L’armée israélienne révèle : près de 70 % des « journalistes » tués à Gaza étaient des terroristes

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Selon l’armée, 118 de ces terroristes appartenaient à la branche armée du Hamas et 49 au Jihad islamique
L’armée israélienne a annoncé ce jeudi que 170 Gazaouis éliminés pendant la guerre et présentés comme journalistes ou collaborateurs de médias étaient en réalité des membres d’organisations armées de la bande de Gaza. Si l’on se réfère au nombre de 250 journalistes environ morts à Gaza entre le début de la guerre et le cessez-le-feu, cela signifie que 70 % d’entre eux étaient des terroristes.

Elle indique s’appuyer sur des « preuves vérifiées », notamment des images et des documents produits par ces organisations, dont certains ont été retrouvés sur le terrain. Pour les rendre publiques, Tsahal a créé un site web dédié, qui centralise les noms, les photos, l’appartenance, le rôle et les éléments de preuve que l’armée est en mesure de divulguer.
Selon l’armée, 118 de ces terroristes appartenaient à la branche armée du Hamas et 49 au Jihad islamique. Un autre a été membre des « Seigneurs du désert » et deux autres des « Comités de résistance ». Dix-sept d’entre eux ont participé à l’attaque du 7 octobre en territoire israélien.
Tsahal souligne que certains travaillaient pour de grands médias internationaux, dont Reuters, CNN, ABC, l’Associated Press, l’AFP, la BBC et Le Monde. Deux exemples sont donnés : Nahid Abdel Rahman Abu Odeh, collaborateur de Reuters et de l’agence turque Anadolu, était en réalité chef d’équipe au sein de l’unité de tournage de la branche militaire du Hamas ; Hassan Majdi Ibrahim Abu Warda, de l’agence Barq Gaza, était tireur d’élite de la brigade Nord du Jihad islamique.
« Le décalage entre l’image et la réalité »
L’armée dit vouloir répondre à l’idée qu’Israël vise systématiquement les journalistes, une accusation reprise depuis le début du conflit par de nombreux médias, organisations de défense des droits humains, institutions internationales et responsables politiques. « Ces informations mettent en lumière le décalage entre l’image véhiculée et la réalité sur le terrain », a déclaré le porte-parole de Tsahal, qui indique que l’armée « n’agit pas de manière délibérée et systématique contre les journalistes, mais contre les organisations terroristes et leurs membres, conformément au droit international ». Elle reproche aux médias d’avoir mis en cause Israël sans preuves vérifiées, y compris dans des cas où les groupes armés eux-mêmes ont reconnu ces personnes comme leurs membres.
Cette publication intervient aussi après la controverse autour du film « Naza ». Le porte-parole pointe que le documentaire donne une image « déformée, trompeuse et irréaliste », assurant que l’armée « n’a jamais planifié, approuvé ni mené d’attaque ayant entraîné la mort de 500 civils ».

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