Dire ou ne pas dire?

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Par Meir Ben Hayoun

Certains amis s’accordant sur ce que nous avons dit sur Ofer Bronchtein sont gênés qu’on le fasse alors que son corps est encore chaud. Ils nous invoquent qu’on ne doit pas parler en mal d’un mort. J’ai répondu à l’un d’eux ainsi:

Très cher ami si vous mentionnez le talmud, effectivement le talmud et de façon générale notre Tradition nous recommandent de ne pas dire de mal d’un personne décédée, d’évoquer ses bons côtés, ses bonnes actions au cours de sa vie. Or quand quelqu’un cause du tort à la collectivité d’Israel, non seulement cette recommandation est levée, mais il est un devoir d’établir la vérité sur cette personne afin d’enseigner qu’une atteinte à la collectivité d’Israel ne saurait être tolérée par la morale juive.

Les exemples foisonnent dans la Bible et dans le Talmud où des grands personnages ont été dénoncés en temps réel pour leurs exactions: Korah dont on disait qu’il était presque aussi grand que Moshé et Aharon. Moshé priera pour que Korah et ceux qui l’ont suivi, des notables de l’assemblée des anciens, soient ensevelis par la terre; les explorateurs dont on lira bientôt dans la parasha Shelah qu’ils étaient des tsadikim et que la Tradition a disqualifiés de façon radicale en temps réel et jusqu’à aujourd’hui pour avoir douté que les Enfants d’Israel puissent entrer dans la Terre d’Israel.

Dans le traité Sanhedrin où sont mentionnés les grands personnages qui n’ont pas part au monde futur, les explorateurs y figurent bien que leur repentance était sincère et totale. Notre Tradition stipule que la techouva, la repentance des pires choses lave complètement le contrevenant. Or dans le cas d’exception des explorateurs d’avoir dit du mal de la Terre d’Israel, leur repentance pourtant sincère et totale n’est pas agréée. C’est terrible!
Ahitofel dans le Livre de Samuel, le grand dignitaire sous le Roi David dont on disait que sa parole était respectée comme celle de Dieu et dont le nom est devenu celui de la plus vaste déchéance. Doeg Haédomi également disqualifié par la Tradition. Le Grand Cohen Jason à l’époque des Maccabim que ces derniers ont exécuté pour sa collaborationn avec les Grecs.

Dans le Talmud Ribbi Tarfon, un des Sages de la Mishna contemporain de Ribbi Akiva, dont le propre fils a collaboré avec les Romains pendant la Révolte de Bar Kocha, Ribbi Tarfon conspue son fils à son enterrement pour cette trahison et même loue le fait qu’il soit mort.

En telles circonstances, la bienséance de taire les défauts n’a plus lieu d’être et on ne doit pas attendre que le corps du défunt se refroidisse pour le dire selon une pseudo pudeur qui voudrait qu’en toute circonstance, on devrait cacher qui était le défunt. Au contraire. La fausse piété ou la piété à mauvais escient, ça aussi c’est une faute.

Es qualité d’Israélien, Ofer a déblatéré sans scrupule sur Israel en temps de guerre, il en a fait carrière et en a tiré profit et notoriété alors que toute l’atmosphère publique plongeait dans l’antisémitisme. Il n’est pas le seul vous me direz. Toutefois, il est l’un des plus emblématiques et son impact n’a pas été négligeable.

Ses diatribes ont contribué à la mise au ban d’Israel, l’interdiction de laisser Israel participer au salon satori, la reconnaissance de l’état palos par la France, il a été derrière tout cela et il en a été gratifié bien grassement.

C’est quoi en bon français? De la trahison, même si de part ailleurs, il pouvait être très sympathique, ce qui faisait partie de sa capacité d’entrisme et de manipulation.

Dans l’un de mes commentaires, j’ai écrit qu’il aurait pu vendre de la glace aux esquimaux.

On aurait passé sous silence le fait qu’il était arnaqueur et manipulateur si cela n’avait pas causé tant de tort à Israel.
Je comprends que vous avez été ami avec lui, mais on doit le dire, ou tout du moins l’entendre. Sans vouloir bien evidemment vous offenser.

Amitiés
Meir Ben Hayoun

happywheels

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