« L’antisémitisme est ici assumé » : prison ferme pour la pro-Hamas Amira Zaiter

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La militante pro-palestinienne et co-fondatrice de l’association Nice à Gaza a été condamnée ce vendredi par le tribunal correctionnel de Nice à 15 mois de prison ferme et un maintien en détention.
Ce vendredi 23 janvier, Amira Zaiter, militante pro palestinienne, a été condamnée à 15 mois de prison. La décision judiciaire s’accompagne de sanctions lourdes : – inscription au fichier S – 10 ans d’inéligibilité – 8 200 euros à verser à cinq parties civiles

Une ordure pro-Hamas en taule. La militante pro-palestinienne Amira Zaiter, co-fondatrice de l’association « Nice à Gaza », a été condamnée ce vendredi par le tribunal correctionnel de Nice à 15 mois de prison ferme pour provocation à la haine, incitation à la violence et apologie de terrorisme en lien avec ses messages entre juin et octobre 2025. Elle est maintenue en détention. Le tribunal prononce aussi une amende et d’autres sanctions (inscription au fichier S, inéligibilité).

Les bras croisés, évitant de les regarder, Amira Z. a refusé à chaque fois de répondre aux parties civiles, parmi lesquelles le Crif Sud-Est et la Licra. «Droit au silence», a-t-elle rétorqué à une présidence interloquée et des avocats médusés. La militante propalestinienne niçoise, déjà condamnée pour des propos antisémites sur les réseaux sociaux, comparaissait de nouveau vendredi au tribunal de Nice (Alpes-Maritimes) pour les mêmes messages… qu’elle a republiés sur son compte X. Elle a été condamnée à 15 mois de prison ferme et retourne donc en détention puisqu’elle l’était de façon provisoire depuis 14 novembre.

La mère de famille, ex-aide soignante au casier judiciaire vierge, est apparue peu loquace pour se défendre de ses publications mais aussi pour justifier pourquoi elle les avait soudainement repartagées fin octobre 2025. Elle avait pourtant vu sa première peine réduite en appel (18 mois avec sursis dont six ferme sous bracelet électronique) «Je ne pensais pas que c’était une infraction. J’ai voulu montrer aux gens pourquoi j’avais été condamné», a-t-elle sobrement réagi, en indiquant qu’elle allait en cassation.

Mais lorsqu’il a une nouvelle fois été question du contenu publié, Amira Z., a tenu certaines positions qui ont pu surprendre l’auditoire. Elle a encore assumé, catégorique, que l’armée israélienne était «génocidaire» et qu’en France «une grande partie» des militants, comme elle, finissaient devant un tribunal. Il n’y a que son avocat, en l’interrogeant sur des questions simples, qui a réussi à apaiser les choses en arrachant des «oui», «bien sûr», «en effet», sur le fait que le Hamas soit une organisation terroriste, sur ses regrets ou sur ses «amalgames». «Les réseaux sociaux, c’est la jungle, les propos condamnables sont partout. Mais quand il s’agit de Madame Z., les procédures s’accélèrent», a défendu Me Kada Sadouni.
«Urgence à mettre un vrai coup d’arrêt»
«Je ne comprends pas pourquoi on dit que je suis haineuse», a déclaré Amira Z. depuis son box. Lors des débats, il a de nouveau été évoqué cette citation repartagée par la militante concernant «Hitler (qui) a fait une grosse erreur. Il aurait dû vous mettre dans les chambres à gaz». L’une des plus choquantes parmi la dizaine de publications citées par la justice. La mise en cause était poursuivie pour douze chefs d’accusation, dont «apologie du terrorisme».
«On voyage à travers les âges de l’antisémitisme avec Madame Z. La haine du juif, c’est grave», a dénoncé Me Ilanit Chiche de l’Organisation juive européenne, dénonçant «beaucoup de poncifs antisémites» dans son activité sur les réseaux sociaux.
Pour le ministère public, représenté par la procureur adjointe Maud Marty, cette militante n’est en aucun cas «lanceur d’alerte» par ses différents propos. «Il y a urgence à mettre un vrai coup d’arrêt aux agissements de Madame Z. au vu de l’actualité du danger qu’elle représente», a-t-elle résumé dans ses réquisitions (deux ans ferme). Sur son compte X, la militante est suivie et a évoqué lors de l’audience qu’elle s’adressait «à son public». Amira Z. est aussi la cofondatrice du mouvement «Nice à Gaza» qui organise quasiment chaque semaine des rassemblements de soutien aux Palestiniens.
Figure locale de cette lutte ou «femme ordinaire dans un effondrement social» selon la défense, la justice l’a une nouvelle fois condamnée et devrait très certainement avoir à la rejuger en appel, en plus de la cassation dans l’affaire originelle. Vendredi soir, elle a aussi été condamnée à verser 6201 euros aux parties civiles et à dix ans d’inéligibilité. Elle sera également inscrite au fichier des auteurs d’infractions terroristes.

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