Je suis Patrick Jardin

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Par Sarah Cattan
Il est des media jadis aimés, que dis-je, encensés, et qui au fil des années ont tant et tant fait dans l’indécence et l’ignoble qu’on a fini par s’en désabonner, par ressentir à leur encontre un dégoût teinté de mépris, le paradoxe étant qu’inévitablement on veuille voir jusques où donc ils peuvent aller dans l’ignominie, et que, pour ce faire, il nous arrive de jeter un œil sur leurs titres, lesquels souvent sont d’une perversité telle qu’ils en deviennent la signature.
Le Monde jadis vénéré fait partie de cette assemblée. Ils en deviennent caricaturaux tant leurs positions sont attendues et aussi peu subtiles que leur ligne éditoriale dont le systématisme et la malhonnêteté intellectuelle sur des sujets tels l’apartheid israélien ne nous réservent plus de surprise.
On regarde alors juste le nom de celui qui se prétend journaliste et auquel a été confiée la mission de poursuivre l’objectif, et, à voir autant de soumission, la nausée nous prend.
Ce matin Le Monde a décidé de s’en prendre à nouveau à Patrick jardin, le Père de Nathalie assassinée au Bataclan par le terrorisme islamiste.
A nouveau, disais-je, car Patrick Jardin a déjà eu les faveurs de ce qui fut en des temps révolus un Journal que l’on attendait impatiemment sous les coups de 16 heures.
Le Monde ne pouvait apprécier Patrick Jardin : Le Monde comprend les islamistes comme il compatit avec les victimes du nazisme de l’Etat hébreu.
Après le Bataclan, un père sur le chemin de la haine, avait-on déjà pu lire à son sujet en septembre 2018.
Aujourd’hui, alors que depuis des semaines, au Tribunal, est venu pour les familles des victimes du Bataclan le Temps de témoigner, Voilà une Stéphanie Marteau à la botte du quotidien titrant Au procès des attentats du 13-Novembre, la colère sans limite d’un père, et dans un effet de manche loupé, allant écrire qu’il ne faut pas se fier aux chemises roses qu’il aime porter : Patrick Jardin est un homme en colère qui multiplie depuis le drame les discours vengeurs à l’égard de l’islam.
Quel salaud que ce père Convenez-en. Imaginez qu’il a déjà annoncé qu’il viendrait à la barre cracher sa haine ( “comme il dit”, précise l’auteur ) le 26 octobre, jour où il est convoqué.
Et Madame Marteau d’ajouter que, à rebours de la plupart des parties civiles, dont la douleur ne déborde pas dans le champ politique, l’insondable tristesse de Patrick Jardin alimente un militantisme d’extrême droite ancien et virulent : nul ne sait, fait-elle mine de s’inquiéter, si ce père dévasté sera capable, à la barre, de contenir la rage qui l’anime.
L’indécence de Stéphanie Marteau et l’absence absolue de nuance colle parfaitement à celles qui a fait se prostituer le journal où elle commet ces lignes.
En effet Patrick Jardin n’est pas Antoine Leiris – moi non plus- et son Vous n’aurez pas ma haine.
Patrick Jardin ? Il a conté, sur sa page Facebook, comment, lui qui se croyait si solide, a dû, lui qui suit le procès via la webradio, éteindre le son devant l’indicible de certains témoignages.
Patrick Jardin ? Il a narré combien il a été frappé par ailleurs d’entendre tant d’Antoine Leiris : Ils n’ont, contrairement à moi, aucune haine. Pour moi, c’est incompréhensible et parfois je me surprends à me demander si je suis normal ou si ce sont eux qui ne le sont pas.
Patrick Jardin ? C’est cet homme qui ne juge pas, ne comprend pas, et émet l’hypothèse que ceux-là seraient frappés du syndrome de Stockholm.
Patrick Jardin ? Il en rajoute et écrit, les évoquant : Ça me dégoûte de les voir se prosterner comme ça. Moi, je suis incapable de pardon, et je refuse de baisser la tête.
Patrick Jardin, qui milita en octobre 2018 jusqu’à ce que fût annulé le concert du rappeur Médine au Bataclan et qui avait menacé, cet agité, de faire sauter le transfo électrique de la Salle.
