Israël exclut l’Espagne du centre de coordination du plan Trump à Gaza
Israël annonce l’exclusion de l’Espagne du CMCC dans le cadre du plan du président Trump, invoquant la position anti-israélienne de Madrid et les atteintes à ses intérêts stratégiques. Netanyahu : « Je ne tolérerai pas cette hypocrisie et cette hostilité. »
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a décidé vendredi, en coordination avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, que l’Espagne ne serait pas autorisée à participer au CMCC, le Centre de coordination civilo-militaire de Kiryat Gat, établi dans le cadre du plan de paix du président Trump.
Dans son communiqué, le ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué que cette décision avait été prise dans le contexte de « l’obsession anti-israélienne du gouvernement du Premier ministre Sánchez et des graves préjudices qu’elle cause aux intérêts israéliens (et également américains), notamment pendant la guerre contre l’Iran ».
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré : « Le parti pris anti-israélien du gouvernement Sánchez est si flagrant qu’il a perdu toute capacité à jouer un rôle constructif dans la mise en œuvre du plan de paix du président Trump et au sein du CMCC opérant dans le cadre de ce plan. »
L’Espagne a été informée en conséquence.
Les États-Unis ont été informés au préalable de cette décision.
Cet après-midi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : « Israël ne restera pas silencieux face à ceux qui nous attaquent. L’Espagne a diffamé nos héros, les soldats de Tsahal, les soldats de l’armée la plus morale du monde. »
« Par conséquent, j’ai donné instruction aujourd’hui de retirer les représentants espagnols du centre de coordination de Kiryat Gat, l’Espagne ayant choisi à plusieurs reprises de s’opposer à Israël. Ceux qui s’en prennent à l’État d’Israël plutôt qu’aux régimes terroristes ne seront pas nos partenaires pour l’avenir de la région. »
« Je ne suis pas disposé à tolérer cette hypocrisie et cette hostilité. Je n’ai pas l’intention de permettre à un pays quelconque de nous mener une guerre diplomatique sans en payer immédiatement le prix. »
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Ces dernières semaines, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est imposé comme l’un des critiques européens les plus virulents de la politique israélienne et de la campagne militaire conjointe américano-israélienne contre l’Iran. Il a qualifié à plusieurs reprises cette campagne d’illégale et a averti qu’elle risquait de déstabiliser davantage le Moyen-Orient, tout en appelant à la voie diplomatique plutôt qu’à l’action militaire.
Son gouvernement a pris des mesures concrètes reflétant cette position, notamment en refusant d’autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires espagnoles pour des opérations liées aux frappes contre l’Iran et en limitant la coopération relative à ce conflit. Des informations indiquent également que l’Espagne a restreint l’accès à son espace aérien aux aéronefs participant à ces missions.
Sánchez a également vivement critiqué l’activité militaire israélienne dans la région, notamment ses opérations au Liban, affirmant qu’elles pourraient entraîner des destructions généralisées similaires à celles observées à Gaza. Parallèlement, les autorités espagnoles ont rejeté les accusations israéliennes selon lesquelles Madrid prendrait parti pour l’Iran, insistant sur le fait que leur politique repose sur l’opposition à l’escalade militaire et le respect du droit international.
Source
https://www.israelnationalnews.com/news/425296

