Jeune Garde : le maire de Lyon ,Grégory Doucet et son adjoint à la sécurité visés par un signalement au procureur

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Un élu divers droite du Rhône accuse le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, et son adjoint Mohamed Chihi d’avoir donné au groupuscule d’extrême gauche la Jeune Garde un accès à la vidéoprotection de la ville et d’avoir exploité des informations recueillies par celui-ci.
Accusations à Lyon. Selon Fabrice Riva, candidat divers droite à Givors (Rhône), Grégory Doucet et son adjoint à la sécurité, Mohamed Chihi, auraient « donné aux membres de la Jeune Garde un accès à la vidéoprotection de la ville » et auraient « recueilli et exploité des informations collectées » par le groupuscule d’extrême gauche dans le but, notamment, d’obtenir « la fermeture de locaux associatifs présentés comme liés à des groupuscules d’extrême-droite ».

« Le recueil de renseignements humains est une activité juridiquement très encadrée et collecter des informations auprès d’une organisation qui recueille elle-même des données personnelles de manière illégale s’appelle du recel d’infractions », rappelle l’élu givordin. « Nous avons attrapé par les oreilles le maire de Lyon, qui croyait avoir réussi à échapper par une pirouette à la scène de crime de la Jeune Garde, pour le ramener devant le procureur ! » s’est-il félicité sur ses réseaux sociaux. Fabrice Riva a saisi le parquet sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, indique Lyon Capitale.
Des échanges avec la Jeune Garde confirmés
Dans un communiqué, Mohamed Chihi avait expliqué il y a quelques semaines que la Jeune Garde, « comme d’autres associations a été un interlocuteur parmi d’autres dans une démarche plus large de compréhension des phénomènes de violence sur la voie publique ». Il a précisé que « des échanges ont eu lieu avec la Jeune Garde dans ce contexte au cours de l’année 2021 », ajoutant qu’ils n’avaient pas été poursuivis et qu’« aucune subvention, de quelque nature que ce soit, ne leur a été attribué ».
Interrogé à ce propos la semaine dernière sur BFMTV, Grégory Doucet avait reconnu l’existence de « collectes d’informations auprès d’un certain nombre d’organisations, la Jeune Garde en faisait partie à l’époque. » En revanche, l’édile a fermement démenti avoir fourni un accès au dispositif de vidéoprotection communale à l’organisation fondée par le député LFI Raphaël Arnault. Ce qui reviendrait à un délit de « détournement de finalité et divulgation d’un traitement à caractère personnel », défini dans l’article 226 du Code pénal.

Ce signalement au procureur survient alors que le nom de la Jeune Garde résonne dans un tout autre contexte judiciaire. Mi-février, Quentin Deranque a été mortellement lynché par des individus encagoulés en marge d’une conférence de Rima Hassan. À ce stade, le plupart des personnes mises en cause sont soupçonnées d’avoir été proches de l’organisation dissoute en juin 2025.
Source Le JDD

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