé
Aucune excuse