Patrick Jardin qui avait dit à propos du terroriste de Christchurch : il a eu le courage de faire ce que je voulais faire et que je n’ai pas fait. Aujourd’hui encore, parfois, j’y pense. Je ne sais pas si c’est par manque de courage, peut-être, mais j’ai encore un fils qui a une petite fille et je crois aussi que c’est pour eux que je ne l’ai pas fait.
Il irait même, nous dit Madame Marteau, jusqu’à envoyer des lettres d’insultes aux associations de victimes et serait estampillé icône anti-islam.
Je suis Patrick Jardin
Je Suis Patrick Jardin. Non que je me reconnaisse en lui, mais très précisément je lui reconnais tous les Droits, celui de Haïr ceux qui ont tué son enfant, ces Gouvernants qui ne furent pas à la hauteur, Je lui reconnais le droit de perdre la subtilité et la générosité qui lui feraient penser que L’Islam C’est bien. Je lui reconnais tous les droits comme d’ailleurs je l’écrivis pour un Albert Chennouf-Meyer aujourd’hui mon ami. Et lorsqu’il ajoute, évoquant le procès en cours : J’ai beau faire le costaud, mais là, je dois dire que j’ai atteint ma limite. J’en ai pleuré, me prend le désir de le serrer dans mes bras, cet homme dont les idées sont aux antipodes des miennes : Non encarté, Monsieur Jardin dit avoir voté FN, puis RN, et aujourd’hui rallié à Eric Zemmour, il est encore pour le rétablissement de la peine de mort.
Patrick Jardin, Fiché S
Je suis révoltée que Patrick Jardin soit, lui, fiché S depuis juin 2018 parce que son nom serait apparu dans l’entourage d’un groupuscule d’ultra-droite dont les membres projetaient d’empoisonner de la nourriture halal dans les rayons de supermarchés. Fiché S, quand même ! Pas Objet d’un Procès : Fiché S ! L’Etiquette dont on débarrassa le terroriste de Toulouse : on sait la suite.
Tous inconsolables mais tous différents. Face à un Albert qui exorcise sa colère ( tout en consentant à rencontrer à sa demande et “pour lui pardonner le frère”[1] de l’assassin de son fils, une Katia qui continue à cultiver les roses de son jardin. Un Patrick Jardin comme un William Attal qui refont incessamment l’enquête, au risque de se laisser gagner par quelque obsession si compréhensible au final.
Je n’ai pas le moindre droit de porter le moindre jugement. Je me tais.
Eh bien, vous savez quoi ? L’article se termine ainsi : La mauvaise victime, érigée en martyre par la droite de la droite, est en roue libre, enfermée dans sa haine : Je ne me calmerai jamais, je n’ai rien à perdre, jure cet homme
Cet homme duquel j’ajoute qu’il n’a pu se résoudre à résilier le forfait téléphonique de sa fille, au seul but de pouvoir l’appeler encore et entendre sa voix sur le répondeur.
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/10/17/au-proces-des-attentats-du-13-novembre-la-colere-d-un-pere-haineux_6098705_4500055.html
[1] Abdelghani Merah
Sarah Cattan

source :
https://www.tribunejuive.info/2021/10/18/sarah-cattan-je-suis-patrick-jardin/?fbclid=IwAR2JD8l2W7isHudqvUUIQWy_9lr4b18iLjtWcKA7lw51hMqOBGZGC8V2z14

happywheels

5 Commentaires

  1. Paul06 dit :

    L’ignominie des islamogauchistes n’a pas de limites.

  2. vrcngtrx dit :

    Je suis Patrick Jardin

  3. Lior dit :

    Toda rabba Sarah pour cet article.
    Total soutien à Patrick Jardin: l’Immonde est vraiment immonde.

  4. Franccomtois dit :

    Quand on perd un enfant et ceci quelque soit son âge,je n´ose pas imaginer la souffrance des parents qui ont subit un tel malheur.La journaliste qui a écris que ce Monsieur est plein de haine est une véritable saloperie.
    Monsieur Jardin,je suis de tout coeur avec vous.

  5. Jules dit :

    les gouvernants étatiques du PS de l’époque sont les complices et les acolytes
    des tueurs de masse et de série du Bataclan à Paris et de la promenade des Anglais à Nice et à ce titre ils devraient comparaître pour être juger pour ensuite être condamner tout comme les terroristes Nazislamiques .

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